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Waloneûs do payis dSâm.
Le Wallon est-il une langue ?
La façon dexprimer la pensée porte différents
noms synonymes, mais particulièrement défini suivant quon
lenvisage dans ses attributs spéciaux ou généraux.
Ces noms sont : la langue, le dialecte, le patois, le jargon, et largot.
La langue est le parler parfait, cest le parler dune nation.
Elle sous-entend une culture scientifique et littéraire complète.
Avant le XIVe siècle, il nexistait dans le monde roman
que des dialectes ou des espèces de dialectales. Une de ces espèces
a pris, sous laction de circonstances multiples, un développement
que lon pourrait qualifier danormal.
elle sest substituée aux espèces dalentour,
et est devenue prédominante et véhiculaire.
Lespèce parisien nommée français en est lexemple
type. Les autres ont eu deux sorts : ou bien elles ont déchu
au rang patois sans culture, ou bien elles ont continué a se
développer lentement ,se créant une culture littéraire
très complète qui leur permet, si le développement
saccentue de revendiquer le nom de langue au sens littéraire
et scientifique du mot, à lexclusion du sens pratique.
Tel a été le cas du Wallon.
Le Wallon est donc un dialecte très complet en passe de devenir
une langue, au sens littéraire du mot.
Nous ne voulons pas en faire une langue véhiculaire, la langue
française constituant pour nous un instrument trop parfait.
Mais nous voulons que le Wallon, une fois sa grammaire et son dictionnaire
établis, soit dénommé langue. Cest en effet
une langue ressuscitée, un dialecte qui opère sa renaissance
dans un cadre plus restreint.
Il est donc absurde et anti-scientifique dappeler notre Wallon
un patois, au sens péjoratif du mot.
Au point de vue philosophique, il importe fort peu de savoir si la Wallon
est ou non une langue, car dans tous les pays du monde, on étudie
les patois avec plus de zèle encore que les langues
Lidiome est le parler considéré dans ses traits
caractéristiques, grammaticaux par exemple ( idiome français,
idiome bourguignon , idiome wallon )
Le jargon est la langue corrompue de quelquun qui parle mal une
langue étrangère, ou de quelquun sans instruction
qui parle la langue littéraire.
Largot est un parler conventionnel.
Le Wallon est donc un dialecte, ou une langue .
Jusquau IX e siècle, on na pas de document à
produire pour lhistoire de la langue romane en général
et pour celle du wallon en particulier.
Jusquau XIIe siècle, lhistoire du wallon se confond
avec celle de la langue romane
(Serment du IX e siècle cantilène d Eulalie )
A la fin du XII e siècle ou au commencement du XIII e apparaît
un document wallon important : le poème moral (plus de 2000 vers).
Au XIII e siècle, des documents wallons deviennent plus nombreux
(chartes et la glose de Darmstadt )
Au XIV e siècle Hemricourt et Jean dOutre meuse écrivent
une langue qui se différencie nettement de celle du peuple.
A dater du XV e siècle, le roman wallon et la wallon véritable
se séparent nettement .
La renaissance française assigne la première place au
dialecte de lIle de France.
La langue populaire primitive nest plus cultivée et le
français règne en maître .
Le wallon réapparait brusquement à la vie littéraire
avec le XVII e siècle .
Le premier document wallon connu est lOde de Mathias Navareus.
Au XVII e siècle, on compte une vingtaine de pièces,
plus de 200 au XVIII e et actuellement la littérature est très
florissante. On compte aujourdhui plus de 2000 pièces de
théâtre des poésies innombrables et plusieurs romans
intéressants.
Au point de vue scientifique, le Wallon est étudié par
toute une série dhommes distingués. On travaille
à la grammaire et au dictionnaire.
Enfin, le Wallon est actuellement dans une période dépanouissement
et de vie remarquable. Ce nest plus un dialecte mais une langue.
Ny a-t-il pas en France la langue provençale ?
Loin de nous la pensée de nous servir exclusivement du Wallon,
puisque nous avons le français. Mais, néanmoins, constatons
que le Wallon est la langue du peuple, langue véhiculaire et
langue lilléraire.
Dés lors, en parlant de notre mieux notre (dialecte) , nommons-le
: la langue wallonne .
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NOTRE LANGUE WALLONNE !
La langue de nos aïeux le Wallon a été pendant
des siècles le ciment qui fait que tous nous nous sommes compris
et que nous nous revendiquions dun même petit pays.
« NOS ESTANS FIRS DI NOSSE PITITE PATREYE » est le premier
verset du chant des
Wallons écrit à Liège par Théophile BOVY
, le 27 octobre 1899. (musique de Louis HIRSCH)
Que nous chantions :
Nous sommes tertous fièrs di no ptite patrie (en tournaisien
)
Nous sommes bè fièrs dè no pétite patrîye
( en montois)
Nos-èstons fièrs di no pètite patîye ( en
carolo)
Nos-astons fiérs dè no ptite patriye ( en nivellois)
Nos- èstans fiérs di nosse pitite patriye ( en namurois)
Dju plans z-èsse fiérs du nosse pitite patrîe (
en chestrolais)
Dj pèlans ète fièrs dè note pètite
patrie ( en gaumais)
Nos èstans fîrs di nosse pitite patrèye ( en liègeois)
Tous habitants de la Wallonnie : NOUS SOMMES FIERS DE NOTRE PETITE PATRIE
.
S il y a des petites différences dans nos langages ,sans
grandes difficultés nous nous comprenons. Alors pourquoi nous
focaliser sur ces petites différences plutôt que sur ce
qui nous rassemble ?
Voyons maintenant les deux premiers versets du troisième couplet
ON SVEÛT VOLTÎ INTE FRÈS DÈL WALONRÈYE
ET ON-Z-EST PRÊT ONK LOTE A SDINER LMIN
On se voient volontiers entre frères de la Wallonnie
Et lon est prêt lun lautre a se donner la main
Voilà ce que disaient déjà nos aïeux bien
avant de : (si tout les gars du monde se donnaient la main.)
Nest il pas le plus beau de tous les slogans dont nous devrions
être fièrs. Tout comme nos péres osons : «
parler- pârler , causer causer, jaser-djaser ». Leur
langage, notre Wallon, a chacun sans en rougir sans y trouver de différence
comme certains voudraient nous faire croire.
Chaque région dun même pays a sa propre identité
avec ses petites différences, ses petites particularités.
Pourquoi ne pas les retrouver dans le parler avec un esprit dunité
dans la langue ?
OUI : DANS LA LANGUE ? car le Wallon est une langue à part entière
.
Nous laisserons les détracteurs de cette théorie dans
leur ignorance de ce qui est une langue.
Et nous leur ferons entendre le troisième verset du quatrième
couplet :
QWAND ON V KIDJASE , AS OÛY MONTET NOS LAMES.
Quand ou vous décrie, vous dénigre, à nos yeux
montent nos larmes.
Tout ceci en préambule à la chronique que nous chercherons
à animer ici : « NOSSE WALON » Nous attendons vos
réactions, vos remarques, vos critiques, vos suggestions voir
votre soutien.
MERCI
Djozef BACCUS
Le 17 juillet 2003
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