Dans la lumière de 777
Roman pour la Vie par Jean Baptiste

Chapitre 41 – Dans le dédale des voies diverses.

Depuis son enfance 777 ressentait intuitivement le choix qu’il devait faire lorsque deux voies se présentaient à lui. Instinctivement, il choisissait toujours la plus ardue, conscient que les difficultés qu’il rencontrerait lui forgeraient le caractère. L’atmosphère de l’époque encourageait d’ailleurs ce style de comportement ; nos aïeuls et les autorités éducatives prônaient cette approche de la vie qui privilégiait l’endurance face aux revers de fortune. Mais bien vite, les futurs adeptes du New Age veillèrent au grain et ensemencèrent dans les consciences le venin du laxisme et de la facilité. La société devint au fil des ans une société de droit et non plus de devoirs.

Le chercheur contemporain, face aux ténèbres, espère bien à la Lumière et à la Vérité mais il lui manque le courage et la volonté pour dénier ses propres errements. Le principal de ces errements est d’admettre que la société a entravé sa liberté de mouvement afin qu’il ne puisse s’élancer vers son salut. « Instruit » à un point tel, il pense tout connaître sur le sujet alors qu’il n’a jamais essayé de faire le rapport entre cette instruction et la réalité de ce qu’il a vraiment vécu lui-même. Or, c’est la seule chose qui compte : son vécu et le rapport qu’il en aura avec les lois cosmiques et divines. Et si les lois cosmiques sont bel et bien divines, lui, le chercheur contemporain ne doit pas pour autant s’imaginer qu’il est « divin ». C’est une évidence à admettre.

Face à ses interlocuteurs, 777 constata bien souvent la facilité avec laquelle ceux qui s’affirmaient athées se vantaient d’être nantis d’une nature divine … « Moi Dieu ! » Quelle prétention ! Cette présomption ne vient que de leur ignorance des choses spirituelles et de leur volonté de la cacher. S’ils sont Dieu, ils n’ont nul besoin de Lui !

C’est ainsi que 777, écoutant un jour le discours d’une femme politique, l’entendit lâcher ce lapsus, « malheureux » dans la bouche d’une athée et franc-maçonne : « Si Dieu le veut ! ». Une maladresse bien vite rattrapée par un : « Mais qu’Il reste bien où Il est ! »
Cette anecdote démontre que, d’instinct, des êtres croient en Dieu mais n’en veulent pas et préfèrent suivre les voies lucifériennes auxquelles, bien souvent sans le savoir, ils rendent hommage et culte. Hommage, en se soumettant sans broncher aux programmes « éducatifs » matérialistes essentiellement ; culte, en œuvrant au sein de la société, dans le souci majeur d’accéder à la promotion désirée.

Entre les années d’études et la vie professionnelle, il y a peu de place pour le vécu spirituel qui est le seul à pouvoir élever l’individu. Et la volonté de Dieu, l’homme s’en moque !

Ceux qui se prennent pour Dieu oublient leur genre propre humain. Dieu est « divin ». D’où une incompréhension certaine du divin pour l’être humain qui est d’origine « spirituelle ».

Voyez votre toutou « adoré » : bien qu’il puisse vous paraître parfois plus « humain » que certains de vos contemporains, il retournera au plan de l’essentialité d’où il est issu, quelle que soit l’évolution qu’il ait pu gagner à votre contact. Et bien que certaines théories prétendent le contraire, il ne pourra jamais devenir un être humain car il existe un fossé infranchissable entre le monde essentiel et le monde spirituel.  Selon les mêmes lois, le plus grand des saints ne pourra jamais devenir divin ni même se réincarner dans le corps de son animal préféré, car les cloisons qui séparent les genres sont des frontières infranchissables. Toutefois, celui qui décide de se spiritualiser peut approcher Dieu et devenir enfant de Dieu ou fils de Dieu … mais jamais Dieu.

Car du gazon que l’on reproduit ne donne que du gazon. Votre toutou ne reproduira que du toutou, l’homme n’engendrera que l’homme et Dieu, Lui, se reproduit dans l’homme en lui inoculant Son Esprit saint ou, du moins, est-ce là le plan de Dieu. Mais qui en est digne ?

Tous les genres précités vivent dans des zones cosmiques différentes ou dans des plans qui s’interpénètrent à leurs « frontières » permettant le passage des âmes en vue de leur incarnation ou de leur retour dans la zone correspondant à leur vécu terrestre quand le moment est venu pour elles de se désincarner. Par « âmes », entendez leur noyau qui est « esprit » pour ce qui est des humains.

L’âme, comme le corps physique, ne représente que le véhicule adéquat d’un passage obligé mais qui sera lui aussi abandonné le moment venu pour permettre à l’esprit de prendre son envol. Quant à l’âme fractionnée de l’animal, à son décès, elle s’en retourne à l’âme commune de l’essentialité afin de l’enrichir de ce que l’humain et l’expérience auront pu lui apporter.

Vous avez déjà été instruits des différents plans issus du « bing bang » et répondant à l’injonction divine : Que la Lumière soit ! Au plus près de la sphère divine s’étale le plan de la spiritualité d’origine, suivi du plan de la spiritualité, de l’essentialité, de la matière subtile et, enfin, de la matière dense dans laquelle nous évoluons. Quand, âgé de 17 ans, 777 fit une expérience « de petite mort » (qui dura tout de même une trentaine de minutes), il pénétra à peine le plan de matière subtile avant de réintégrer son « cadavre ».

Mais, direz-vous, quels sont les habitants de ces plans ?

C’est ici que prend l’importance de cette Parole de Christ : « Il y a de nombreuses demeures dans la maison de mon Père … » Si demeures il y a, occupants il y a aussi ! Non ?

Dans la sphère divine évolue la « Famille » divine composée de plusieurs entités et des 24 vieillards. Dans le plan spirituel d’origine encore appelé le Paradis s’arrête le voyage de retour des humains désincarnés qui ont choisi de suivre le Voie divine. Il est nanti de tout ce que votre imagination peut envisager de plus grandiose, de plus beau et de plus lumineux ! C’est le domaine des saints et des anges où des jardins éclatants de beauté rassasient le regard partout où il se pose ! Lui fait suite le plan de la spiritualité d’où proviennent les semences spirituelles qui, comme des étincelles divines, migrent vers les plans inférieurs plus denses en vue de leur incarnation humaine. Et c’est tout naturellement la loi de pesanteur qui les entraîne vers leur futur.

Quant au plan de l’essentialité, outre qu’il est le plan d’origine du règne animal, il abrite aussi des êtres de l’essentialité appelés élémentaux : gnomes, elfes, ondins et ondines, sylphes et sylphides, salamandres, etc. Êtres de la mythologie et donc, pure invention !
Pas si sûr … Et s’ils existaient vraiment ? Comme dans l’âme des enfants qui voyage dans le plan de matière subtile…

Viennent ensuite les plans des matières denses dont vous connaissez maintenant les habitants : humains et anges déchus. Nous les avons déjà énoncés et parlé de l’au-delà qui sera votre première « gare » à votre mort. Il s’agit donc du plan de la matière subtile. S’il est réservé aux petits enfants et à une poignée d’adultes (qui n’ont pas perdu leur âme d’enfant) de voir au-delà des apparences, d’apercevoir les petits génies au service de la terre et des hommes, tous les humains, paradoxalement, ont aussi accès à cette vision quand ils ont perdu leurs yeux de chair. À moins qu’ils ne se soient « obscurcis » volontairement dans l’entêtement d’une non-croyance à outrance. Alors c’est l’opacité d’une longue nuit de réflexion qui est le salaire des entêtés.

Tous ces plans sont régis par les lois divines qui représentent la Sainte Volonté de Dieu. Il n’y a pas de Sa part d’acte arbitraire mais bien une Justice incorruptible régie par Ses Lois.

Si un être humain décède, il est lui aussi soumis à ces Lois. Soit il aura tiré des leçons des creusets par lesquels il sera passé et, purifié, il montera vers la Lumière ; soit il sera précipité dans l’abîme des ténèbres desquelles il n’aura jamais voulu sortir de son vivant !

Ce qu’il est important de retenir de cet enseignement, c’est que nous avons tous le pouvoir de transformer la composition de notre esprit, de notre âme et de notre corps astral (appelé par les scientifiques corps électromagnétique) par la modification de notre vouloir intuitif. Ce faisant, nous pouvons modifier aussi notre destinée et, avec l’aide de Dieu, passer des ténèbres à la Lumière.

Je vous ai souvent incité à purifier le siège de vos pensées, sachant que celles-ci génèrent les paroles puis les gestes. Mais de la parole elle-même, il est vrai, je vous ai peu parlé. 777 a souvent expérimenté la puissance de la parole et regretté les mots « malheureux » qu’il avait malencontreusement prononcés par suite de sa spontanéité naturelle. Chacune de vos paroles dites avec conviction a la puissance d’un éléphant et peut causer autant de dégâts que ce pachyderme dans une boutique de porcelaine ! Ne dit-on pas que la langue est la meilleure ou la pire des choses ? Par un langage frivole on peut cracher un poison mortel pour soi comme pour les autres ; par une parole contenue ou amicale, on peut créer le bonheur.

Toutefois, en ces temps de ténèbres, ceux qui sont devenus les maîtres du monde sont aussi devenus les plus influents grâce à leur bavardage diplomate et hypocrite. Ce type de langage se heurte aux Lois divines et retombe comme une tempête sur l’ensemble de l’humanité.

Cessez donc d’user de paroles provocatrices et médisantes car vous faites naître la haine et même le meurtre. Par contre, parlez avec parcimonie et noblesse et vous participerez à faire naître la paix et la joie. Purifiez dès maintenant le foyer de vos paroles. Car le temps des incarnations nouvelles est terminé, et le dénouement des karmas s’exécute d’une façon presque immédiate. Et si la pensée est action, la parole l’est encore plus parce que plus dense que la pensée. Méfiez-vous de ceux qui parlent beaucoup du monde parce qu’ils en font partie et qu’ils en partagent les joies superficielles ; méfiez-vous-en car ils vont à la désintégration. Ne parlez qu’avec parcimonie et sagesse et uniquement quand cela est nécessaire. Les grands « causeurs » ne sont souvent que de « grosses têtes ». Mais ceux qui parlent à bon escient sont des édificateurs du monde futur où la Paix pourra enfin régner et la Joie transcender les esprits.

 

À suivre.