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KultuR session : Saint Nicolas n'oublie pas les
plus grands

"Saint Nicolas annonciateur : du bruit dans l'air..."
Vendredi 26 novembre, Salmchâteau: surprise
!
Le Grand Saint débarque un jour avant sa venue prévue
pour les enfants du village. Invité par KultuR, il réserve
au public des cadeaux pas comme les autres pour les plus chevronnés
des rockers.
"Pas comme les autres", non. Et c'est
peu dire! Que celui qui ose qualifier Le Singe Blanc de conformiste
me lance la première pierre. Originaire de Metz, ces trois
primates ont dès le début réveillé
la Salma Nova et fait trembler ses murs. Rock régressif
ou deconstructo-noisy-punk en furie: c'est leur langage. Ca communique
et ça plait. Un coup de poing positif dans le monde du
rock belge en formatage (?).
"Bing, Vlam tss tss : Le Singe Blanc"
"Le Singe Blanc"
Qui a dit que le blues était mort ? Certainement
pas The Experimental Tropic Blues Band qui emboîtent le
pas pour continuer la fête. Un blues un peu particulier...
Ces trois valeureux liégeois ont il est vrai proposé
un blues garage, certainement plus criard que celui de mon père.
Des guitares saturées et une énergie scénique
extraordinaire qui ravissent à un point tel, que le leader
du Singe Blanc ne peut s'empêcher de rappeler le langage
de son clan dans un duo.
"The Experimental Tropic Blues Band"
"The Experimental Tropic Blues Band"
Le vieux barbu s'amuse et ne tient pas à
s'arrêter si tôt. Il nous propose donc deux DJs pour
clôturer la soirée. OK2Pussy donne le ton, Pierre
Schair suivra : la fête se terminera dans une ambiance électronique.
"OK2Pussy"
Au bilan de la soirée, les organisateurs
sont heureux : la qualité musicale, l'affluence et l'ambiance
les enchantent. Que tous ceux qui étaient présents
ce soir là le répètent avec eux : "Merci
Saint Nicolas" ....et tous les sponsors (tout particulièrement
Didier Léonard et la commune de Vielsalm) sans qui l'événement
n'aurait certainement pas eu lieu.
S.L.
"Slam d'ambiance par le chanteur de The
Experimental Tropic Blues Band."
Salmchâteau-Vielsalm, le 26/11/2004.
Photo : IMG_0005
Lartiste est lui même un élément ferrugineux,
et dans tous les sens du terme.
[C. Léonard]
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Pop-rock à Waimes
Thatoubon
résiste et chante !
« Thatoubon 012 »
Samedi 13 octobre, Thatoubon ! asbl accueillait
trois groupes de Rock dans son petit local de la gare. Le premier
à monter sur scène est Brooklyn : de la pop, et
assumée comme telle. Le public balance la tête de
gauche à droite, en couple de préférence,
lovés les uns contre les autres. On se prend à rêver
de Flower power, de la résurrection de John Lennon, apparu
pour de courts instants grâce à une bien jolie reprise.
Le tout est bien en place, cest efficace et séduisant.
"Brooklyn, de la pop décontractée."

"Didier Van Wambeke, chanteur de Brooklyn
[ Photo : Henri Thimister]"
Suit Superspy, que nous avions déjà eu loccasion
de rencontrer lors de cette édition du concours-circuit.
Ersatz de brit-pop déjà entendue, mais qui peut
étonner par certaines mélodies accrocheuses, parfois
franchement plaisantes.
Thatoubon 005,"Superspy".
Un coup de frein dans le parking : le dernier groupe
arrive en catastrophe, légèrement en retard, après
sêtre produit lors dun concert de soutien au
Nandrin Festival à Liège (plus dinfos sur
leurs difficultés : http://www.nandrinfestival.be). Eté
67, comme il se nomme, semble légèrement guilleret
: la faute à une escale trop prononcée en backstages
liégeoises. Et tant mieux : si en cd on réentend
plutôt le trop gentil Raphaël, ici, on chante du rockn
roll Monsieur ! En français dans le texte, ce qui ne gâche
rien. Nos soixante-septards évoquent le rentre-dedans des
Noir Désir, temporisé par les mélodieux Tarmac.
Rien à redire : ils sont à la mode, aussi bien en
musique quen frusques, mais ils le font bien, ils samusent
et ils ont le quelque chose qui laisse espérer la sortie
du prochain album
Et puis, quand on fait une reprise très réussie
au grand Velvet Underground, on ne peut que sattirer la
sympathie de vos gentils rédacteurs
"Public déchainé pour Eté 67 [Photo:A.
Bonnert]"
G.R.
Henri-Moulin -Trois-Ponts
les 05,06,11 et 12/12 2004.
Quand les antres dartistes souvrent
!

Les Week end des 05, 06, 11 et 12 décembre,
Jacqueline Roumez ouvrait les portes de sa maison au public, à
Henri-Moulin [Trois-Ponts]. Outre ses propres uvres, quatre
autres artistes étaient mis à lhonneur : Bernard
Milants, Corentin Léonard, Marie France « Le coquelicot
» et Monique Fagnant-Toubon. Les ouvrages présentés
étaient éclectiques, les styles variaient, ne se
ressemblaient pas. Selon les goûts de chacun.
Réalisation de Monique Fagnant-Toubon
Les madonnes sans visage de J. Roumez, ou la neutralité
de l'anonymat.
Pour notre part, nous cherchons celui qui invoque
Aphex Twin dans sa bio de présentation : C. Léonard.
Des masques en terre de visages fermés, des sculptures
en fer, forgées à partir de matériau de récupération
. Objets dapparence froide mais dont émane un mouvement,
proche de la déchirure. On craint de réveiller un
démon brûlant sommeillant derrière la surface
métallique. Le paradoxe du fer et de la terre est ici éclatant
: des matériaux froids, oui
mais travaillés
par le feu !
G.R. : Depuis quand sculptes-tu ?
C.L. : Ca fait trois ans, avec une période où je
nai plus rien fait.
G.R. : Tu sembles avoir une relation forte avec la sculpture et
le fer.
C.L. : Jadore le fer. Moi-même jai beaucoup
de piercings et des implants métalliques sur mon propre
corps.
G.R. : En fait, dune part, tu intègres le fer à
ton propre corps pour sculpter celui-ci, et dautre part,
tu sculptes le fer et la terre pour créer dautres
corps et des visages. Ton corps est à la fois outil et
matériau ?
C.L. : Exactement, cest un tout. Le fer fait partie de moi.
G.R. : Pourquoi sculptes-tu et que sculptes-tu ?
C.L. Je ne sais pas, ça vient tout seul, ce nest
pas conscient. Chaque fois, quune sculpture est finie, elle
sest de toute façon éloignée de lidée
de départ.
G.R. : Et comment vois-tu cette émancipation de luvre
?
C.L. : Ca ne me gène pas du tout : le résultat est
souvent bien meilleur.
G.R. : Lexposition de ta création ne te gène
pas ? cest un peu toi que tu exposes
C.L. : En fait ça ne me gêne pas du tout : étant
donné que je suis quelquun de timide, ça mévite
de parler de moi. Je pense qu il y a moyen de comprendre qui je
suis en regardant simplement ce que je fait.
G.R.
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