Ecoles & Etudiants

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Dictées préparatoires 2003-2004

Ardennes Magazine, avec l'aide des écoles et des enseignants, organise un concours de dictée destiné aux élèves de 6ème primaire. 
Concours de Dictée d'Ardennes Magazine (pour les élèves de 6ème primaire)
le mercredi 26 mai 2004
à l'Ecole primaire Communale de Malempré , rue St Martin, 35, - B.6960 Manhay.
Inscriptions souhaitées chez Mmes Myriam Libar et Isabelle Demelenne.
Info tél.: 086/ 45 54 66 pendant les heures de cours de 8h40 à 15h30.

Info tél.: 0498 68 38 46.

Afin de s'y préparer, nous publions ces quelques textes.


Dictée du mois de mai

L'oeuf sacré.

Depuis toujours, je voyais ma grand-mère polonaise conserver précieusement l'oeuf du vendredi Saint.
- Eh oui! me disait-elle,c'est une tradition chez nous en Pologne. L'oeuf que la poule a pondu le vendredi avant Pâques est sacré. Il faut le garder dans l'armoire, ne pas le jeter, ni le manger.

Il fallait voir, avec quelle précaution, ma grand-mère rangeait cet oeuf, on aurait dit qu'elle portait un trésor.

Tu vois Aline, il y en a d'autres encore qui datent de plusieurs années et je n'en garde qu'un seul par an.

J'écarquillai les yeux et du haut de mes sept ans, je vis dans l'armoire une rangée d'oeufs placés dans des coquetiers. Chaque oeuf avait sa date de ponte : Mars 1948, Avril 1947.

Mais ils ont mon âge? dis-je émerveillée. Ils ne se cassent pas?

Non puisqu'ils sont sacrés! Me répondit ma grand-mère.

 

Dictée de mars

Le tilleul

L'histoire du tilleul a commencé chez nous le jour où le climat lui est devenu favorable. Durant toute une époque, il fut même associé au chêne. L'un et l'autre dominaient la forêt. Leur règne a duré quelques milliers d'années : de 5 500 à 2 500 avant Jésus-Christ. Et puis, les températures ont chuté. Leur déclin entraîna la perte de celui que les anciens appelaient "l'arbre de vie". Sa régression en forêt s'est principalement marquée à partir de 800 ans avant Jésus-Christ.
Le changement de climat n'est pas le seul responsable de la raréfaction du tilleul en milieu forestier. L'homme y est aussi pour quelque chose : il l'a négligé car l'arbre ne représentait pas une réelle valeur matérielle.

Texte : Adèle Folder Euro Center du 05.02.04


Dictée d'avril

Toiletteurs d'animaux, un métier qui a du chien!

L'esthéticien canin est d'abord un fin psychologue. Avant de mettre de l'ordre dans les poils des chiens, il doit leur donner confiance. Il doit aussi pouvoir faire comprendre au maître que le bien-être de l'animal prime sur son esthétique.

Un toiletteur n'est pas un "simple" coiffeur. Il n'enroule et ne déroule pas les poils au gré des envies de son propriétaire. Le chien qui franchit, pour la première fois, la porte du salon de toilettage la passe contraint et forcé. Même si un bain et/ou une tonte lui fait le plus grand bien, ça n'est pas inscrit dans ses habitudes d'animal.
L'esthéticien canin doit donc amener le "client" à avoir confiance en lui. Lors du premier contact, la douceur et la patience sont de rigueur.


 

Dictée de février 2004 :

Le cerf

Debout, solidement campé au milieu des quatre gardes censés l'empêcher d'entrer, propulsés à terre, Robin, du haut des escaliers, observait la foule festoyante brusquement interdite.
La porte ouverte avec fracas, la voltige des hommes d'armes, brutalement repoussés à coups d'épaules et par la masse énorme du cerf, avaient jeté le désarroi parmi les convives qui, déjà peureusement, se serraient ou portaient la main au fourreau.
- Robin des Bois! C'est lui! gémit Guisbourne, le shérif.
"Robin des Bois, c'est donc lui!" se dit Jean.
Messeigneurs, je vous présente le fameux brigand de Sherwood : Robin des Bois! Et l'archer, sourire narquois aux lèvres, descendit vers la masse bourdonnante des gentes dames, chevaliers, valets, chapelains dodus, puissants messires, tous ennemis, tous ébahis de tant de témérité, de folle impertinence. Ainsi, ce rebelle de Saxon poussait l'outrecuidance jusqu'à quitter son refuge forestier pour venir les narguer ici.

 


Dictée de janvier 2004:

Pieds Nus.

Tout au long du printemps et de l'été il allait pieds nus et, au coeur de l'automne, il allait encore pieds nus; c'est seulement à la fin de l'automne qu'il chaussait de gros godillots qui auraient été trop grands pour bien des adultes. Probablement de là vint le sobriquet de Pieds Nus. Voilà des années que je cherche, mais en vain, à me souvenir de son nom. Il a disparu sous le sédiment des jours qui se sont repliés sur moi, sur mon frère et sur lui, sur toutes les choses et sur tous les hommes, depuis le jour où je l'ai vu pour la dernière fois. Il n' est resté que son sobriquet : Pieds Nus. Peu importe, ce sera suffisant pour notre histoire. Mon frère et moi, nous avions l'impression que sans Pieds Nus le monde n'aurait présenté aucun intérêt car il pouvait tout et savait tout; c'était le garçon le plus fort non seulement de notre rue, mais aussi de celle qui lui était perpendiculaire. Les grandes personnes ne l'aimaient pas tellement. Elles disaient qu'il avait une mauvaise influence sur les enfants, que ceux-ci, à force de le fréquenter, devenaient mal élévés, et qu'avec lui ils apprenaient des mots étranges et violents. C'était peut-être simplement parce que les adultes étaient contre lui que tous les enfants, sans exception, l'adoraient. Il suffisait qu'il passe dans la rue et se mette à siffler, de cette façon merveilleuse qui n'appartenait qu'à lui, pour que nous nous précipitions.


Dictée de décembre :

Conte de Noël

Lorsque les premiers flocons de l'hiver chevauchent les ailes glacées du vent qui fait hurler les plaines et les monts, tous les poètes, les rêveurs, les pierrots, les Jean-de-la-lune, bref tout le petit peuple qui, un jour ou l'autre a trouvé la clé de cristal du monde enchanté des contes et des songes, se sent courir des fourmis dans le stylo. Voilà bientôt deux millénaires qu'une fois par an, le pays de Noël est exploré, scruté, sondé.
On penserait que pas une histoire, pas une image ne saurait demeurer terre inconnue : erreur, grossière erreur ; ce serait méconnaître l'incroyable imagination des Mineurs de mots, des Foreurs de formules, des Voltigeurs du verbe. Chaque fois, c'est un feu roulant de diamants nouveaux, de cascades insoupçonnées, de lumières remontées des abîmes du coeur du narrateur.
D. D-R


Dictée de septembre: La lettre de Bernard Pivot:
Je vous demande de bien vouloir (faire) procéder à sa suppression. Jean-Eudes Gadenne - j.e.gadenne@lettres.net


Dictée d'octobre

Les Indiens.

Ils sont nommés à tort par Christophe Colomb, et leur royaume est constitué par les vastes prairies peuplées d'abondants troupeaux de bisons. Répartis en tribus dont les plus célèbres sont les Iroquois, les Hurons, les Mohicans, les Apaches, les Sioux, les Cheyennes, les Comanches, ils sont indifféremment surnommés "Peaux-Rouges" par les Européens à peau blanche.
Le plus souvent semi-nomades, ils sont d'excellents cavaliers, vivant de pêche, de chasse et de récoltes sauvages, habitant sous des tentes en peau, vite démontées. Leurs armes, bien que rudimentaires, sont terriblement efficaces : lances, arcs et flèches, casse-tête de pierre appelés "tomahawks".
Pour naviguer sur les rivières et les lacs, les Indiens utilisent le canoë, embarcation à fond plat, faite d'une armature de bois souple, tendue de peau.
( B. Planche "Les Indiens", in Le livre des conquérants, Découverte du monde, Ed. Gallimard )

Dictée de novembre

Harry était allongé sur le dos, la respiration haletante comme s'il venait de courir. Il s'était éveillé d'un rêve particulièrement saisissant en se tenant le visage entre les mains. Sur son front, la vieille cicatrice en forme d'éclair brûlait sous ses doigts comme si quelqu'un lui avait appliqué sur la peau, un fil de fer chauffé au rouge.
Il se redressa dans son lit, une main toujours plaquée sur son front, l'autre cherchant à tâtons ses lunettes posées sur la table de chevet. Après les avoir mises sur son nez, le décor de sa chambre lui apparut plus nettement, dans la faible lueur orangée projetée à travers les rideaux par le réverbère qui éclairait la rue.
( J.K. Rowling "Harry Potter et la Coupe de Feu", Ed. Gallimard Jeunesse)


Isabelle Demelenne
Institutrice à l'école de Malempré