décembre 2004
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« Cent famille » ou l’histoire de femmes

D'avant la naissance au grand départ de la mort, la vision d'un groupe de femmes sur la vie qui passe…Chaque tableau est traité sur un mode différent: grave, humoristique, tendre, avec des chants et de la danse, une chorégraphie soignée, l'utilisation exceptionnelle des décors et de très beaux textes choisis. Quelques accessoires, et on passe de la salle d'accouchement aux premières sorties, aux réunions de familles,… comme la vie.
De ce spectacle, on garde des images en demi-teintes, pleines de couleurs et d'émotions, toujours avec le clin d'œil et la tendresse d'un sourire.
Pendant près d’un an, sept femmes se retrouvent pour réaliser ensemble une création à partir de leurs souvenirs et de leur vécu en famille.
Cette histoire de femmes comme vous, comme moi, qui ont "juste" oser sauter le pas, elle ne se termine pas, elle peut se transporter ailleurs.
Lorsqu'on entend l'enthousiasme des spectateurs, on se dit que ça vaut la peine.
Quelques échos lors des premières représentations :
"Les absents ont toujours tort, ça en valait vraiment la peine"
"De petites choses "en passant" qui nous parlent des grandes choses de la vie"
"Superbe! Quel travail!"
"J'ai été surprise du minimalisme des décors et de l'éclairage puis entraînée dans la magie qu'ils créent… vraiment beau!"
La pièce se rejoue le mercredi 29 décembre à 16h00 et à 20h00 à l’église de Beffe ( Rendeux). Réservations souhaitées au 084/34 53 10. Une organisation de l’ACRF, femmes en milieu rural.


Méga Petit Déjeuner à l’Ecole Saint-Edouard de Spa


Voilà plusieurs semaines que les aînés de l’école Saint-Edouard aidés et guidés par leur professeur de mathématiques, s’activent au mieux afin d’organiser un Petit Déjeuner.
Ce projet a pour objectif général d’interpeller les élèves sur la nécessité d’une alimentation équilibrée et ainsi d’améliorer l’hygiène alimentaire pour un meilleur apprentissage. L’importance d’un Petit Déjeuner équilibré a donc été mise à l’honneur.
Cette matinée fut une complète réussite et un moment très agréable apprécié de tous. Ce résultat n’est autre que le fruit de recherches de sponsors, d’écriture et de lecture de courriers,…Nous remercions donc tous ceux qui ont collaborés à la réalisation de ce Méga Petit Déjeuner en ayant répondu favorablement à nos demandes. C’est ainsi que nous avons pu offrir à nos convives un buffet varié et composé de sandwichs de la Boulangerie Dethier de Spa, de fruits du Petit Marché et de la Maison Henry, de yaourts de chez Danone, de céréales, de charcuteries des Boucheries Guérès, Detry et Wagner, d’oeufs chez Corstjens, du jus de fruits, de confitures de chez Materne, de sirop de Liège de chez Meurens, de café de chez Café Liégeois et d’eau de Spa Monopole...
Chaque élève pouvait être accompagné de la personne de son choix, en effet, l’équipe éducative souhaitait qu’en cette période de fêtes, cette matinée soit aussi un moment de rencontre, de dialogue, d’écoute et de partage.
L’équipe éducative
Ecole Saint-Edouard SPA


Benoît Piedboeuf visite Burgo et Ferrero.

Dernièrement le Député Permanent à l’économie Benoît Piedboeuf a eu l’occasion d’accompagner l’Ambassadeur d’Italie S.E. Monsieur Massimo Macchia et le Consul Général d’Italie Monsieur Rusconi pour une visite des deux plus grandes entreprises « italiennes » du Sud-Luxembourg.
A cette occasion, il a reçu la confirmation des excellents résultats de ces deux fleurons de l’économie en province du Luxembourg. Tant par leurs résultats financiers que pour le nombre de personnes qui y travaillent et la qualité de leur production.
Le Député Permanent Benoît Piedboeuf se réjouit de ces constats et a assuré la direction de ces deux usines du soutien des autorités provinciales.

13 décembre 2004: Députation Permanente à l’économie de Benoît Piedboeuf


Arrivée remarquée de Jaseurs boréaux en Belgique !

Les très basses températures qui touchent le nord de l'Europe ont entraîné chez nous un oiseau aussi rare que curieux : le JASEUR BOREAL


Depuis début novembre les comptages à la station ornithologique de Falsterbo (Sud de la Suède) et les multiples observations en Ecosse et près de chez nous, aux Pays-Bas, étaient annonciateurs d’une invasion majeure de JASEURS BOREAUX
Le jaseur boréal est un oiseau qui niche dans la taïga sibérienne. Il a la taille de l'étourneau, avec lequel il pourrait être confondu au vol s'il n'avait des couleurs aussi marquées (photo). En automne, il quitte ces lieux devenus austères pour passer l’hiver un peu plus au sud (Suède, Pologne…). Mais, lorsque la fructification est mauvaise, que le nombre de jeunes est plus élevé qu'à l'accoutumée, ou que le froid persiste dans le nord de l’Europe, cet oiseau descend beaucoup plus loin vers le sud. Ainsi, en Ecosse, plusieurs bandes de plusieurs centaines d’individus ont été signalées il y a quelques jours. Et parfois, cet extraordinaire oiseau atteint la Belgique…
ILS SONT ARRIVÉS !
Depuis quelques jours, les ornithologues d’Aves – Natagora sont sur le qui-vive. Après que des oiseaux aient été signalés en Flandre, plusieurs bandes de jaseurs ont été observées en Wallonie, essentiellement pour le moment dans l’Est du pays : Verviers, Sart-lez-Spa, Werbomont… et Vielsalm où une bande de 30 oiseaux a attiré ce week-end les ornithologues venus des quatre coins du pays.
DES JASEURS DANS VOTRE JARDIN ? OUVREZ L’ŒIL !
Surveillez votre jardin, vous y verrez peut-être ces passereaux huppés faire des acrobaties pour atteindre les baies dont ils sont friands : viorne, cotonéaster, sorbier, gui… Étant donné leur origine nordique, ces oiseaux ne sont pas habitués à l'homme, qu’ils n’ont pas appris à craindre, ce qui permet souvent de les approcher de très près et d'admirer leur plumage marqué de rouge et de jaune… Si vous avez l'occasion d’en observer, n'hésitez pas à communiquer vos observations qui permettront aux ornithologues de mieux appréhender le phénomène.
> Aves – Natagora : 04/250 95 90 ou aves@aves.be

Attention, le Jaseur est protégé par la loi !
Leur plumage chatoyant et leur familiarité ont autrefois souvent coûté leur liberté à ces rares visiteurs nordiques. Ce très bel oiseau est en effet malheureusement une proie facile pour certains tendeurs sans scrupules qui privent régulièrement la collectivité de la joie de l’observer libre dans la nature. Nous tenons donc à rappeler que le Jaseur boréal est strictement protégé par la loi, tant européenne que belge. En cas d'infraction constatée, n'hésitez pas à contacter le service protection de la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux (02/521 28 50 en cas d'urgence ou LRBPO, 43-45 rue de Veeweyde, 1070 Bruxelles).Note à l’attention des journalistes :
Des photos de jaseurs sont disponibles sur www.aves.be/journalistes

Pour de plus amples renseignements :
Aves – Natagora, Rue Fusch, 3, 4000 Liège
Tél : 04/250 95 90 - Fax : 04/222 16 89
E-mail : aves@aves.be -- www.aves.be - www.natagora.be

 


LA GALETTE LORRAINE

je vis a l'étranger et je recherche une récitation trés ancienne qui s'appelait LA GALETTE LORRAINE et qui commençait par '' le feu flambe au four un feu clair etc.''
c'est ce que me récitait ma mére et je souhaiterais pouvoir la raconter á mon tour, hélas je ne trouve aucune trace de cette jolie récitation. mille fois merci si vous pouvez m'aider.
Jacques Belmont
jacques-belmont@ig.com.br



Grand succès pour notre journée d’étude en éco-bioconstruction

Ce 17 décembre, Nature & Progrès a organisé une grande journée d’étude en éco-bioconstruction, au Moulins de Beez, à Namur.
Axée sur le thème « Economies d’énergie, qualité architecturale et aspects culturels » et organisée en collaboration avec l’Ordre des Architectes de Namur, elle fut l’occasion d’accueillir M. Harold Gmeiner, responsable de l’Energieinstitut du Vorarlberg, en Autriche, grand spécialiste des économies d’énergie dans le secteur résidentiel.L’acquis du Vorarlberg
La province autrichienne du Vorarlberg est un exemple des bonnes pratiques énergétiques dans le secteur de l’habitat ; en vingt ans, plus de cinq mille maisons économes en énergie furent bâties dans cette région. Cette expérience démontre toutefois que réduire la seule consommation en énergie des bâtiments est un objectif indispensable mais pas suffisant.
Il est absolument essentiel de faire, aujourd’hui, le lien entre économies d’énergie et utilisation de matériaux naturels, écologiques et sains. Cette nouvelle certitude, que l’expérience du Vorarlberg met en évidence, fut largement développée par M. Gmeiner au cours de son exposé.Un franc succès !
Plus d’une centaine de personnes présentes !
La grosse centaine de participants - professionnels et particuliers - qui ont concouru au succès de la journée furent ensuite invités à réfléchir, au cours de deux ateliers, aux problématiques « matériaux écologiques et économies d’énergie » et « quelle approche architecturale ? ».
Les conclusions de ces ateliers furent globalement de deux types. Les intervenants insistèrent tout d’abord sur la nécessaire sensibilisation des populations en matière de construction écologique, une des clés de la réussite du Vorarlberg. S’il est, par exemple, généralement acquis que le surcoût d’un habitat éco-biologique est de l’ordre de 5 à 10 %, il est important de pouvoir convaincre le candidat bâtisseur que la rentabilité d’une telle construction sera plus rapidement atteinte grâce aux substantielles économies d’énergie qu’il va permettre.
L’importance des liens entre la mise en évidence de nécessités nouvelles en terme de construction et les décisions politiques qui leur donnent un cadre fut également largement soulignée à l’occasion de ces ateliers. Nous ne pourrons respecter nos engagements, dans le cadre du Protocole de Kyoto, que si l’ensemble de nos concitoyens s’engagent clairement dans le sens d’une réduction des dépenses énergétiques de l’habitat wallon. Il faut évidemment que les décisions politiques aillent dans le même sens… En terme de construction, une telle réflexion n’est évidemment possible qu’en associant l’ensemble des acteurs du secteur.Une expérience à renouveler !
Pour Nature & Progrès, cette journée d’étude fut une première. Elle témoigne du fait qu’un large pan de connaissances, en matière de construction écologique, doit encore être divulgué chez nous, tant à l’intention des professionnels de la construction que du grand public. D’autres régions d’Europe ont pris sur nous quelques longueurs d’avance en la matière ; il nous incombe, à présent, de combler rapidement ce retard.
La demande croissante d’informations en la matière et le succès de cette journée ne peuvent, par conséquent, que nous encourager à renouveler rapidement l’expérience.
Rappelons ici que Nature & Progrès travaille à faire progresser les mentalités, par le biais d’éditions notamment. Ainsi, le nouveau Cahier de Nature & Progrès intitulé Isoler la maison, préserver la planète permet-il à tout un chacun de comprendre la nécessité vitale de revoir fondamentalement nos conceptions énergétiques en matière d’habitat.


Francis GIOT Marc FICHERS- Président Secrétaire général. Pour toute information complémentaire :
Nature & Progrès asbl- Hamadou Kandé- 520 rue de Dave- 5100 Jambes- Tél. : 081/30 36 90 - Fax : 081/31 03 06
natpro@skynet.be - www.natpro.beCette journée d’étude fut réalisée avec le soutien du Ministre wallon du Logement, des Transports et du Développement Territorial.


 

LE GROUPE CARREFOUR RECONNAIT PRATIQUER UN DOUBLE LANGAGE

Nature & Progrès Belgique a dénoncé, fin de la semaine passée, la présence, dans les rayons du groupe Carrefour d’une huile pour friture contenant des OGM, vendue au prix dérisoire de 1,55 euro les deux litres.
D’une part, Nature & Progrès Belgique se tracassait du fait que, s’agissant d’un « premier prix », le produit s’adressait à un public plus défavorisé et moins soucieux de l’étiquetage. Nature & Progrès Belgique dénonçait, d’autre part, le véritable double langage pratiqué par le groupe Carrefour qui s’inquiète, sur son propre site Internet, du « manque de recul sur les conséquences à long terme sur la santé humaine » des OGM…Seul le prix intéresse Carrefour !
Dans la réponse faite à notre interpellation, le groupe Carrefour a clairement reconnu via les propos de Madame Geneviève Bruynseels, qu’il ne maîtrisait pas la fabrication de ses produits « Numéro 1 » et qu’en l’occurrence, seul le prix l’intéressait.
L’introduction dans ses rayons d’un produit a base d’OGM est donc bien une volonté délibérée du groupe. Carrefour pourrait très bien exiger le non-OGM pour toutes ses marques propres, y compris les marques discount. Ce n’est pas sa politique, en dépit des discours généreux qu’ils diffuse par ailleurs. Carrefour pratique donc le double langage !Des produits dont personne ne veut !
Il y a pire à nos yeux ! Le débat, proprement dit, sur l’intérêt d’une agriculture OGM n’est même pas vraiment en cause ici. Carrefour n’a pas fait le choix d’une qualité d’huile particulière ; il se borne à recycler un produit dont personne ne veut et qui est, par conséquent, moins cher que les autres.
C’est parce que le soja OGM est pratiquement invendable pour l’alimentation humaine, que l’huile de friture « Numéro 1 » écrase les prix. Ceci confirme les craintes préalablement énoncées par Nature & Progrès Belgique : commercialement, les OGM vont scinder les consommateurs en deux camps ! Il y aura ceux qui pourront payer le prix d’une alimentation différenciée et ceux qui devront consommer des OGM pour raison économique. Vu les incertitudes qui pèsent encore sur l’impact des OGM sur la santé humaine, nous pensons qu’il est immoral que les publics précarisés soient voués à devenir les cobayes des OGM.
L’actuel étiquetage prévu par la loi n’est donc pas suffisant. En effet, les publics intéressés par les produits à bas prix sont peu concernés par le contenu des étiquettes. Une information et un étiquetage appropriés doivent donc être imposés tant sur le produit qu’au niveau du rayon de vente.
Nature & Progrès Belgique en appelle donc au monde politique afin que des règles d’étiquetage particulièrement strictes soient adoptées dans notre pays. Les produits OGM devraient être confinés dans des rayonnages spéciaux ; les incertitudes concernant la santé humaine devraient être clairement mentionnées.Quelques bobards autour du raffinage
Madame Bruynseels affirme, dans Le Soir du 28 novembre, que l’huile incriminée ne contient plus d’OGM dès lors qu’elle a été raffinée. C’est une contre-vérité. L’huile est produite au départ de graines OGM ; elle contient donc toujours des extraits de cet OGM. Le procédé de raffinage a peut être détruit les structures de l’ADN, rendant aléatoire toute analyse OGM, mais il n’en reste pas moins que cette huile est bel et bien une huile OGM… Ainsi que l’atteste d’ailleurs l’étiquetage parfaitement légal.Appel au boycott
Nature & Progrès Belgique appelle le consommateur à refuser les produits OGM, quels qu’ils soient, où qu’ils soient… Car nul ne peut aujourd’hui garantir l’innocuité de pareils produits. Nature & Progrès Belgique appelle donc le consommateur à boycotter l’ensemble des produits de la marque « Numéro 1 », aussi longtemps que le groupe Carrefour n’aura pas garanti qu’il met tout en œuvre afin qu’ils soient indemnes d’ingrédients génétiquement modifiés.


Francis GIOT Marc FICHERS
Président Secrétaire généralPour toute information complémentaire :
Nature & Progrès asbl
520 rue de Dave
B-5100 Jambes
Tél. : 081/30 36 90 - Fax : 081/31 03 06
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un projet européen COMENIUS 1

C’est à l’initiative de la Province de Luxembourg et monsieur Daniel Ledent Député permanent en charge de l’Info Point Europe et dans le cadre du projet « Jeunes Citoyens d’Europe contre l’extrémisme » que 100 étudiants de différentes écoles de la province ont visité le Parlement européen à Strasbourg en 2003
A cette occasion, le groupe a pu découvrir un magnifique écritoire (prototype) réalisé par le lycée professionnel de Strasbourg, le Lycée Louis COUFFIGNAL.
Ce Lycée a participé à un projet européen COMENIUS 1 qui a eu pour objectif la réalisation d’un meuble : un écritoire appelé EUROPA 2003 ayant pour thème l’Europe. Ce projet s’est fait avec deux autres partenaires européens :
- l’Ecole des Arts graphiques de Prague, République Tchèque
- le Lycée économique et commercial de Ludwigshafen am Rhein, Allemagne.
Après la réalisation de 2 prototypes, le Lycée Couffignal coordinateur du projet a été chargé de fabriquer une série de 10 meubles .Toutes les sections de la Filière Bois ont participé à cette fabrication : ébénisterie ; BEP menuiserie ; Bac pro en productique bois.
La vue de ce prototype a fortement intéressé l’IPE qui a passé commande de 2 exemplaires ; ces écritoires s’inscrivent en effet parfaitement dans la configuration des locaux de promotion de l’Union européenne.
C’est dans ce cadre que s’est déroulée une réception au sein même du Lycée Couffignal à Strasbourg pour la remise de ces 2 écritoires en présence de monsieur Ledent Député permanent en charge de l’IPE , de l’équipe IPE, du Préfet du Lycée et de toute son équipe.
A cette occasion le Préfet du Lycée a rappelé le formidable défit et surtout la grande aventure qu’a été la réalisation de ce projet.
A ce jour 10 écritoires ont été réalisés et il n’y en aura pas d’autres ; les étudiants ayant changé et la réalisation demandant un investissement temps considérable.
La Province de Luxembourg justifie donc son ardeur d’avance puisque sur 10 exemplaires elle en possède 2.
Il faut donc applaudir ce genre d’initiative et de projets qui mettent en valeur des élèves d’un Lycée professionnel, trop souvent laissés pour contre. Ils ont démontré par ce projet qu’il n’est pas obligatoire de voyager dans l’UE pour prendre des initiatives ; que l’Union européenne peut être toute aussi enrichissante au sein même de sa propre école.
Nous nous devons ici de remercier et de féliciter toute l’équipe enseignante qui a fait de ce projet une réussite mais surtout qui a permis à toute une série d’élèves d’être valorisés par leur travail.
Nous savons que d’ores et déjà ils sont à nouveau mobilisés sur un nouveau projet Coménius « Pinocchio ». L’IPE s’est dit enchanté par cette nouvelle initiative et s’est porté volontaire pour intégrer ce programme aux côtés d’autres partenaires européens ; ce qui permettra d’en faire bénéficier les étudiants belges.Les écritoires sont mis à disposition du public dans l’espace citoyen de l’Info Point Europe, place du Fays, 13 à Saint-Hubert et sont accessibles du lundi au vendredi de 8h30 à 17h, numéro vert : 0800/92 152.
Nous vous attendons nombreux également pour venir consulter sur place notre documentation tout public sur l’UE, ses Institutions, son fonctionnement.

 

 


 

LUXEMBOURG TOURISME
HIVER 2004 ENTRE COMMEMORATIONS ET FESTIVITES

Nul n'ignore que cette année commémore le 60ème anniversaire de la Libération des Ardennes et de Bastogne en particulier. La Bataille des Ardennes a notamment été immortalisée par la Poste. Jean-Pierre Monhonval vous relate la naissance des trois nouveaux timbres de la série "Remember Bastogne".
Le même auteur a rencontré pour vous, Benoît Lutgen, ministre luxembourgeois du Tourisme, bien conscient des solides atouts de notre province.
Certains témoins de notre capital nature sont en danger, il s'agit en l'occurrence de nos "arbres remarquables". Jean-Pierre Monhonval leur consacre un article.
Au chapitre "Nature" encore, Jacques Lavigne a choisi de nous parler de "la géologie et des paysages de l'Ardenne à la Lorraine".
Myriam De Bœuf nous entraîne une nouvelle fois sur les traces - parfois curieuses - des animaux de nos forêts.
A l'issue du challenge "Luxembourg, province propre et fleurie", Marie-Paule Gillet et Adélaïde Delberghe vous emmènent au fil des "villes et villages fleuris"
Outre un calendrier des commémorations du 60ème anniversaire, Jacques Rossignon vous propose un éventail de suggestions en tout genre pour cette période de fêtes. Au rang des cadeaux, un livre est toujours apprécié, quelques beaux spécimens vous sont présentés dans la rubrique "Le Tourisme et les Livres".
L'anniversaire de la Libération est commémoré cette année, mais à l'avenir qu'en sera-t-il ? Jacques Rossignon s'est interrogé à ce sujet et vous invite à la découverte des "Gardiens du souvenir et de la reconnaissance".
Pas de fête sans couleur. Celle-ci est mise à l'honneur dans "L'art abstrait sans fard à joues" de Monique Layon que Pierre-Alain Gillet nous présente avec son talent habituel.
Dans un autre registre certes, mais tout aussi colorées, les œuvres "ambulantes" de Jean-Marie Lesage, décorateur et caricaturiste bien de chez nous. José Fiévet l'a rencontré pour vous.
Jean-Marie Triffaux, quant à lui, nous introduit dans la belle maison du sculpteur animalier, Jean-Marie Gaspar d'Arlon, transformée depuis peu en musée.
Vous n'êtes pas amateur de musée ? C'est votre droit. Plutôt choisiriez-vous une balade à dos d'âne au départ de l'ânerie installée à la gare de Bastogne-Sud? Jean-Pierre Monhonval y est allé en éclaireur.
En Luxembourg, pas question de fête sans bonne chère ! Que diriez-vous d'une dégustation des salaisons Blaise à Florenville où la succession est désormais assurée par la petite-fille du fondateur. Jean-Pierre Monhonval vous met l'eau à la bouche …
Après quoi, José Fiévet vous invite à vous désaltérer sur les "Chemins de saveurs" qui sillonnent la province dans le cadre de l'année thématique 2005 dédiée à la Bière.
"Mens sana in corpore sano". Cet adage est plus vrai que jamais. Après les fêtes, un peu de sport ne devrait faire de mal à personne … Jean-Pierre Monhonval a pris un premier contact auprès de Jean Thissen, entraîneur de l'Excelsior-Virton qui nous dit son coup de cœur pour son Luxembourg d'adoption.
Prix d'1 numéro : 3 € - prix de l'abonnement annuel (4 numéros) : 10 € à verser sur le compte 068-2116037-09 de la Fédération touristique du Luxembourg belge – Quai de l'Ourthe 9 - 6980 La Roche – Tél. 084/411.011 – Fax : 084/412.439 – info@ftlb.be.


Mode… C’est Belge ! Bien plus qu’un Slogan

Alors que la majorité des créateurs choisissent Paris, Londres ou Tokyo pour déployer leurs ailes, d’autres ont fait le choix de rester en Belgique, à Liège, pour mettre leur talent au service de la femme.
Et oui, il existe encore des jeunes motivés, inventifs et passionnés par l’accessoire de mode. Olivier Vandorselaer est l’un d’eux. Il dessine des sacs pour la griffe Balladin ; une société familiale de création d’articles de maroquinerie et d’accessoires de mode implantée à Liège.
Il a inventé le sac sans gousset, entendez par là sans paroi latérale, le sac porte classeur, les sacs réversibles… c’est encore lui.
Pourquoi des sacs sans gousset ? Tout commence en 1999. Olivier a alors une idée révolutionnaire. Il imagine un porte farde. Public cible : l’étudiante : « J’étais devant mon ancienne école secondaire, je voyais des jeunes filles avec leur farde de cours en main. Adorant le raffinement, je me suis dit : pourquoi ne pas faire une housse pour cette farde ?
… sans gousset, avec deux petites garnitures sur le côté pour éviter que la farde ne sorte de son « emballage »… Ensuite, j’ai ajouté des poches pour que les jeunes filles puissent y glisser leur agenda, un bouquin… et là le succès a été au rendez-vous. J’en ai été très fier, très ému, parce que la femme m’avait compris ». Le porte farde est aujourd’hui encore un produit phare de la gamme Balladin. Un sac, un plumier et un classeur, le tout en un. Le modèle conquit à chaque rentrée le cœur de ces demoiselles.
Balladin, c’est aujourd’hui un style. Avec un design qui met en valeur la pureté des formes, le sac n’est plus seulement un accessoire, il devient objet d’art et reflète la personnalité de chaque être humain qui le porte.
A l’aube de la trentaine, Olivier Vandorselaer imagine le sac de la femme de demain. Il imagine sa silhouette, sa façon de se mouvoir, de se déplacer… pour créer des modèles adaptés à chacune. L’accent est mis sur la créativité. La femme crée son sac, elle joue avec les couleurs, les matières. Les sacs réversibles permettent de passer d’un look sportwear à l’élégance en un clin d’œil. Pas besoins de transvaser le contenu, le sac se retourne.
Son talent, Olivier le doit sans doute à sa mère, Anna, qui a créé la société Balladin dans les années ’70. Il se souvient « Petits, on vivait à l’étage de l’atelier. J’en avais fait ma salle de jeu, au milieu des machines à coudre, des patrons, des matières premières. Ma mère à su me transmettre une passion ». Aujourd’hui les deux fils ont repris les rênes, Pascal se penche sur les maquettes avant de lancer la production pour évaluer les coûts et Olivier crée avec la complicité de sa mère toujours présente dans l’atelier pour assembler, monter les prototypes, après que Roger, le père ait effectué les découpes.
Aujourd’hui avec la relève, Balladin se veut une société jeune et dynamique. A l’heure où l’on parle de fermetures d’entreprises, de restructurations… cela méritait d’être souligné. Oui, il existe encore des jeunes motivés !
Envie d’en savoir plus sur les créations d’Olivier Vandorselaer, rendez-vous sur le site www.balladin.com ou téléphonez au 04/227.61.62.


Abeilles : au nom de l’intérêt économique, le ministre de la santé sera sans pitié !

En date du 22 avril et du 5 novembre 2004, Nature & Progrès Belgique s’est adressé au ministre fédéral de la Santé publique, Rudy Demotte, en espérant qu’il prenne enfin conscience du grave danger que font peser sur la vie de nos abeilles deux insecticides de la nouvelle génération : le Régent et le Gaucho.
Rappelons que les abeilles sont directement responsables de la pollinisation de nombreuses plantes ; sans elles, c’est une grande partie de notre biodiversité qui serait gravement mis en péril !
En plus de nos interpellations, de très nombreuses interpellations émanant de simples citoyens – collectées par Nature & Progrès Belgique lors du dernier salon Valériane notamment – n’ont reçu aucune réponse de la part du ministre. Rudy Demotte n’aura donc aucune pitié pour les abeilles…L’exemple français
Les raisons de s’émouvoir existent pourtant bel et bien. Hervé Gaymard, jusqu’il y a peu de temps ministre français de l’agriculture, n’avait pas hésité à suspendre le Régent en février dernier avant de refuser, le 25 mai et jusqu’en 2006, toute autorisation de mise sur le marché du Gaucho sur maïs. L’imidaclopride et le fipronil, les molécules actives de ces deux pesticides, sont en effet d’inquiétants facteurs de destruction des ruchers. Diverses études ont clairement démontré le danger qu’ils représentent pour le système nerveux et la survie des abeilles. Car, qu’on le veuille ou non, les abeilles meurent… Tous les apiculteurs le confirment. Et taxer toute une profession – l’apiculture – d’incompétence à l’échelle européenne est une position que le monde politique aura quelques difficultés à tenir ! A moins que, par une impensable omission, il n’œuvre à son anéantissement…La situation en Belgique
Chez nous, ces deux produits sont utilisés en grandes quantités et la situation nous semble particulièrement problématique. Si seulement 3% des emblavures de maïs sont traitées à l’imidaclopride, 80% des betteraves, 30% des orges d’hiver et 90% des vergers de pommiers sont concernés, en ce compris les vergers pratiquant la « lutte intégrée ». Ceci est totalement inacceptable quand on connaît la fréquentation des vergers par les abeilles et la présence continue de floraisons adventices qu’on y trouve. De plus, les particuliers sont également de grands consommateurs d’imidaclopride, vendu en jardinerie sous le nom de Confidor.
Le Principe de Précaution dicte aujourd’hui de suspendre l’imidaclopride et le fipronil aussi longtemps que des études indépendantes n’auront pas permis de trancher la question, et il est urgent d’intervenir maintenant afin que le monde agricole puisse prendre ses dispositions pour les semis de 2005. La santé des abeilles, et peut-être celles des Hommes, est à ce prix !La vision exclusivement économique du ministre… de la santé !
Mais quelle peut être l’indépendance d’un ministre de la santé dont les conceptions en matière de santé publique sont guidées exclusivement par des considérations d’ordre économique ? On peut se demander, en effet, pourquoi l’administration a jugé « partiale » l’étude réalisée par le CARI (Centre Apicole de Recherches et d’Informations) – voir www.cari.be - , une des rares institutions belges indépendantes en matière d’apiculture !
En fait, les instances officielles se basent uniquement, pour justifier leur avis, sur les données enregistrées lors de l’agréation du produit. Or il est clair que l’usage d’un tel produit suppose avant tout un marché juteux ; qu’une interdiction supposerait un manque à gagner important pour les firmes fabricantes. Est-ce là le seul enjeu qui préoccupe le ministre ?
Mais si ce n’est pas le ministre de la Santé publique qui applique le principe de précaution, qui l’appliquera à sa place ?Un grave défaut d’étiquetage !
De plus, Confidor, pour ne citer que le produit vendu aux particuliers, mentionne noir sur blanc dans sa notice, à la rubrique « conditions particulières d’emploi », que le produit est « très toxique pour abeilles ». Puisque le risque est clairement établi, une phrase de risque adéquate doit impérativement figurer sur l’emballage du produit.
Monsieur Demotte pourra-t-il nous expliquer pourquoi la phrase spécifique aux abeilles (R57 : « toxique pour les abeilles ») ne figure ni sur l’emballage du Gaucho, ni sur celui du Confidor, ni sur celui du Régent ? Nous regrettons que le ministre de la Santé publique tolère pareil laxisme en matière d’étiquetage, laissant agriculteurs et particuliers utiliser un produit dangereux sans disposer des informations adéquates quant aux risques. Précisons, une fois encore, qu’un tel produit n’est nullement indispensable : les alternatives existent, biologique notamment.

Nature & Progrès Belgique demande l’interdiction
imminente de ces produits dangereux
Pour Nature & Progrès Belgique, il est donc d’une extrême urgence :
- de retirer l’agréation de ces produits pour les usages agricoles et non agricoles,
- d’informer les particuliers et les agriculteurs sur les risques liés à leur utilisation,
- d’organiser la récolte des stocks encore disponibles chez les agriculteurs, les horticulteurs et les particuliers,
- de procéder à une étude d’impact sur la santé humaine de cette nouvelle génération de pesticides,
- d’imposer enfin l’étiquetage adéquat (R57) sur l’emballage des produits au cas où l’on s’obstinerait, malgré tout, à les laisser sur le marché,
- de publier, de façon précise, les statistiques d’utilisation de ces produits en Belgique, pour les secteurs agricoles et non agricoles, ainsi que pour les particuliers.
De plus, il nous paraît inacceptable et dangereux qu’un ministre de la Santé publique méprise à ce point les interpellations répétées des associations environnementalistes et refuse obstinément toute forme de débat démocratique avec les citoyens.

Pour Nature & Progrès Belgique,

Marc FICHERS Francis GIOT
Secrétaire Général Président

Pour toute information complémentaire :
Nature & Progrès asbl
Marc Fichers
520 rue de Dave - B-5100 Jambes
Tél. : 081/30 36 90 - Fax : 081/31 03 06
natpro@skynet.be - www.natpro.be


André Stas

24 Heures dûment Passe-temps livresque

G A L O P I N
PRÉAMBULE
- Ces minutes-là ont été terribles ! dit Mrs. Swettenham avec une intense satisfaction. Terribles, vraiment ! Et j'estime que la Gazette devrait surveiller de plus près le texte des annonces qu'elle accepte !
Agatha CHRISTIE, Un meurtre sera commis le...

- Ça m'a fait plaisir de vous voir, dit gracieusement la vieille demoiselle. J'ai d'abord cru lorsque je vous ai entendu marcher, près de la maison, que c'était l'agent de police.
- Pourquoi un agent de police ? demanda Horace qui n'hésitait jamais à poser des questions.
La réponse de Miss Greenshaw fut inattendue, car elle se mit à chanter :
- Si tu veux savoir l'heure, demande-la à un policeman !
Et, en se tordant de rire, elle accompagna cet échantillon de l'esprit victorien d'un grand coup de coude dans les côtes d'Horace.
Agatha CHRISTIE, Le policeman vous dit l'heure.

Les minutes passaient, interminables. Une heure sonna, puis une heure et demie, deux heures, deux heures et demie. Les trois conspirateurs, engourdis, en venaient à conclure qu'ils s'étaient trompés et que les malfaiteurs n'oseraient pas reparaître.
Agatha CHRISTIE, Le secret de Chimneys.

- "Vous ne faites que perdre votre temps, s'est écrié l'huissier. Et chaque minute compte ! "
Conan DOYLE, Les Mémoires de Sherlock Holmes, Le Traité naval.

Quelle heure il est ?
- ...
- T'as l'heure s'il te plaît ?
- ...
- Sans déconner, t'as l'heure ?
- ...
- Tu veux pas me donner l'heure ?
- ...
- T'es vraiment con quand tu t'y mets !
- J'ai pas ma montre...
GOURIO, Brèves de comptoir, 1988.

Dortmunder téléphonait à May toutes les demi-heures ; elle s'était fait porter malade pour pouvoir écouter une radio qui ne diffusait que des informations, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. (Donnez-nous vingt-deux minutes, et nous vous donnerons le monde entier, menaçaient-ils.)
- Ça barde en Asie du Sud-Est, lui dit May à dix heures trente.
- Mm-mmh, dit Dortmunder.
- Ça barde au Moyen-Orient, annonça-t-elle à onze heures.
- Normal, dit-il.
- Ça barde dans le quartier cubain de Miami, lui apprit-elle à onze heures et demie.
- Apparemment, ça barde partout, souligna Dortmunder. Même ici, d'ailleurs.
Donald. E. WESTLAKE, Ça n'arrive qu'à moi...
0 h. 00' 00''
À minuit, Harry Lewis enferma les papiers qui se trouvaient sur sa table, alluma un cigare et quitta son bureau.
James Hadley CHASE, Eh bien, ma jolie...

- Le crime a été commis vers minuit ?
- Entre minuit et une heure du matin... vous pouvez en être certain. Notre farceur homicide est un homme de parole. S'il annonce le 25, il commet son crime ce jour-là même, ne serait-ce que quelques minutes après minuit.
Crome approuva d'un signe de tête.
Agatha CHRISTIE, A. B. C. contre Poirot.

En moins de cinq minutes, les joies de la Saint-Exupère furent épuisées. Ils rentrèrent. La musique cessa aux alentours de minuit, bientôt remplacée par les cuivres et les tambours dépareillés de la fanfare des pompiers. Le feu d'artifice leur accorda un répit qu'ils essayèrent de mettre à profit pour s'endormir. La sono des autos-chocs les prit de vitesse.
Didier DAENINCKX, Le facteur fatal.

"Hier soir, vers minuit, était-il écrit dans le Standard, M. Bartholomew Sholto, de Pondicherry Lodge, Upper Norwood, a été trouvé mort dans sa chambre. Les circonstances démontraient un acte criminel. Pour autant que nous le sachions, aucune trace de violence ne fut relevée sur la victime. Mais une précieuse collection de joyaux des Indes, que l'honorable défunt avait héritée de son père, avait disparu."
Conan DOYLE, Le Signe des Quatre.

La journée avait été moite. L'orage éclata vers minuit. Pour s'être fait attendre, il n'en fut que plus violent. Sous les éclairs fulgurants, l'étang, soulevé par le mistral, semblait une véritable mer. La foudre abattit un arbre du parc et je vous laisse à penser si les nerfs de la Môme Cacahuète furent mis à l'épreuve.
Léo MALET, Solution au cimetière.

À minuit, des enfants couraient encore dans les jambes. Une petite fille, au coin de la rue de Birague, pareille à Rita trente-sept ou trente-huit ans plus tôt, pleurait à chaudes larmes parce qu'elle avait perdu sa mère.
Georges SIMENON, La Porte.

- J'ai sommeil... murmurai-je ; j'ai dîné à minuit...
- Je comprends, répondit Wolfe. Dîner quatre heures en retard, c'est un supplice auquel je ne résisterais pas.
Rex STOUT, Les compagnons de la peur.

J'étais un peu las, à cause de l'arrivée chez Pratt, vers minuit, de la police locale qui avait perdu beaucoup de temps à ne rien trouver.
Rex STOUT, L'Homme aux orchidées.

- Bon Dieu, il est minuit ! Vous ne pensez tout de même pas que...
- Pas ce soir. Ni demain. Mais dès que l'information sera complète, vous l'aurez par priorité.
Rex STOUT, La seconde confession.

Quand je rentrai à minuit, à moitié givré, Walter n'était toujours pas là. Je me couchai et m'endormis d'un sommeil agité.
Donald. E. WESTLAKE, Un loup chasse l'autre.
0 h. 00' 01''
- Et on est vendredi 13. Fantastique !
- Plus maintenant, il est minuit passé.
Donald. E. WESTLAKE, Pierre qui brûle.
0 h. 10'
14 janvier, 0 h 10
Il replia l'article et plaqua violemment son dos contre la paroi. Les programmes de la Une venaient de prendre fin, la neige sur l'écran remplaçait avantageusement le bavardage de Luce Tucru. Darqué se leva pour changer de chaîne et s'arrêta sur un clip où il était question d'Éric et de ses états d'âmes.
Didier DAENINCKX, Lumière noire.
0 h. 11'
Je me couchai, après avoir constaté avec surprise qu'il n'était pas plus de minuit dix. Le temps m'avait paru plus long.
Léo MALET, Pas de bavards à la Muette.
0 h. 20'
À minuit vingt, Tom, qui n'avait cessé de regarder sa montre pendant la dernière demi-heure se leva.
- On peut le faire maintenant, dit-il. Je n'attends pas davantage.
- Va regarder si l'on voit des lumières, dit Sheila, mais elle aussi était impatiente d'enterrer l'argent.
- Je sais... je sais... inutile de me le dire.
Il faisait chaud, et une grosse lune, pareille au visage d'un mort, jetait une lumière dure sur le jardin.
James Hadley CHASE, Eh bien, ma jolie...
0 h. 25'
Lorsqu'il fut 0 heure 25 à sa montre, ainsi qu'à la pendule, au-dessus de l'établi, dans l'arrière-salle, et aux neuf radios réveils qu'il avait dédaignés, les jugeant de trop petit profit pour s'en encombrer, il avait ouvert la porte de l'atelier, avait ramassé deux postes télé - un Philco et un RCA - et avait franchi le seuil, pour se retrouver dans la brutale et blanche lumière de quatre phares. (Les flics, ça se croit dispensé de se mettre en code dans les rues de la ville.)
Donald E. WESTLAKE, La joyeuse magouille.
0 h. 30'
- Depuis minuit et demi, nous sommes bloqués par la neige amoncelée. À partir de ce moment-là, personne n'a pu quitter le train...
M. Bouc déclara solennellement :
- L'assassin est parmi nous... dans ce train même...
Agatha CHRISTIE, Le crime de l'Orient-Express.

À minuit trente, l'express de Paris quittait la gare centrale de Toulouse. J'avais pu obtenir une couchette. Je m'endormis avant de passer Montauban, bercé par les ronflements satisfaits de deux représentants de commerce.
Didier DAENINCKX, Meurtres pour mémoire.

Il était minuit et demi quand Gallagher lui rendit sa liberté après avoir obtenu d'elle le nom et le signalement de quelques-unes des filles qu'elle avait "recrutées".
Sandy JOHNSON, Certains les aiment jeunettes.

À minuit et demi, je ne dormais pas encore. Allongé entre deux draps propres, je ne me sentais pas plus à l'aise que précédemment sur mon escalier. Des douleurs parcouraient mes côtelettes.
Léo MALET, Pas de bavards à la Muette.

Il était minuit et demi. J'étais seul dans ma chambre, au deuxième étage, assis sur une chaise près de la fenêtre, et je buvais un verre de lait, ou du moins j'en tenais un à la main.
D'ordinaire je ne choisis pas le moment où tout le monde s'agite fébrilement pour me réfugier dans la solitude, mais j'avais la sensation d'un choc inconnu, ou de quelque chose du même genre ; en tout cas j'essayais de remettre de l'ordre dans mes idées, ou peut-être dans mes sentiments. Tout ce que je savais c'est que j'éprouvais la nécessité de remettre en marche ce qui ne fonctionnait plus en moi.
Rex STOUT, La voix du mort.
0 h. 37'
Poirot, l'esprit soulagé, retourna au lit et éteignit sa lampe, non sans avoir jeté un coup d'œil à sa montre. Il était exactement une heure moins vingt-trois.
Agatha CHRISTIE, Le crime de l'Orient-Express.
0 h. 40'
Vingt dieux ! Le bijoutier ! Trapu, plus tout jeune, moustache noire, lunettes à monture noire, manteau noir, il arrivait en brandissant une clé. Quelle idée de terminer ses vacances à une heure pareille ! Zéro heure quarante, disaient toutes les Timex. Zéro heure quarante, un jeudi. En voilà un moment pour reprendre le travail.
Donald. E. WESTLAKE, Ça n'arrive qu'à moi...
0 h. 45'
À une heure moins le quart, enfin, la sonnerie de son propre appareil fit sursauter Cade. Il se précipita sur le récepteur. La tequila avait en partie anesthésié son esprit. Il était moins agité, mais plein d'une fureur froide.
- Allô ? dit la voix de Juana. Qui est à l'appareil ?
- Où étais-tu passée, bon sang ? s'écria Cade.
- Carino ! Comme c'est gentil de me rappeler ! Je pensais justement à toi...
- Où es-tu allée ?
- Où je suis allée ?... Oh ! tu as essayé de me téléphoner ?
- Oui, j'ai essayé ! Où étais-tu ?
- Ana est venue me prendre pour aller au cinéma.
(Ana était l'amie de Juana qui lui avait servi de témoin - une grosse fille à l'air sournois, qui avait déplu à Cade.)
- Ne mens pas ! Tu es sortie avec un homme... Qui est-ce ?
Il l'entendit retenir son souffle.
- Tu as bu, Val ?
- Peu importe. Qui était cet homme ?
- Il n'y a pas d'homme. Je suis sortie avec Ana. Si tu ne me crois pas, téléphone-lui. Je te donnerai son numéro.
- Je rentre à Mexico, dit Cade. Nous réglerons cela demain.
Et il raccrocha brutalement.
James Hadley CHASE, Chambre noire.

- Mr. Frenkel vous a-t-il raccompagnée chez vous, miss Ferris ?
- Certainement.
- À quelle heure êtes-vous rentrée ?
- Quelle heure était-il, Ben ? Environ...
- C'est à vous que je pose la question.
- Eh bien, il pouvait être une heure moins le quart quand je suis montée chez moi, toute seule, bien entendu. Nous avions bavardé un moment en bas.
Rex STOUT, Trop de femmes.
0 h. 50'
Loraine Wade s'assit sur son lit et alluma l'électricité. Il était une heure moins dix.
La jeune fille s'était couchée dès neuf heures et demie et, comme elle possédait le don précieux de pouvoir s'éveiller au moment fixé, elle avait pu prendre un peu de repos.
Elle gardait deux chiens dans sa chambre. l'un d'eux leva la tête et regarda sa jeune maîtresse d'un air interrogateur.
- Paix, Lurcher ! dit Loraine.
L'animal remit docilement sa tête entre ses pattes, mais la suivit du regard à travers ses poils emmêlés.
Agatha CHRISTIE, Les sept cadrans.

15 janvier, 0 h 50
La balade dans la nuit m'avait donné envie de traîner et je serais bien allé boire un verre si ma jambe ne s'était pas rappelée à mon souvenir. Je regagnai la maison et trompai le sommeil en rassemblant les articles de journaux qui relataient la mort de Gérard Blanc ainsi que ceux consacrés au casse raté de Michel Coubron.
Didier DAENINCKX, Lumière noire.

Il était une heure moins dix du matin un jour de semaine et la Cinquième Avenue en face du parc était déserte. Kelp trottina jusqu'en haut des marches de l'ambassade et pressa le timbre. Il vit des lumières derrière les fenêtres du premier étage, mais un long moment s'écoula avant qu'on ne vînt lui ouvrir. Un homme noir et silencieux l'invita à entrer d'un signe de ses longs doigts minces et lui fit traverser plusieurs pièces luxueuses avant de le laisser seul dans une bibliothèque au milieu de laquelle se trouvait une table de billard.
Donald. E. WESTLAKE, Pierre qui brûle.
1 h. 00'
Le crime avait été découvert par le policier Dover, le 22, à une heure du matin. Au cours de sa ronde, il avait secoué le bec-de-cane et constaté que le magasin était demeuré ouvert. Il entra, s'imaginant d'abord que la boutique était vide. Dirigeant sa lampe de poche vers le comptoir, il aperçut le corps prostré de la vieille femme. Lorsque le médecin légiste arriva, il déclara que la victime avait été frappée d'un coup sur la nuque, sans doute au moment où elle prenait un paquet de cigarettes sur l'étagère fixée derrière le comptoir. La mort remontait à sept ou neuf heures.
Agatha CHRISTIE, A. B. C. contre Poirot.

Elle avait été réveillée par de petits coups frappés à sa porte. La pendulette marquait une heure seulement. Elle s'était mise au lit vers dix heures et demie et elle aurait cru qu'il était beaucoup plus tard.
Plutôt que de crier simplement : "Entrez !", elle avait passé un peignoir et était allée à la porte.
Dans le couloir, elle avait trouvé George, en smoking. Il ne s'était pas couché. Sa respiration était irrégulière, son visage d'une pâleur livide.
- Voulez-vous descendre un peu dans le bureau ? J'ai besoin de vous parler ! J'ai besoin de parler à quelqu'un !
Un peu étonnée et encore à demi endormie, elle l'avait suivi.
Agatha CHRISTIE, Meurtre au champagne.

Vers une heure du matin le silence s'installa après qu'un groupe de cinq ou six hommes eut franchi le portail. Des renforts. Ils s'approvisionnèrent en couvertures et ressortirent du bâtiment pour prendre leur tour de garde près du feu.
Didier DAENINCKX, Le der des ders.

À une heure du matin l'aiguille émoussée de la platine automatique du manège infernal s'abaissa, pour la septième fois depuis la veille au soir, sur le sillon de Je t'aime à l'italienne et la voix de Frédéric François, déformée par l'usage, s'insinua sur les bords des boules Quiès dont Jean-Michel s'était garni les oreilles. Il se redressa brusquement en hurlant et arracha les minuscules tampons pour tenter de rattraper les mots qui naissaient sur les lèvres de Thérèse.
- Qu'est-ce que tu dis ?
Elle s'était assise, le dos contre l'oreiller, maintenant le drap devant sa poitrine.
- Je dis que je n'en peux plus de tourner dans le lit en écoutant leurs conneries... Je craque.
Il se serra contre elle, l'embrassa sur le front et la dévisagea en riant tout en tirant le drap vers le bas. Sa tête vint se nicher au creux de ses seins.
- Tu as une proposition ?
Elle haussa les épaules et lui caressa les cheveux, les yeux dans le vague.
Didier DAENINCKX, Le facteur fatal.

- Il était là depuis une heure du matin. La pluie s'est mise à tomber à peu près à ce moment-là, et il était mort avant la pluie.
Conan DOYLE, Son dernier coup d'archet,
L'Aventure de Wisterie Lodge.

Une heure du matin sonnait à une horloge proche, lorsque j'entrai dans ma chambre. Depuis soixante minutes nous étions le 8 novembre, le 8 novembre 1942. Déjà, là-bas, de l'autre côté de la Méditerranée, à Alger, des gars - ceux qui étaient dans le secret du débarquement américain - commençaient à se sentir nerveux.
Léo MALET, Le cinquième procédé.

À une heure, je ne dormais toujours pas et aucun bruit ne m'était parvenu du couloir. Aucun bruit ne parvenait de nulle part. Intérieur et extérieur étaient le domaine du silence.
Léo MALET, Pas de bavards à la Muette.

L'orage éclata vers une heure, déclenchant une fuite désordonnée. La pluie tombait si dru que les hommes se protégeaient la tête ou protégeaient celle de leur compagne avec leur veston et, après quelques instants, les robes légères des femmes leur collaient tellement au corps que certaines paraissaient nues.
Georges SIMENON, La Porte.

Quand, à une heure du matin, Wolfe décida que c'était suffisant et leva la séance, tout me donnait à penser que j'aurais des quantités de contacts personnels à établir avec le personnel féminin de l'étude. Non pas que ces messieurs eussent rechigné à répondre.
Rex STOUT, Un roman a tué...
1 h. 01'
Il était un peu plus d'une heure du mat' quand le cœur de la mère Chasseguet se mit à sonner dans sa poitrine comme s'il y avait effraction. Elle ne comprit que c'était le téléphone que lorsqu'elle l'eut décroché.
J.-B. NACRAY, La vie duraille.
1 h. 05'
Il relut le rapport de main courante, rédigé par un policier de patrouille de Rampart : 7.10.82 - 01 h 05 matin - "Interrogé deux hommes, blancs, à l'extérieur immeuble du 2269 Tracy - Ils buvaient de la vodka assis sur une Firebird dernier modèle numéro d'immatriculation HB5027 - ont expliqué que la voiture n'était pas à eux, mais qu'ils vivaient dans la maison - Fouillés par mon collègue et moi - rien - Pas pu faire vérification de casier ou mandat d'arrêt car appel urgent à ce moment-là" - Le nom de l'officier était imprimé au bas de la feuille.
James ELLROY, Lune sanglante.
1 h. 10'
- Très bien, madame. N'avez-vous rien entendu, lorsque vous avez été rentrée dans votre cabine ?
- J'ai été réveillée par la femme de chambre de Mrs. Doyle, qui a dit à sa maîtresse : "Bonne nuit, madame", d'une voix exagérément forte.
- Et après ?
- Je me suis rendormie. De nouveau, je me suis éveillée, avec l'impression qu'on marchait dans ma cabine. Puis, j'ai compris que c'était à côté.
- Dans la cabine de Mrs. Doyle ?
- Oui. Ensuite, j'ai perçu un bruit de pas sur le pont et celui d'un éclaboussement.
- À quelle heure environ ?
- Je puis affirmer qu'il était une heure dix.
- Vous en êtes bien certaine ?
- Tout à fait. J'ai regardé mon petit réveil sur ma table de chevet.
Agatha CHRISTIE, Mort sur le Nil.
1 h. 15'
- Trois hypothèses s'offrent à nous :
1° Le crime a été commis, comme nous le supposons, à une heure et quart. Cela est confirmé par la déposition de Mrs. Hubbard, par celle d'Hildegarde Schmidt et enfin par le témoignage du docteur Constantine ;
2° Le crime a été commis plus tard et les aiguilles de la montre ont été déplacées intentionnellement ;
3° Le crime a été commis plus tôt et l'heure modifiée à la montre comme dans l'hypothèse n° 2, dans le dessein d'embrouiller l'enquête.
Si nous admettons la première hypothèse comme la plus vraisemblable, nous devons accepter les conséquences qui en découlent. Si le meurtre a été perpétré à une heure et quart, l'assassin n'a pu quitter le train. Alors, où se trouve-t-il ? Et qui est-il ?
Agatha CHRISTIE, Le crime de l'Orient-Express.

Pour me faire mentir - comme si j'avais besoin de ça - , une quelconque horloge du voisinage égrena le quart d'une heure. Mais ça ne fit que rendre plus sensible le silence, lorsque tout y retomba. Je bâillai dans le noir, cherchai ma pipe à tâtons, l'allumai et ne fis qu'aggraver ma gueule de bois. Quant aux courbatures, elles persistaient.
Léo MALET, Pas de bavards à la Muette.

- Il a loué une voiture au garage Little, une Studebaker 1936 ; il a laissé une garantie de deux cents dollars en billets de vingt dollars. Je suis venu dans cette même voiture qui est devant la porte. J'ai tenté de me renseigner en chemin sans pouvoir trouver l'endroit où il s'est arrêté au retour pour nettoyer son visage. J'étais pressé puisque vous m'attendiez ici avant onze heures. Il est revenu au garage à 1 h. 15 du matin, mardi ; il a dû payer un supplément de dix dollars pour avoir tordu un pare-choc.
Rex STOUT, La sauce zingara.

Ils arrivèrent à la banque à une heure quart et durent déplacer une voiture garée dans le chemin. Ils la poussèrent devant une bouche d'incendie, prirent sa place et attendirent en silence, phares éteints et moteur arrêté, de voir la voiture de patrouille, la voiture neuf, passer à une heure trente.
Donald. E. WESTLAKE, Le paquet.
1 h. 30'
À une heure et demie du matin, alors que je bâillais à me décrocher la mâchoire et que je devais encore sortir pour aller chercher la voiture, il fallait qu'on sonnât à la porte.
J'allai ouvrir et je tirai le battant jusqu'à ce que la chaîne de sûreté fût tendue, laissant un entrebâillement d'une dizaine de centimètres, et je vis un homme, debout, qui attendait.
- Que voulez-vous ?
- Voir Nero Wolfe.
- Votre nom, s'il vous plaît.
- Ouvrez la porte ! dit-il d'un ton autoritaire.
- Allons, allons, fis-je... vous vous imaginez que vous arrivez aux heures de bureau ? Si votre nom ne vous plaît pas, cherchez-en un autre. Mais qu'il vaille la peine, parce qu'il est tard.
Rex STOUT, Meurtre au vestiaire.
1 h. 37'
À une heure trente-sept du matin, un des feux arrière s'alluma. Le numéro cinquante-deux. Au même moment, une sonnerie stridente retentit, semblable à celle d'un réveil-matin.
Pour éviter toute confusion, chaque dispatcher avait sa propre tâche. Cette sonnerie concernait l'homme de gauche. Il pressa un bouton tout en annonçant :
- Pour moi.
Et la sonnerie s'arrêta. Puis de la main gauche, il décrocha un téléphone et, de la main droite, appuya sur le bouton "émission" du poste radio. Il jeta un rapide coup d'œil sur une liste dactylographiée placée devant lui sous une plaque de verre, et vit que le numéro cinquante-deux correspondait au centre provisoire de la Banque des Capitalistes et des Immigrants.
Donald. E. WESTLAKE, Le paquet.
1 h. 45'
- Eh bien ? Eh bien ? pressa Gelding.
- Un barman qui fermait pour la nuit, fit Hepplewhite. Il l'a vue passer vers deux heures moins le quart. Paraît qu'elle filait à tout berzingue.
Donald. E. WESTLAKE, Le paquet.
1 h. 50'
Entre deux heures moins dix, le vendredi matin (quand Sarah Jaffee me téléphona pour m'annoncer la perte de ses clés), et neuf heures du matin le lundi suivant (quand je téléphonai à Wolfe du bureau du Commissaire de police) je dormis cinq heures peut-être, certainement pas davantage.
Rex STOUT, Trois femmes et un homme.
2 h. 00'
- Tout paraît tranquille, dit-il, et cependant...
Il demeura un instant perdu dans ses pensées, puis il rentra dans la bibliothèque, alla jusqu'à la porte, la ferma et en mit la clé dans sa poche. Ensuite il éteignit, écouta encore et revint vers la porte-fenêtre, tenant toujours son pistolet à la main.
Il lui sembla entendre marcher doucement sur la terrasse. Mais non...
Au loin, une horloge sonna deux heures.
Agatha CHRISTIE, Les sept cadrans.

Ménard avait rejoint sa piaule un peu après minuit. Seul. Je l'entendais faire les cent pas, à côté, puis s'asseoir pour écrire. Des plages de silence entrecoupées de marches rageuses. Il travailla jusqu'à deux heures avant de se coucher.
Didier DAENINCKX, Le der des ders.

Geneviève était rentrée après lui, vers deux heures du matin, légèrement ivre et totalement désespérée. L'alcool lui faisait l'effet inverse : au troisième verre, il pouvait rire sur n'importe quel sujet... Les souvenirs de morgue, les récits d'assassinats, les détails de la déposition d'une femme violée... Geneviève, non. Le whisky lui filait des coups de cafard. Probablement le goût...
Didier DAENINCKX, Métropolice.

- Je n'ai pas le sommeil très lourd, reprit M. Holder, et une anxiété latente dans l'esprit me le rendit encore plus léger que de coutume. Vers deux heures du matin, un bruit dans la maison me fit sursauter ; il ne se renouvela plus dès que je fus tout à fait éveillé, mais il m'avait laissé l'impression que quelque part une fenêtre avait été fermée doucement. J'écoutais de toutes mes oreilles. Soudain, je bondis : on marchait à pas feutrés dans la pièce voisine. Je me jetai à bas du lit, et j'ouvris la porte de mon cabinet de toilette.
- "Arthur ! criai-je. Gredin ! Voleur ! Comment oses-tu toucher à ce diadème ? "
Conan DOYLE, Les Aventures de Sherlock Holmes,
Le diadème de béryls.

À force de le surveiller, il sut que le nouveau propriétaire se saoulait tous les soirs dans un bar du Sunset. Il apprit que, à l'heure de la fermeture, il fallait le vider dans un taxi et que le conducteur qui l'attendait à la porte du bar toutes les nuits à 2 h. du matin était un turfiste invétéré lourdement endetté. Avec un zèle digne de ses cours, il se mit au travail, acheta d'abord une once d'héroïne pure, puis contacta le conducteur du taxi pour lui faire une offre. Le taxi accepta l'offre, et quitta Los Angeles le lendemain.
Deux nuits plus tard, c'était lui au volant du taxi à la sortie du Short Stop Bar à l'heure de la fermeture. À 2 h. du matin exactement, le propriétaire du Silverlake Camera chancela sur le trottoir et s'effondra sur la banquette arrière, perdant conscience tout de suite. Il emmena l'homme vers Sunset et Alvarado, et lui fourra un sachet plastique rempli à craquer d'héroïne dans la poche du manteau. Il traîna ensuite l'ivrogne inconscient jusqu'à Silverlake Photo et le plaça en position assise, les jambes dépassant l'embrasure de la porte, la clé dans la main droite.
Il roula jusqu'à un téléphone public, appela le LAPD et signala un cambriolage en cours. Ils s'occupèrent du reste. On envoya trois voitures de patrouille vers Sunset et Alvarado. Comme la première voiture s'arrêtait dans un crissement de pneus face à Silverlake Photo, l'homme à la porte se réveilla, se remit debout et porta la main à l'intérieur du manteau. Interprétant ce geste à tort, les deux policiers firent feu et le tuèrent. La boutique fut mise en liquidation la semaine suivante et il put l'avoir pour une bouchée de pain.
James ELLROY, Lune sanglante.

- La petite, elle a été tuée vers les 2 heures du mat', le samedi. Avec la chaleur, les mulots... Cela aurait pu être encore plus dégueulasse que ce que tu as vu. Ce qui s'est passé avant, on l'ignore. D'après le labo, ils l'ont violée à plusieurs. Le jeudi, le vendredi. Mais pas là où on l'a trouvée... Par-devant et par-derrière, si tu veux savoir.
- Je m'en fous des détails.
Jean-Claude IZZO, Total Khéops.

Le veilleur de nuit, lorsque je lui remis une nouvelle fois ma clef, ne put s'empêcher de remarquer :
- Heureusement que je ne dors pas. Des coups de téléphone à deux heures de la noye !
Léo MALET, Pas de bavards à la Muette.

J'ai fait la fermeture du bar, vers deux heures du mat, avec des jeunes qui reluquaient mon tatouage sur le bras, des nanas qui parlaient fort, saoules et sûrement désespérées rien qu'à l'idée de réintégrer l'école au matin.
Jean-Bernard POUY, Les gros culs.

À la maison, pas un bruit. Wolfe n'avait pas laissé de message. Dans ma chambre, une petite lampe rouge était allumée sur un mur. Cela voulait dire que le patron avait mis le contact grâce auquel, si on essayait d'entrer chez lui par la porte ou les fenêtres, un carillon se mettrait en branle sous mon lit et ferait assez de bruit pour réveiller même un dormeur tel que moi. À deux heures, j'étais couché.
Rex STOUT, La cassette rouge.

À deux heures du matin, l'un des policiers de White Plains, qui avait barre sur les autres, le cadavre n'ayant pas été découvert sur une voie publique, me dit d'aller me coucher.
Rex STOUT, La seconde confession.
2 h. 05'
- Je les entends arriver ! lança maman Murch à deux heures cinq, avant de courir à la voiture chercher sa mentonnière.
Elle l'avait à peine ajustée lorsque les phares apparurent au bout du stade.
Donald. E. WESTLAKE, Le paquet.
2 h. 10'
Le téléphone sonnait quand je rentrai. Deux heures dix. Enfoiré, me dis-je en pensant à n'importe qui pouvant oser téléphoner à pareille heure. Je laissai sonner. À l'autre bout, on renonça.
Le silence. Je n'avais pas sommeil. Et j'avais faim.
Jean-Claude IZZO, Solea.
2 h. 11'
Dortmunder s'était assis là, au bureau de J. C. Taylor réceptionniste, pour attendre minuit. Il se rappela avoir fermé les yeux parce que la lumière était trop forte, puis un flou, puis l'odeur de la mayonnaise et maintenant il était à nouveau là, et il était 2:11 à la petite pendule à quartz sur le bureau de J. C. Taylor. Où diable étaient passés les autres ? Partis faire le casse sans lui.
Donald. E. WESTLAKE, Le ciel t'aidera ?
2 h. 12'
2:11. Non, déjà 2:12. Il était temps d'y aller. Dortmunder se leva et se rassit aussitôt, parce que son dos semblait s'être fondu dans une position jusqu'alors inconnue.
- Oh, dit-il. Oh, la la.
Donald. E. WESTLAKE, Le ciel t'aidera ?
2 h. 14'
Il se balança lentement d'avant en arrière, levant d'abord une épaule, puis l'autre et, quand la pendulette annonça 2:14, il fit un nouvel essai. Cette fois, il resta debout mais laissa quelques bouts de doigts en contact avec le plateau du bureau par souci de sécurité.
Donald. E. WESTLAKE, Le ciel t'aidera ?
2 h. 15'
Il était deux heures un quart du matin quand Wolfe jeta un coup d'œil à la pendule, soupira et dit :
- Très bien, mademoiselle, je suis prêt à me conformer aux conditions de notre marché. Il a été convenu qu'après que vous auriez répondu à mes questions je répondrais aux vôtres. Allez-y.
Rex STOUT, La voix du mort.
2 h. 20'
Je rentrai ronfler à l'Agence.
La sonnerie du téléphone m'extirpa d'un sommeil de plomb. Avant de décrocher, je consultai ma montre. Deux heures vingt. Une nuit calme et sereine. J'allumai, et en bâillant et titubant, je m'approchai de l'appareil. Je ne mis pas moins de quinze secondes à porter le combiné à mon oreille :
- Allô ! dis-je, dans un second bâillement.
Léo MALET, Des kilomètres de linceuls.
2 h. 24'
Il reposa son verre vide et se mit à étaler lentement du beurre sur une tranche de cake chaud. Enfin il parla.
- À quelle heure êtes-vous rentré ?
- Deux heures vingt-quatre.
- Où êtes-vous allé ?
- Dans une boîte de nuit, avec une fille. J'ai trouvé l'âme sœur. Nous avons décidé de nous marier dimanche. Ses parents habitent le Brésil. Comme elle n'a pas de témoin, j'ai tout de suite pensé à vous.
- Pfui ! Comment s'est passée la soirée ?
- Vous voulez les grandes lignes ou le récit complet ?
- Les grandes lignes. Nous complèterons plus tard.
Rex STOUT, Un roman a tué...
2 h. 25'
À deux heures vingt-cinq du matin, le lendemain de la visite de Prosker à Greenwood, l'Autoroute Nothern State à proximité de la sortie d'Utopia Park était presque vide. Il n'y avait qu'un véhicule en vue, un gros camion poussiéreux, avec une cabine bleue et un arrière gris, et l'inscription ovale "Camions de Location Parker" inscrite en lettres blanches sur les deux portières de la cabine.
Donald. E. WESTLAKE, Pierre qui brûle.
POSTAMBULE
Bourrassol se forçait à étouffer sa voix et jetait de temps en temps des regards furtifs en direction de l'inspecteur.
- Je n'ai rien compris à ton histoire de fuseaux horaires... C'est impossible : des gens qui roulent à la même vitesse, sur la même distance mettent exactement le même temps... Sinon c'est que je suis le dernier des bestious et que je n'ai jamais rien compris à rien !
Lardenne se leva pour prendre un saladier chinois en bois verni, vestige probable d'un pot d'anniversaire, qui se remplissait de poussière au-dessus d'un classeur métallique. Il le secoua dans la poubelle puis le renversa sur une chaise. Son doigt traça des lignes imaginaires sur le bord du saladier.
- Là, tout en haut, c'est le pôle et ça les quartiers d'orange, ce sont les méridiens, les fuseaux horaires... D'accord ?
Bourrassol approuva en silence.
- Bon, tu prends Paris, à cette hauteur, et tu vas chercher une autre ville, à la même hauteur sur un autre méridien. Par exemple Washington. Disons qu'il y a huit heures de décalage entre les deux. Il est minuit à Paris et donc huit heures du matin à Washington. Deux types, un dans chaque ville, décident de grimper jusqu'au pôle. Ils ont exactement le même chemin à parcourir, ils roulent à la même vitesse, ils partent à des heures différentes, et pourtant ils arrivent exactement ensemble, à la même heure au même endroit ! C'est scientifique, c'est vérifié et pourtant, il y a quelque chose qui ne va pas, non ?
Bourrassol promena son index sur la surface vernie et tapota le pôle du bout du doigt.
- Oui, j'ai l'impression... Mais s'ils partent à des heures différentes et qu'ils arrivent ensemble, il est quelle heure au pôle ?
Lardenne ouvrit des yeux grands comme des soucoupes.
- C'est peut-être ça le truc : tous les fuseaux se rejoignent... Il est toutes les heures en même temps !
Cadin profita du silence réflexif qui s'était instauré pour quitter la pièce.
Didier DAENINCKX, Le facteur fatal.

Quelle heure ?!!!!!!!!!!! Non ?!!!!!!!
Elle déconne ta pendule ou j'ai trois heures de retard !?
Je sens que je vais dormir comme un bébé, si elle m'ouvre...
GOURIO, Brèves de comptoir, 1990.


La morale la meilleure,
En ce monde où les plus fous
Sont les plus sages de tous,
C'est encor d'oublier l'heure.
Paul VERLAINE, Jadis et Naguère
Jadis, Vers jeunes : Les vaincus.

Éditions GALOPIN
Envie d’une autre vie…, Loïc THOMÉE, 2003.
Mémoire perdue, ANONYME, 2003.
Le grand Karmaval, André STAS, 2003.
Ciné Spa, Vincent LEGROS, 2003.
Sur les autres mondes, portfolio, André STAS, 2004.
Le mâle moderne, Virginie VANOS, 2004.
Les Cent Nouvelles pas neuves, André STAS, 2004.
Cent Haïkus nécromantiques, Théophile de GIRAUD, 2004.
24 Heures dûment, André STAS, 2004.

 



Achille Verschoren DirecteurVoler au secours du Centre de Prêts de matériel de la Communauté Française de Naninne
Le dépôt de matériel de la Communauté Française de Naninne, connaît d’année en année des difficultés pour approvisionner le secteur en matériel et tout particulièrement en matériel de Camping. Déjà, fin décembre 2003, la Fédération des Centres d’Hébergement Wallonie-Bruxelles (FCHWB) attirait l’attention du secteur associatif (culturel et sportif) sur ce point, car plusieurs demandes de prêt de matériel ont été refusées ou partiellement refusées pendant les grandes vacances.
De plus, entre le 1er décembre et le 1er mars, le matériel de camping (les tentes), n’est plus du tout octroyé ? (patatras pour les Marchés de Noel, le carnaval de février 2005, et les autres manifestations…), de nombreuses demandes ont ainsi été refusées. Pour l’hiver, les arguments, notamment, utilisés pourraient être convaincants, puisqu’il est question de préserver les tentes du gel en prévision des besoins pour les camps de vacances, (qui pourrait être insensible à un tel argument ?, dans la même idée, ne faudrait-il pas aussi supprimer tous les transports en commun en hiver pour qu’ils puissent rouler en été ?).
Une question orale à la commission culture du 19/02/2004 (parlementaire) concernant le refinancement du Centre de Naninne a été posée à Mr. Dupont (Ministre de la Culture d’alors). La réponse indique clairement que des problèmes existent au dépôt de Naninne, même si, dans le futur !!!, ils pourraient (peut-être) se résorber. Il faut donc octroyer les moyens humains, en matériel et financiers pour aider Naninne et son personnel et ainsi ne pas/plus pénaliser le secteur. Tout récemment une nouvelle question a été déposée la semaine dernière, cette fois à la Ministre actuelle Fadila Laanan.
En attendant, les organisations, qui aujourd’hui veulent maintenir leurs actions, manifestations sont contraintes soit de les annuler, soit de louer, à quel prix ? du matériel tentes, chapiteaux… Il faut donc y remédier sans délai ! Il faut donc, sans délai, un refinancement de ce Centre de prêts de matériel de la Communauté Française afin de lui rendre la faculté de venir en aide aux associations. Mais derrière cette action il faut y voir aussi la sauvegarde du personnel en place. A défaut, il faudrait alors envisager la subvention en faveur des associations pour l’acquisition de tentes, chapiteaux… avec le problème de maintenance que cela soulevrait.
Aussi, je vous signale que la FCHWB compte organiser, dans les prochains jours, une action symbolique au cabinet de la Ministre compétente : Fadila Laanan, pour y déposer un stock de matériel et y monter des tentes devant ou dans le hall. Cette opération, pourraient se dérouler dans le courant de la semaine du 13 décembre 2004.
L’appel est lancé à toutes les associations culturelles, sportives, organisations et mouvements de jeunesse, les Centres de Jeunes, Maisons de jeunes… donnez votre avis.
Pour tous renseignements : Fédération des Centres d’Hébergement Wallonie-Bruxelles rue du Faubourg, 16-18 à 6250 Aiseau Tél : 071/74.45.47 – Fax : 071/74.45.48 – e-mail : fchwb@castor.be
Responsable : Achille Verschoren Directeur >

 


60 ans après la bataille des Ardennes, il est apparu important à TV Lux de recueillir les témoignages des derniers survivants des événements en province de Luxembourg.

La télévision locale, sous l'impulsion d'Olivier Orianne, a ainsi créé une série d'émissions qui retracent, jour après jour, l'actualité de l'offensive, du 16 décembre au 18 janvier.
Cette série d'émissions, bien au-delà de se conformer à commémorer un anniversaire, veut avant tout être une oeuvre de mémoire collective. Une centaine de personnes ont accepté de confier leurs souvenirs devant les caméras de TV Lux.
La télévision locale rend ainsi hommage à l'ensemble de la population et des militaires de tous pays qui ont vécu un mois en enfer en décembre 44 et janvier 45 dans les Ardennes.
Chaque jour, une courte fiction introduira la séquence et servira de fil rouge. Le Journal d'Elisabeth M. a été écrit par Jean-Pierre Echterbille, spécialement pour l'occasion. Il raconte la vie d'une infirmière dans une cave et à l'hôpital de fortune installé à Bastogne pendant la bataille.
Viennent ensuite les récits des témoins du jour, illustrés par des images d'archives et des lieux dans leur état actuel.
Ce projet est réalisé par quatre personnes au sein de TV Lux: Olivier Orianne, journaliste; Geoffray Lecoyer, caméraman; Pablo Berckmans, réalisateur; et Béatrice Jacquet, secrétaire de production.
Plus de deux mois de tournage ont été nécessaires pour enregistrer les témoignages et filmer les endroits stratégiques.
TV Lux remercie chaleureusement toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont participé à ce projet et espère que le résultat sera à la hauteur de leurs attentes.
Programme des émissionsContact:
TV Lux- Béatrice Jacquet- 061/230.610

60 ans après la Bataille des Ardennes, il est apparu important à TV Lux de recueillir les témoignages des derniers survivants des événements en province de Luxembourg. Jeune télé locale, nous n'avions pas eu l'occasion jusqu'ici de présenter à nos téléspectateurs le vécu de nos concitoyens à cette époque.
Cette série d'émissions, bien au-delà de se conformer à commémorer un anniversaire, veut avant tout être une œuvre de mémoire collective.
Une centaine de personnes ont accepté de nous confier leurs souvenirs. D'autres ont préféré s'abstenir. D'autres encore n'ont pas été contactées, par manque de temps ou d'information.
Au travers de ces émissions, nous voulons rendre hommage à l'ensemble de la population et des militaires de tous pays qui ont vécu un mois en enfer en décembre 44 et janvier 45 dans nos Ardennes. La première émission, qui sera diffusée le 16 décembre, est une présentation générale des rétroactes militaires de la bataille, et un aperçu de la série. Les suivantes évoqueront l'actualité au jour le jour du 17 décembre au 18 janvier.
Chaque jour, une courte fiction introduira la séquence et servira de "fil rouge".
Le Journal d'Elisabeth M. a été écrit par Jean-Pierre Echterbille, spécialement pour l'occasion. Il raconte la vie d'une infirmière dans une cave et à l'hôpital de fortune installé à Bastogne pendant la bataille. Catherine Poitoux et Christophe Echterbille donnent vie au texte.
Viendront ensuite les récits des témoins du jour, illustrés par des images d'archives et des lieux dans leur état actuel.
Pendant plus de deux mois, Olivier Orianne, journaliste et Geoffray Lecoyer, caméraman, ont sillonné la province pour enregistrer les témoignages et filmer les endroits stratégiques.
Une journée de tournage a été nécessaire pour mettre en scène le Journal d'Elisabeth M. et une demi-journée pour l'enregistrement des voix off.
Le montage des émissions se poursuivra jusqu'au début janvier. C'est un travail complexe, comprenant l'assemblage des images, des génériques, des voix off, notamment pour le doublage des témoins américains et allemand (Daniel Godard, Fernand Houdart, Etienne Méhu et Thierry Raizer).
L'équipe de tournage est épaulée en interne par Pablo Berckmans, réalisateur et Béatrice Jacquet, secrétaire de production.
D'autres collègues ont apporté un appui ponctuel : les caméramans Xavier Lenel et Dominique Rogée, Stéphanie Lambrecht (journaliste), Stéphanie Bertrand (secrétaire), les infographistes Philippe Laffut et Gilles Destexhe, sans oublier tous les autres collaborateurs de TV Lux qui ont supporté, encouragé l'équipe, et qui ont dû aussi suppléer par un surcroît de travail le temps consacré à la réalisation des émissions.
Il faut savoir que les moyens humains et financiers ont été puisés uniquement au sein de TV Lux, sans appui supplémentaire, hormis un montant de 3000 Euros octroyé par la Députation Permanente de la Province de Luxembourg et qui couvrira essentiellement les frais extérieurs tels que l'achat d'images d'archives et de cassettes de tournage.
Toutes les prestations extérieures indispensables (témoins, personnes ressources, bibliographies, rédaction et mise en scène de la fiction, doublage des voix, location de salles, …) nous ont été offertes dans le plus total désintéressement et avec le plus grand enthousiasme. C'est sans doute là notre plus belle récompense !
Nous remercions chaleureusement toutes les personnes qui ont participé à ce projet et nous espérons que le résultat soit à la hauteur de leurs attentes.

Nous tenons aussi à remercier tout particulièrement Eric Burgraff du journal Le Soir, qui, dès le début de notre aventure, a marqué son intérêt pour ce projet. Cet intérêt s'est matérialisé par une collaboration très concrète : chaque jour, du 16 décembre au 18 janvier, vous retrouverez dans les pages du "Soir" un écho des thèmes abordés par l'émission de TV Lux, mais aussi le Journal d'Elisabeth M. écrit par Jean-Pierre Echterbille pour la séquence fiction.
Programme des émissions
16 décembre
Prologue
17 décembre
Des signes qui ne trompent pas
Des alliés qui ne s'y attendaient pas
18 décembre
Sauve qui peut
Les alliés s'organisent
19 décembre
Baraque de Fraiture : la résistance du Colonel Parker
La 101e Airborne à Bastogne
20 décembre
La Gestapo sème la terreur
21 décembre
Combats à Hotton
Le Colonel Hogan et ses 400 hommes pris au piège
22 décembre
Il neige sur le champ de bataille
Nuts et Mc Auliffe
Patton
23 décembre
Bastogne encerclée
Le secours venu du ciel
Vielsalm : l'assaut du QG
24 décembre
Bande : le réveillon maudit
Bastogne : Renée Lemaire
25 décembre
Un Noël en enfer26 décembre
La Roche sous les bombes
27 décembre
Bastogne : l'encerclement brisé
28 décembre
L'aide médicale
Sainlez : les Wagières
29 décembre
Le martyre de Chenogne
30 décembre
Villers-la-Bonne-Eau occupée
Combats au château de Losange
31 décembre
Combats à Bonnerue
Un triste Nouvel An
1er janvier
Chenogne : pas de quartier pour les prisonniers
La Roche martyrisée encore
2 janvier
Combats au Bois Jacques
3 janvier
Bure, champ de bataille
4 janvier
Les Britanniques dans la bataille
La Longue Marche
5 janvier
Houffalize à genoux
6 janvier
Le ravitaillement s'organise
7 janvier
Les cows-boys sont parmi nous


8 janvier
Baraque de Fraiture : un carrefour stratégique
9 janvier
La contre-offensive alliée et la déroute allemande
10 janvier
Les Belges dans la bataille
11 janvier
Un nouvel air de liberté
12 janvier
La guerre ne fait pas de quartier
13 janvier
Les horreurs de la guerre
14 janvier
Foy-Noville : durs combats dans le village
15 janvier
Gouvy – Sterpigny – Baclain
16 janvier
Dégâts collatéraux
17 janvier
Dernières poches de résistance
18 janvier
Les bruits s'éloignent
Conclusions
Témoins
Prénom Nom Situation en 44-45
Fernand Choffray Baclain
Michel Gouverneur Bande
Alex Lambert Bande
Madeleine Barthélemi Bastogne
Victor Bouvy Bastogne
Elisabeth Cornet Bastogne
Roland Delperdange Bastogne
Monique Gérardy-Guiot Bastogne
Nicole Maus de Rolley Bastogne
Ida Piette-Nicolay Bastogne
Gilbert Annet Bourcy
Louis Goosse Bourcy
Guy Maquet Bourcy
Jean-Louis Roland Bourcy
Odile Laffineur-Damblon Bure
Marcel et Germaine Laffineur-Rob Bure
Albert Pigeon Bure
René Paquay Chaumont
Marie-Louise Bouvy-Incoul Chenogne
Adèle Burnotte Chenogne
André Burnotte Chenogne
Louise Mars Chenogne
Marie-Josée Williot Chenogne
Louis Cornet Dochamps
Maguy Marenne Foy-Noville
Roger Dumont Foy-Noville (Bois Jacques)
Louis Lesenfants Fraiture
Marie Maréchal-Jacquet Fraiture
André Wangen Gouvy
Paul Raze Hotton
Edith Collard Hotton
Florent Lambert Hotton
Gaston Pierrard Hotton
Josée Wauters Hotton
Marie Close-Dubru Houffalize
Louis Dislaire Houffalize
Yvonne Dubourg-Fraiture Houffalize
Marthe Jacquet Houffalize
Octavie Lesage-Daulne Houffalize
Henri Mignon Houffalize
Marie-Thérèse Christophe-Simon La Roche
Suzanne Collin-Brasseur La Roche
Frans Jacquet La Roche
Jeanne Simon La RochePrénom Nom Situation en 44-45
Fernand Leriche La Roche (Thimont)
André Hubert Les Tailles
Georges Parmentier Les Tailles
Nicole Mathu-Lepage Longchamps
Mariette Steveler-Pochet Longchamps
Marcel Léonard Longvilly
Joseph Pinth Longvilly
Jean Bouzendorf Losange
Esther Reyter Lutrebois
Léa De Sutter Marcouray
Jean Lambert Michamps
François Grandjean Moircy
Guy Habran Moircy
Gilbert Stilmant Neffe
Jeanne-Marie Brolet-Maboge Noville
Jean-Marie Mathieu Noville
Fernand Hartman Remagne
Nicole Hotua-Couturier Sainlez – Les Wagières
Alfred Hotton Saint-Hubert
Gilbert Hotton Saint-Hubert
Marcel d'Haese SAS
Jean Mal SAS
Bernadette Berte Vaux-Noville
Jean-Pierre Offergeld Vielsalm
Maria Conrard-Lafontaine Villers-la-Bonne-Eau
Marcel Lafontaine Villers-la-Bonne-Eau
Nelly Schmitz Wardin
Roger Reisen Warnach
Vétéran allemand
Jozef Reusch 560e Volksgrenadierdiv.
Vétérans américains

Joseph Crilley 101st Airborne Division
Franc Jr Denison 101st Airborne Division
Bill Garnere 101st Airborne Division
Dorm Grams 11th Armored Division
Forrest Guth 101st Airborne Division
William Heinz 3rd Armored Division
Clifford Huck 10th Armored Division
Esko Koskinen 28th Infantry Division
David Kregg 84th Division
Ron Spencer 2nd Division
Walter Stitt 3rd Armored Division
John Sweeney 10th Armored Division
Buck Taylor 101st Airborne Division


Avec la collaboration de :
Guy Blockmans (OPT)
Gilles Bouillon (Musée de La Roche)
Robert Clam (AMBA)
Remy Clément (Libramont)
Isabelle Collet (Ville de Bastogne)
Willy Deheusche (SAS)
Robert Fergloute (Maison Mathelin – Bastogne)
Paula Fourny (Libramont)
Eric Gillet (Ville de Bastogne)
Paul Marquet (Vétérans SAS)
Gille Nicolas (Noville)
Luc Nollomont (Segnia Houffalize)
Daniel Rob (SI Houffalize)
Henri Rogister (Criba)
Diana Vanthemsche (Musée de l'Armée)Archives
Bastogne Historical Center
CCAV – Edmond Caprasse
Le Soir
Ministère de la Défense Nationale


Sources Bibliographiques
BATAILLE DES ARDENNES – Les Routes du Souvenir
G. Blockmans Ed. OPT Wallonie-Bruxelles
DES CIVILS CONFRONTÉS AUX HORREURS DE LA GUERRE
Paula Fourny
DES HOUFFALOIS RACONTENT
Louis Dislaire
FORS L'OUBLI
Houffalize Remembers
HOTTON – Un siècle en images G. Pierard et J. Docquier R.S.I. Hotton s/Ourthe
JOURS DE SURSAUT
Collection Jours de Guerre Ed. Dexia
LA GRANDE BATAILLE DES ARDENNES
Hugh M. Cole Omer Marchal Editeur
LES CRIMES DE GUERRE – BANDE
Ministère de la Justice
LA BATAILLE DE BASTOGNE – Dossier pédagogique
Ed. Cercle d'histoire de Bastogne
BASTOGNE 44
J. de Launay Ed. J.M. Collet
LA 560. VOLKSGRENADIER-DIVISION DANS LA BATAILLE D'ARDENNE
L. Nollomont Ed. Segnia
DU SANG, DES RUINES ET DES LARMES – Chenogne 1944
R. Marquet Ed. Weyrich
J'AVAIS 13 ANS EN 1944 A. Burnotte Ed. Cercle d'histoire de Bastogne

Remerciements
Bastogne Historical Center Bastogne
Maison Mathelin Bastogne
Musée de la Bataille des Ardennes La Roche

Centre culturel Libramont
Cinéma L'Ecran Libramont

TV Lux
Le Président et les membres du Conseil d'Administration
La Direction
et toutes les autres personnes qui, de près ou de loin ont supporté
et encouragé l'équipe


Avec le soutien de la Députation Permanente
de la Province de Luxembourg
En partenariat avec Le Soir


 

Le mâle moderne encyclopédie pratique

Par le Professeur V. Vanos de l’Université Libre d’Ibiza

INTRODUCTION
Bienvenue dans l’univers étrange et mystérieux de l’être humain mâle… Pour la première fois depuis la Création du monde, les secrets de ce curieux animal vont être percés…
Dans cet ouvrage, seront abordés différents thèmes, dans le but de connaître et d’apprivoiser la nature profonde de cette espèce étonnante. À travers l’étude des différents sous-genres déjà observés par la Science Féminine, nous éluciderons le problème de ses origines (jusqu’ici inconnues), nous vous expliquerons les différents types de comportement de l’homme (que nous avons pu observer dans son milieu naturel), nous analyserons son langage et tenterons d’expliquer sa sexualité, jusqu’ici considérés comme une aberration biologique.
La méthode de recherche et d’analyse que nous utilisons est connue aux États-Unis sous le nom de O. E. V. (Observation – Expérimentation - Vivisection), où l’étude de l’homme a été jusqu’à présent considérée comme une science inexacte, basée sur les théorèmes des plus grandes zoologues.
Ici, nous tenterons une autre approche : l’animal sera cerné de plus près et avec plus de précision.
Il nous reste à vous souhaiter un bon voyage dans ces contrées que la Femme n’avait pas encore pénétrées...
Le meilleur ami homo trop parfait
1/ Origines
Depuis sa plus tendre enfance, il a toujours préféré jouer au docteur avec ses petits camarades qu’avec les filles de l’école d’en face. Comme la plupart des homos, il a toujours été un curieux mélange d’élégance et d’excentricité, de fragilité et de show off agaçant.

2/ Vie et mœurs
Il est à la fois aussi amusant et affectueux que votre meilleure copine, mais, comme il connaît l’âme masculine mieux que personne, il est de bien meilleur conseil quand vous lui en demandez sur votre vie sentimentale agitée. Il sait faire la fête et vous emmène tous les samedis soirs dans des boîtes gay dont le fun et les tralalas vous entraînent jusqu’au bout de la nuit. De plus, il est coiffeur ou esthéticien : il fait de vous « la plus belle pour aller danser », et ce pour un prix d’ami.
3/ Avantages
Vous soutient dans les pires moments de votre vie comme dans les meilleurs. Est aussi accro au téléphone que vous et ainsi joignable en cas d’urgence à n’importe quelle heure du jour comme de la nuit. Il est d’un goût excellent, d’une culture un peu particulière mais tellement enrichissante et fascinante. Avec lui, vous vous sentez en sécurité : vous savez que, même ivre mort, il ne vous violera jamais.

4/ Inconvénients
Beau comme un Dieu, il est malheureusement impossible à capturer. Il a une voix stridente qui vous fait repérer à trois kilomètres quand vous sortez avec lui. Il est mauvaise langue, connaît tous les cancans et est incapable de garder le moindre secret. Il pourrait vous piquer votre petit ami en lui faisant découvrir les joies de l’homosexualité, faisant apparaître les plaisirs traditionnels « homme-femme » comme tristement banals.
5/ Sexualité
Si l’acte se déroule dans votre lit, c’est à votre insu et pas avec vous, mais avec un de ses copains !
6/ Fin probable
Il épouse votre cousin du Brésil et vous finissez vieille fille.
7/ Phrase-clé
« Ma pauvre chériiiiiiiiiiiiiie, comme tu as souffert ! Comme je peux te comprendre ! Ce monde est décidément trop rude pour une délicate petite perle comme toi ! »

Le dictionnaire des citations
1/ Origines
Intellectuel frustré de n’avoir pu faire d’études supérieures, brimé par les siens (des travailleurs acharnés qui « n’ont pas eu toujours facile » et qui ont ramé des années durant dans le seul but d’avoir une vie décente), il a miraculeusement une faculté de mémorisation extraordinaire. Et profite de ses week-ends et jours fériés pour apprendre les pages roses du Larousse (« Citations françaises et étrangères »).
2/ Vie et mœurs
Toute son existence est réglée en fonction des bons mots qu’il a trouvés, et de tous ceux qu’il proférera encore. Il n’est pas capable de dire une phrase qui soit de lui. Au bureau ou à l’usine, il a réussi à acquérir un certain standing en partant tous les soirs en disant : « Les mecs, faut que j’y aille, j’ai encore quelques pages à étudier. » (Ce qui change des sempiternels « Les mecs, faut que j’y aille, Bobonne m’attend. »)
3/ Avantages
Merveilleux secours en cas d’études littéraires de votre part. Grand répondeur du tac au tac, il exerce votre vivacité d’esprit au quotidien et s’il vous aime, sa langue acérée peut servir d’épée en cas d’insulte inopportune à l’encontre de votre personne. Il a un humour très fin (bon, ok, pêché dans différents bouquins) qui peut être intéressant dans certains milieux mondains.
4/ Inconvénients
À la fin, ses citations, on les connaît par cœur. Et le pire, c’est qu’il s’en sert pour clore les conversations qui tournent à son désavantage. Sa culture livresque masque des carences colossales en intelligence pratique. À la fin, on conclut qu’il est doté d’une mémoire prodigieuse, mais qu’il est con comme la lune. Et quand on découvre son vide intérieur, il se sert de ses citations pour se livrer à des joutes d’une méchanceté et d’une violence rares.
5/ Sexualité
Tellement littéraire qu’elle en devient purement théorique…
6/ Fin probable
Le jour où, passablement ivre, il vous sort devant votre mère « Si Dieu a inventé l’alcool, c’est pour que les moches puissent aussi se faire baiser (Coluche) », vous le quittez pour un Chippendale australien qui a autant de vocabulaire qu’une huître de Zélande mais dont le silence met mieux en exergue ses évidentes qualités musculaires.
7/ Phrase-clé
N’importe quel dictionnaire des citations pris de la première à la dernière page.


L’Organisator
1/ Origines
Le gène se transmet de père en fils. Souvent rejeton unique ou aîné d’une famille d’ingénieurs ou de fonctionnaires ultra-zélés, l’organisation lui semble reproduire à petite échelle la structuration de l’Univers par le Grand Architecte.
2/ Vie et mœurs
Ranger est sa passion, organiser est son vice. Il ne sait faire que ça (et n’en est pas plus efficace pour autant). Il régente sa propre existence de façon militaire et voudrait faire de même avec celle de tout le monde. (Oui, y compris vous !) Son boulot, sa vie de famille, ses virées avec ses amis, ses rêves et ses sentiments sont planifiés avec une rigueur absolue. Grand timide et peureux pathologique, tout ce qui lui paraît flou ou incontrôlable lui fiche d’horribles crises d’angoisse.
3/ Avantages
Vous aide à vider vos greniers avec une efficacité inégalable, transforme le boxon qui règne dans votre tête comme dans votre chez-vous en un ordre calme et régulier. Vous en retrouvez ainsi plus vite les choses qui vous sont essentielles pour une tâche donnée, ce qui vous fait gagner un temps fou. Vu qu’il a horreur de prendre des risques inutiles, il vous épargne les multiples dangers causés par l’incertitude.
Solide comme un roc, il est d’une fiabilité à toute épreuve et vous pouvez avoir en lui une confiance absolue.
4/ Inconvénients
Range tout à votre place ; de méthodique, vire maniaque. Il vous enseigne mille façons de gagner du temps sans se rendre compte que ses cours vous en font perdre plus qu’autre chose. Il manque d’originalité, d’inventivité, est atrocement scolaire pour tout, y compris les sentiments.
5/ Sexualité
Le sexe ne rattrape guère le reste : il organise les coïts dans les moindres détails : durée, intensité, dialogue. Des préliminaires au câlin après, il a tout prévu ; la date et l’heure exactes sont inscrites dans son agenda depuis six semaines, il vous a même distribué un feuillet en deux exemplaires que vous avez le loisir d’étudier quarante-huit heures à l’avance, histoire d’être bien préparée et de connaître votre emploi du temps sur le bout des doigts.
6/ Fin probable
Crise cardiaque à quarante-six ans après avoir tenté de répertorier toutes les notes de frais qu’il a gardées au cas où depuis son entrée dans la vie professionnelle. Votre premier réflexe après la mise en bière : foutre le bordel dans toute la maison, y compris votre propre bureau. C’est mesquin, mais ça fait du bien.
7/ Phrase-clé
« L’esprit domine la matière, et si Napoléon a gagné autant de batailles, c’est grâce à la discipline et l’organisation exemplaires de ses armées et institutions. »
Le chômeur pro
1/ Origines
Soit un honnête travailleur dont le drame a été de perdre sa place d’employé administratif (et qui, au bout de trois mois à compris le bonheur et le charme du farniente), soit le descendant d’une dynastie toute entière de chômeurs pro (« Eh oui, on glande chez nous depuis le règne de Louis XIII ! »)
2/ Vie et mœurs
À part boire de la bière avec ses copains chômeurs, s’avachir devant la télévision, se rendre au bureau de pointage et faire semblant de chercher du boulot (pour rassurer son entourage et avoir la paix avec les autorités compétentes), son existence oisive ressemble de près comme de loin au Néant Absolu, ce qui peut être un très joli concept philosophique, mais qui dans la vie pratique le rend aussi utile et aussi passionnant qu’un cloporte dans une galerie de peinture moderne.
3/ Avantages
Il est cool, il vit au jour le jour sans se poser trop de questions inutiles, il est reposant. Comme il a l’habitude d’un niveau de vie assez bas, s’il est honnête, il ne vous coûte quasi rien. Comme il n’a rien à faire, il est tout le temps disponible pour vous. Et si une de vos amies a un plafond à repeindre, il peut le faire pour un prix très modique, ce qui l’aidera à acheter la bouffe pour son chat.4/ Inconvénients
Comme, justement, il n’a rien à faire, il pourrait passer des journées entières à vous tromper. Son manque quasi total d’ambition vous désespère. Il vous reproche de n’avoir pas autant de temps libre à lui consacrer que lui pour vous. Vu qu’il n’a pas un rond en poche, les loisirs et sorties avec lui sont extrêmement limités. Il perd tous ses amis un à un et vient, soit pleurer dans votre giron, soit vivre des crises de rancœur misanthrope. Il fume trop, se met à boire, se métamorphose en véritable épave humaine…
5/ Sexualité
Son kiki finit tôt ou tard par devenir aussi inactif que la totalité de sa personne.
6/ Fin probable
Si le travail, c’est la santé, vous finirez avec un vieux croûton constamment malade dont les soins médicaux seront pour une partie remboursés par la Sécu. Pour l’autre partie, c’est avec VOS revenus que vous casquerez, malheureuse !
7/ Phrase-clé
« Où donc ai-je foutu cette putain de carte de pointage ? Chérie, c’est toi qui m’as pris mon outil de travail ? »

Le dragueur fou
1/ Origines
Petit, laid mais pas complètement con, il pratique la drague compulsive dans le but masochiste et inconscient de se faire jeter. Comme modèle, il n’a pas eu à chercher loin : tous les hommes de sa famille sont ainsi !
2/ Vie et mœurs
Au boulot, il drague. En boîte, il drague. Aux cours du soir, il drague. Au cinéma, il drague. Dans le bus, il drague. Les hommes le fuient car ils ne supportent pas ses monologues enfiévrés sur ses conquêtes potentielles, les femmes le fuient car sa présence n’est rien de plus ni rien de moins que du parasitisme lourd et étouffant. Et il n’a pas eu de relations sexuelles depuis le collège.
3/ Avantages
Permet à vos pulsions sadiques de s’exprimer librement en cas d’intrusion dans votre vie sereine et équilibrée, tout en ayant l’opinion publique de votre côté. (« Franchement, je comprends tout à fait que Charlotte lui ait cassé la figure, il la harcelait tellement qu’elle n’en dormait plus la nuit ! ») Peut également servir de faire-valoir en cas de célibat prolongé. (« Eh oui, je suis seule par choix et non par obligation, d’ailleurs, si je veux me caser, je n’ai qu’à lever le petit doigt et y a Thibaut qui rapplique tout de suite ! »)


4/ Inconvénients
Il vous poursuit nuit et jour de ses avances, et fait la même chose avec toutes les femmes de sa connaissance (et même avec les inconnues !). Il vous appelle six fois par jour sur votre portable, votre ligne privée et votre ligne directe au bureau. Il est si mesquin qu’il vous discrédite auprès de l’adorable garçon que vous venez de rencontrer et avec qui vous auriez voulu faire un bout de chemin.
5/ Sexualité
Comme un lapin, quand il arrive à ses fins : il a à peine terminé avec vous qu’il ne demande qu’à recommencer avec une autre.
6/ Fin probable
Une baffe en pleine figure (pour lui).
Une morale à toute épreuve suite au dégoût provoqué par l’intrus (pour vous).
7/ Phrase-clé
« Je ne drague pas, moi Madame, j’envoûte ! »


L’obsédé sexuel
1/ Origines
Initié soit trop tôt soit trop tard aux mystères de la conception. Son père lui aurait parlé de sexe de façon hypermaladroite pour la première fois avant l’âge de cinq ans ou bien après la puberté. Pire encore : personne ne l’aurait jamais éduqué et il serait tombé par hasard sur un film classé X seul dans la maison familiale en plein milieu de la nuit, le jour de ses seize ans.
2/ Vie et mœurs
Vous le rencontrez au coin des terrains vagues et à la sortie des écoles (maternelles, primaires, secondaires et même supérieures) nu sous l’imperméable de Columbo. Il traîne comme une âme en peine partout où il pourrait y avoir un spectacle susceptible de l’intéresser : les quartiers chauds, les boîtes à strip-tease, les cinémas porno, les sex-shops. Et le pire, c’est qu’il est comptable ou caissier dans la vie civile.
3/ Avantages
Vous en voyez, vous ?


4/ Inconvénients
À part les viols potentiels d’honnêtes femmes comme vous et moi et le traumatisme des petites filles du quartier, il sévit comme la peste bubonique au Moyen Âge : partout, n’importe quand, sur n’importe qui et sans discernement. Et s’il habite dans votre immeuble, vous vivez (parfois sans le savoir) comme dans le couloir de la mort qui précède les exécutions capitales aux États-Unis : en sursis.
5/ Sexualité
Ne sait pas pratiquer la chose normalement, il lui faut d’office un « agrément » de perversion (fétichisme, viol, zoophilie, nécrophilie, …)
6/ Fin probable
À quarante ans, suite à la quatorzième plainte déposée à son encontre pour exhibition de ses organes génitaux sur la voie publique, se retrouve en clinique à perpète, entouré de gentils docteurs compatissants qui lui administrent des neuroleptiques en intraveineuse cinq fois par jour.
7/ Phrase-clé
« Tu la veux, ma grosse clé dans ta serrure ? »


Le super snob
1/ Origines
Souvent fils de bourgeois ou de parvenus qui lui ont appris dès son plus jeune âge à « bien choisir ses relations et ses centres d’intérêts ».
2/ Vie et mœurs
Il a fait des études bidons et inutiles (sociologie, philo, critique d’art contemporain) dans une école privée très chère, ce qui a contribué à agrandir le cercle de ses relations (des niais aussi snobs que lui) et à élargir l’étendue de ses connaissances. Il est la preuve vivante que « la culture, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale ». Il n’a aucune conscience, critique tous ceux qu’il juge inférieurs à lui (en fait, pratiquement tout le monde) et a une vision du monde réductrice et bornée à son petit monde mesquin. Il n’a qu’un seul Dieu, l’argent, et une seule philosophie, faire ce qu’il lui plaît avec des gens de sa trempe en faisant fi du restant de l’humanité.
3/ Avantages
Quelque part, il a quand même un goût relativement sûr. Si vous voulez participer à des rallyes ou autres bêtises du genre, il est le piston rêvé. Et s’il meurt avant vous, vous serez une riche veuve, et vous garderez quelques relations intéressantes (avocats, homéopathes, critiques littéraires, politiciens) qui pourront vous être utiles dans certaines situations problématiques.4/ Inconvénients
Son snobisme et son mépris des gens modestes vous rendent dingue. Il est tellement misanthrope et enclin au prosélytisme qu’il vous coupe de toutes vos vraies amitiés. Vous ne savez plus parler du problème des réfugiés ou du Quart-Monde sans qu’il lâche un petit rire sardonique. Stade létal : devenue comme lui, tout le monde vous hait, sans pour autant vous envier.
5/ Sexualité
En voyant sa tronche suffisante et ses airs de chèvre constipée, vous vous doutez bien qu’il en a une toute petite…
6/ Fin probable
À soixante-cinq ans, il participera à quatre conseils d’administration, pratiquera le tourisme sexuel dans les tous les coins chauds de la planète et fera la couverture de deux ou trois revues people. Vous, vous aurez de la cellulite jusqu’aux chevilles, ce qui vous fera comprendre le prix de votre lâcheté. (Pourquoi ne l’avez-vous pas quitté quand il vous a trompée avec la fille des Casinos Von Schtroumphs ? )
7/ Phrase-clé
« Saint-Trop ? complètement has been ! Faut aller aux Bahamas, c’est tellement plus fun ! »


La grande gueule du café du coin
1/ Origines
Enfant, il a assisté (et pas qu’une fois !) au spectacle réjouissant de son père et de ses camarades de chantier refaisant le monde autour d’un verre de bière au comptoir du PMU du coin.
2/ Vie et mœurs
Il est l’orateur fétiche de tous les soûlards du bistrot d’en face, il leur parle non-stop de neuf heures du matin à 11 heures du soir de ses opinions sociales, religieuses et politiques, des femmes qui veulent faire carrière (car en plus, il est macho comme pas deux), de l’éducation des enfants, des guerres dans le monde et de sport automobile, Moto et Formule 1.
3/ Avantages
Quand il est au bistrot, au moins vous avez la paix, et vous pouvez écrire votre mémoire de fin d’études ou aller rejoindre le Ministère où vous êtes Chef de Cabinet, et ce, en toute quiétude.

4/ Inconvénients
Quand il se met à refaire le monde chez vous après une journée au PMU à fulminer comme un avocat général, vous regrettez amèrement d’être partie de votre bureau et vous envisagez de planter votre tente dans le hall d’entrée de votre entreprise bien-aimée. Le jour où son bistrot favori ferme, vous envisagez, soit le suicide soit l’expatriation en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Et si vous avez le malheur de faire des enfants avec lui, les jours de congés scolaires sont pour vous une horrible source de stress : il risque de faire leur éducation à domicile (pire, de les accouder au même comptoir que ses potes pour qu’ils profitent aussi des leçons de Papa).
5/ Sexualité
À jeun, comme complètement ivre, il reste égal à lui-même : archi-nul…
6/ Fin probable
Pour avoir une fin, il faut qu’il y ait eu quelque chose avant. Et comme ce type-là n’est RIEN, et qu’à part monologuer bêtement, une chope en main, devant son public de connards avinés, il n’a jamais rien accompli de toute sa stupide vie, il finira sans doute fossilisé, accoudé au comptoir de « Chez Fernande ».
7/ Phrase-clé
Toutes ses tirades commencent par « Moi, si j’étais ministre… » ou « Moi, si j’étais patron… » (On peut remplacer les mots ministre et patron par tous les hauts postes qui ne seront jamais pour lui.)
L’écolo
1/ Origines
Comme tout être vivant, il est le fruit de notre bonne vieille Terre, dit-il.
2/ Vie et mœurs
Comme c’est joli, comme c’est touchant de le voir cultiver les légumes dans son propre jardin ! Il est gentil comme tout, et tient de grands discours doucereux mais hyper-convaincants, sur la nécessité de chouchouter cette Nature qui nous a tous engendrés comme une mère attentive. Par contre, le jour où il participe à des commandos anti-OGM, qu’il place une bombe dans le Mc Do de votre localité, qu’il gifle un jeune qui a malheureusement laissé tomber un mégot de cigarette (éteint) sur votre trottoir, vous commencez à le trouver nettement moins sympathique.
3/ Avantages
Il éveille votre conscience écologiste, et vous vous mettez à réfléchir à l’avenir de notre chère planète bleue. Vous triez vos déchets, vous mangez bio (bon pour votre ligne comme pour votre teint), et vous partez chaque année en vacances dans des lieux paradisiaques qui n’ont pas ou peu connu la dévastation des touristes sales, irrespectueux et polluants.


4/ Inconvénients
Vous frôlez la crise de neurasthénie à chacun de ses petits discours moralisateurs. Son œil intégriste scrute vos moindres faits et gestes et vous recevez des savons mémorables à chaque fois que vous mettez un bocal de verre blanc dans la poubelle destinée au verre brun. Vous êtes consternée de vous rendre compte qu’il n’y a pas plus intolérant.
5/ Sexualité
Vu qu’il est contre la pilule, que vous n’avez pas envie à trente ans d’être la mère d’une demi-douzaine de braillards et que le coït interrompu vous laisse insatisfaite, vous finissez par ne plus avoir du tout envie de lui…

6/ Fin probable
Dans une ferme collective au fin fond de l’Aveyron, tandis que vous goûterez aux joies polluantes du confort d’un appartement moderne dans une grande capitale européenne.
7/ Phrase-clé
« La Nature est notre Grande Mère à tous. »


Le coco
1/ Origines
Pris en charge dès son plus jeune âge par des parents communistes acharnés.
2/ Vie et mœurs
Il consacre tout son temps à lutter contre la société occidentale qui spolie les malheureux travailleurs du peuple et prépare, puis prononce des discours dignes de Staline lui-même devant des groupuscules de communards aussi monomaniaques que lui.
3/ Avantages
Les deux seules choses que vous pourrez en tirer, c’est : une certaine connaissance de l’histoire socio-politique de l’Europe de l’Est, la Chine et Cuba (intéressant si vous n’avez aucune idée du thème que vous allez choisir pour votre mémoire de fin d’études), et une réflexion sur les failles de la démocratie et du capitalisme.
4/ Inconvénients
Imaginez un peu la vie que vous auriez menée comme ouvrière au fin fond d’un trou paumé en Ukraine, à trimer comme une bête pour pas un rond, vieille et usée à cinquante ans après une vie de labeur proche de l’esclavage… Ça ressemble à votre pire cauchemar ? Au nôtre aussi !
5/ Sexualité
Il chante, hélas, l’Internationale quand il jouit…
6/ Fin probable
Dans un camp de guérilleros cubains ou dans une exploitation agricole au cœur profond de la campagne chinoise, où il aura le loisir d’apprécier les avantages non-négligeables de l’absence de tout confort et de toute vie privée...
7/ Phrase-clé
« L’Occident dépravé et capitaliste ferait mieux de prendre exemple sur cette admirable politique marxiste-léniniste qui est le seul système qui traite tous les êtres humains comme des entités égales entre elles. »
Et si on lui demande ce qu’il pense des vingt millions de morts en ex-URSS durant l’ère stalinienne, il vous répondra que c’était un mal nécessaire et/ou que les traîtres n’ont que le châtiment qu’ils méritent.


Le facho
1/ Origines
Soit ses parents lui ont transmis leur haine de l’Étranger, le goût de la conquête sanglante et de la violence gratuite ; soit, victime de certaines injustices sociales et déçu par le système démocratique qui lui semble favoriser tout le monde à part lui-même, il développe une sur-agressivité inconsidérée de type réactionnel.
2/ Vie et mœurs
Sa destinée rêvée ? Celle de son idole de toujours, un peintre qui n’a pas eu les capacités requises pour rentrer à l’Académie de Vienne et qui est tristement connu pour l’atroce massacre de six millions de Juifs, sans compter les Tziganes, les handicapés, les résistants et les homosexuels.
3/ Avantages
Si vous vous sentez une âme (si on peut qualifier ainsi ce genre de psychose) de gestapiste et/ou de révisionniste, vous en trouverez bien vous-même !

4/ Inconvénients
D’après certains exégètes des Centuries de Nostradamus, Hitler serait un des Antéchrists de l’ère moderne ; autrement dit, un des plus grands et plus dévoués serviteurs du Mal, une des incarnations de Satan. Si vous ne voulez pas être l’épouse du Diable, et la mère d’un démon qu’il pourrait vous faire concevoir, fuyez tant qu’il est encore temps !
5/ Sexualité
Aussi désirable que Pinochet ou Mussolini…(Beurk !)
6/ Fin probable
Comme tous les nazis, planqué en Amérique du Sud ou, les yeux bandés, douze balles dans la peau au petit matin.
7/ Phrase-clé
« Hitler n’a pas fait que des conneries, il faut quand même reconnaître qu’il a grandement contribué au bien-être économique de l’Allemagne. »

Le gigolo
1/ Origines
Fils unique d’une maman qui l’a tendrement chéri, il a compris très tôt que sa beauté fragile et fringante, ses talents de baratineur et sa capacité à avoir une érection en béton armé, même devant une vieillarde incontinente, pouvait lui épargner une vie à trimer comme une bête, pour des queues de cerises.
2/ Vie et mœurs
Alerté par la rubrique nécrologie d’un journal de droite (dont il se sert comme annuaire mondain pour ses « repérages »), il vous fait de charmants sourires durant l’enterrement de votre cher milliardaire d’époux. À la sortie du cimetière, il vous aborde en vous disant qu’ « une jolie femme comme vous ne devrait pas porter ces tristes vêtements de deuil jusqu’à la fin de ses jours ». Le soir-même, il est dans votre lit, avec une ardeur digne de Rocco S., vous empêchant de sombrer dans un chagrin qui vous collera pendant des années comme un linceul glacé.
3/ Avantages
À septante-huit ans, vous avez l’illusion que votre belle jeunesse n’est pas tout à fait envolée, vu que vous arrivez toujours à séduire, et, encore mieux, à garder, un jeune éphèbe beau comme un Dieu qui éclaire votre triste vie. De plus, si vous avez quelques remords quant à l’égoïsme dont vous avez fait preuve durant soixante ans, il vous donne la sensation de vous racheter en lui faisant quelques petits cadeaux.
4/ Inconvénients
Vous ne vous rendez pas compte que non seulement vous avez l’air d’une grande gourde avec cet arriviste de quarante-cinq ans votre cadet, que tout votre entourage vous croit atteinte de sénilité précoce, mais qu’en plus, il ronge comme un hamster neurasthénique l’héritage promis à vos enfants chéris…
5/ Sexualité
Vigoureuse. Il arrive à faire jouir des octogénaires jusqu’à six fois par coït, raconte-t-on…
6/ Fin probable
Vous vous la coulerez douce sur une plage des Antilles, tous les deux comme un vieux couple émouvant : vous, liftée, siliconée, amère et misanthrope ; lui, beau, jeune, plein d’avenir (votre pognon et votre fille cadette).
7/ Phrase-clé
« Tu m’aimes donc si peu pour ne m’offrir qu’une propriété à Saint-Tropez ? Ma peau ne supporte le soleil que six mois par an, alors je te conseille de me chercher une villa en Suisse, sinon, tu risques de voir mourir ton doudou chéri qui t’aime tant d’un douloureux cancer… Bouhouhouhou… Je veux pas crever seul comme un rat loin de toi… BOUHOUHOU… » Bibliographie
°TERCA (S.), Socio-pathologie du mal et du mâle zoulou, 3ème édition, 666 pages, 1 illustration en couleurs, Éditions Astrolabe, Hoûte-Si-Ploût, 1966.
°ANDERSON (R.), Sexualité des cactus, 5ème édition, 255 pages, plein d’images, Éditions ABC jusqu’à Z, Stockholm, 1962.
°PEPETTE (F.), Hommes, une race à fuir, 362 pages, illustrations en noir et blanc, Éditions Vilaine Hyène, Lesbos, 1435.
°ANONYME, Comment j’ai tenté de tuer ma femme et n’y suis pas arrivé, 165 pages, illustrations censurées, Éditions Serial Killer, Waterloo, 2001.
°CHINA (M.) – La solitude du branleur, 2ème édition, 1.549 pages, 1.549 illustrations en couleur, Éditions Je me l’astique, Fleuris-Mérogis, 1975.
°RAOUL X, Mémoires d’un zizi de campagne, 6.969 pages, Éditions Bordello in Fino, Pignouf-sur-Meuse, 1979.
°RAMIREZ (J.), Les femmes, ça reste dans sa cuisine et ça se tait, 128ème édition, 19 pages, Éditions Ze Macho, Buenos Aires, 1999.
°ZAMPA (H.), Psychopathologies du mâle martien, 325 pages, Éditions OVNI, Planète Mars, 1954.
°MEME RENTRE-DEDANS, La révolution féministe sous Cro-Magnon, 65ème édition, 2 pages, pas d’illustration, Éditions Dinosaures à Plumes, Neandertal, -1234 avant JC.
°ANONYME, Ma femme, cette idiote, cette cocue, 641 pages, 4 illustrations en couleurs, Éditions Méchant Pas Gentil, Rome, 1987.
°ALEX (B.), Moi, Alex, 89 ans et toujours puceau, 565 pages, Éditions J’ai vachement honte, Bruxelles, 2003.
°KIEK (D.), Mon mec, ce crétin fini, 3ème édition, 156 pages, 23 illustrations en noir et blanc, Éditions Aïe aïe aïe, Tenerife, 2000.
°MINOU, Mes femelles et moi, 6ème édition, 125.578 pages, plein-plein d’illustrations en couleurs, Éditions Miaouw-Miaouw, La Chatière, 1939.
°DUGENOU (C.), Histoire des Nazes - Les Imbéciles à travers les âges, 46ème édition, 1.001 pages, Éditions Ducon, Washington DC, 1983.
°DUC DE RENVILLE, Apologie du fou à lier, 436.256.324.144 pages, Éditions Hemione, Charenton, 1925.
°JESUS-CHRIST DE NAZARETH, Du pain sur le poisson, 3.525 pages, Éditions Vatican-Super-Star, Rome, an 30 de notre ère.
°FDFGHXHWWJWKSLSM, Le concubinage sur Pluton, 15.651.485ème édition, 2 pages, Éditions Wxzmfzbdkflleeb, Jupiter, 1987.
°DECEU (F.), Comment en faire voir à son mari pendant 50 ans, 19ème édition, 314 pages, Éditions de la Tortionnaire, Molenbeek-St-Jean, 1942.
°WATZ (R.), La laideur du fessier masculin, 6ème édition, 786 pages, 534 illustrations en couleurs, Éditions Ducul, Tokyo, 1953.
°MYTHO-MAN, Elles me veulent toutes, 18.000 pages, des illustrations couleur, et noir et blanc à n’en plus finir, Éditions du Menteur, Las Vegas, 1993.

Éditions GALOPIN
Envie d’une autre vie…, Loïc THOMÉE, 2003.
Mémoire perdue, ANONYME, 2003.
Le grand Karmaval, André STAS, 2003.
Ciné Spa, Vincent LEGROS, 2003.
Sur les autres mondes, portfolio, André STAS, 2004.
Le mâle moderne, Virginie VANOS, 2004.
Les Cent Nouvelles pas neuves, André STAS, 2004.
Cent Haïkus nécromantiques, Théophile de GIRAUD, 2004.
À paraître :
24 Heures dûment, André STAS, 2004.

 

 

 


 

 

 

Lien vers le courrier des lecteurs de novembre 2004

 


décembre 2004
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