cinéma par Jean-Phi
Le 23e BIFFF ? Fantastique !

 

Le 23e BIFFF ? Fantastique !

Fantastique car baignant dans une ambiance très spéciale, le Festival du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF), ce sont des spectateurs qui donnent de la voix pendant les séances, une décoration de qualité, des manifestations hautes en couleur telles que le Make-up Contest, le Défilé insolite, les expositions du Festiv’Arts 2005 et le traditionnel Bal des Vampires, et enfin et surtout une programmation large et variée de cinéma de genre dans laquelle on retrouve tant des longs métrages que des courts, tant des films de fiction que des films d’animation, tant des blockbusters que des films d’auteur.


L’affiche du Festival, signée Michetz
Les principaux longs métrages présentés au cours du Festival étaient projetés à l’Auditorium du Passage 44 et au Cinéma Nova. Parmi ceux que nous avons eu la chance de voir, deux films italiens ont d’abord retenu notre attention : « E’gia ieri » (It’s already yesterday) et « Il Siero della Vanita » (The Vanity Serum). Remake du mythique « Un jour sans fin », « E’gia ieri » est une comédie drôle à souhait qui ne se prend pas la tête. Avec « Il Siero della Vanita », Alex Infascelli ose réaliser un film d’horreur diablement proche de la réalité. Quatre autres films, tous projetés au Nova, doivent être mis en avant pour leurs qualités : « Nina », premier long métrage et grande réussite du Brésilien Heitor Dhalia ; le britannique « This Filthy Earth » (Cette sale terre) ; « Mesto Na Zemlie » (A Place on Earth) du Russe Artour Aristakisian, un film aussi beau que dérangeant ; et « Dancing », film français qui réussit à créer une atmosphère très troublante avec une réelle économie de moyens.



Le Make-up Contest, ouvert à tous
Le BIFFF a également été l’occasion pour nous de concrétiser l’idée du rédacteur en chef, à savoir la création d’un Livre d’or, lequel gardera trace des différentes rencontres effectuées dans le cadre de la rubrique cinéma. Parce que du beau monde, c’est vrai qu’il en est venu à Bruxelles entre le 11 et le 26 mars derniers : de Amanda Plummer à Udo Kier, en passant par Hideo Nakata et Paul Schrader. Notre Livre d’or sera bientôt consultable en ligne sur www.ardennesmagazine.be.



Alien-Expo de Michel Dircken, dans le cadre de Festiv’Arts 2005
Enfin, les amateurs de courts n’ont pas été en reste puisque plusieurs programmes étaient dédiés à ceux-ci. Parmi les courts projetés, 8 étaient au-dessus du lot : « Patiente 69 », « El tren de la bruja » (Le train fantôme), « Croit », « Dysmorpho », « Pilou », « Las viandas » (Les mets), « A mind’s » et « Moustache ».



« Nina », grande réussite brésilienne programmée au Nova
Complément d’information d’un lecteur suite à notre article de mars consacré à Anima 2005 :
Cher Jean-Phi,
Bravo pour votre rubrique « Ciné » que je lis avec intérêt dans le journal « Ardennes Magazine ». Je découvre que vous avez eu le plaisir d'assister cette année au Festival « Anima » à Bruxelles. Je souhaite amener une anecdote supplémentaire à vos excellents commentaires :
En 2003, des enfants de l'école communale de Houffalize ont eu la volonté de créer un film d'animation. Avec l'aide de jeunes dessinateurs de la section BD de l'Atelier Graffiti, ils ont inventé 5 histoires courtes avec la Macralle de nos régions pour héroïne. Ensuite, image par image, les petites poupées de plasticine ont évolué dans de grands décors en papier mâché. Un an plus tard, un court métrage humoristique de 5 minutes était en boîte ! D'abord projeté à Houtopia et à l'Archéoschope, il est ensuite diffusé sur les télévisions régionales et lors d'une émission spéciale de « Bla-Bla » (la Deuj). Enfin, pour couronner le succès de ce petit film d'amateur, il est sélectionné au Festival Anima à Liège et à Bruxelles au mois de février dernier. Bravo aux enfants de Houffalize pour ce beau résultat !
Merci encore Jean-Phi
À bientôt !
Stéphane Deprée
Animateur culturel Commune de Houffalize


Les gagnants du concours d’avril sont
Damien Nestour de Meise,
Mikael Kapel de Uccle
et Amandine Dehut de Jodoigne.

Bravo à eux !
Bons films !
Jean-Phi
jeanphi111@yahoo.com


 

 

 

 

En mai, fais ce qu’il te plaît !

Le 8e Festival du Court Métrage de Bruxelles approchant à grands pas (il se tiendra du 30 avril au 8 mai), nous avons rencontré ses organisateurs, Céline Masset et Pascal Hologne. Et sympas comme ils sont, ils ont même invité 30 lecteurs au Festival, à Bruxelles, Marche-en-Famenne, et Arlon !

Les courts métrages à nouveau à l’honneur avec cette 8e édition du Festival

- Ardennes Magazine. Quelles seront les grandes nouveautés par rapport à l’édition précédente ?
- Céline Masset. Dans l’organisation générale du Festival, il n’y a pas de grandes nouveautés. Par contre, au niveau de la programmation, la première nouveauté réside dans le fait que la compétition nationale s’ouvre à l’animation. Concernant la programmation hors compétition, il y aura une section spéciale « polar ».
Voilà ce que c’est que d’organiser une programmation « polar »

- A.M. Quelle sera la composition du jury de cette année ?
- Pascal Hologne. Quatre jurés sont déjà connus. Il s’agit de Vincent Lecuyer, comédien français lauréat l’an dernier chez nous du prix d’interprétation, qui présentait l’émission « Hep taxi » et que l’on verra bientôt dans le premier long métrage de Bouli Lanners ; Pascal Stevens, journaliste à Télé Moustique ; Mario Saint Amand, comédien québécois et Vincent Tavier, producteur de cinéma belge chez La Parti production. Un ou deux autres jurés viendront encore les rejoindre.


Harry Cleven, ancien membre du jury

- A.M. Quelques informations pratiques ?
- C.M. Les lieux restent les mêmes : les salles 1 et 2 du Cinéma Vendôme, le Petit Théâtre Mercelis et le chapiteau dressé Place Fernand Cocq, le tout à Ixelles. Hormis les séances d’ouverture et de clôture dont le prix est de 8 euros, le prix d’une place est de 4 euros et le pass donnant accès à toutes les séances coûte 30 euros.
- P.H. Hors compétition, il y aura comme chaque année les coups de cœur du jury, le programme Jameson, les courts des grands réalisateurs, un programme élaboré en collaboration avec la Coordination européenne des Festivals de cinéma consacré aux courts métrages fantastiques, une nouvelle édition du Kino Kabaret, une grosse part de programmation hors compétition dédiée au polar, un peu plus de films en compétition internationale que l’année passée puisqu’on va passer à 7 programmes à la place de 6 et un peu plus de films en compétition nationale puisqu’on passe à 3 programmes à la place de 2 l’année passée.

- A.M. Et les enfants dans tout ça, avez-vous à nouveau pensé à eux ?
- P.H. L’enfance est l’avenir de notre société. Notre public de demain, ce sont les enfants d’aujourd’hui. Nous estimons qu’il est essentiel d’éduquer les jeunes à l’image car nous vivons dans une société basée sur l’image, qu’elle est utilisée à tout bout de champ, tantôt à des fins dignes, tantôt à des fins indignes. Par conséquent, il faut pouvoir décoder cela et ne pas se laisser embobiner par les images usurpatrices de la réalité quand elles sont présentées comme réelles. Or, rien de tel qu’une fiction de qualité décortiquée par nos bons soins pour comprendre dans le chef d’un enfant ce que c’est que l’image. Ceci est valable pour les séances scolaires hors Festival car nous avons mis sur pied un cycle pédagogique. Le Festival comprend néanmoins une programmation liée à des thématiques et à des techniques abordables par les enfants. Les écoles bruxelloises peuvent ainsi assister à des programmes jeunes en matinée, lesquels sont également projetés en après-midi le mercredi et le week-end. Nous pensons d’ailleurs que le court métrage est un format idéal pour les enfants qui ne doivent ainsi pas avoir leur attention soutenue pendant plusieurs heures.

- A.M. L’an passé, les décentralisations n’arrivaient pas jusqu’aux Ardennes. Qu’en est-il cette année ?
- P.H. Grande nouveauté cette année-ci : nous envahissons la province du Luxembourg et ses Ardennes ainsi que l’ensemble de la Wallonie. Luxembourg, Luxembourg, une ardeur d’avance… et bien nous aussi puisque nous irons à Marche-en-Famenne le 10 mai et nous déplacerons même jusqu’à Arlon le 15 ! Notre volonté est de faire voyager dans toute la Wallonie une série de films présentés au Festival.


Céline Masset et Pascal Hologne invitent dix lecteurs à Bruxelles
Pour plus d’infos, www.courtmetrage.be
Concours

15 X 2 places à gagner :
5 X 2 places pour une séance au choix le dimanche 1er, le lundi 2 ou le mardi 3 mai à Bruxelles, pour la décentralisation du 10 mai à Marche-en-Famenne et pour celle du 15 mai à Arlon.

Question : de quel réalisateur namurois, grand gagnant du Festival l’année passée, avez-vous pu lire une critique du film « Mon cousin Jacques » dans la rubrique ? (La réponse se trouve bien sûr en ligne dans la rubrique).

Question subsidiaire : combien de personnes auront participé au concours le jeudi 28 avril, date de clôture de celui-ci ?

Vos réponses, vos coordonnées et la ville de votre choix sont à envoyer à jeanphi111@yahoo.com
Bon films !
Jean-Phi
Jeanphi111@yahoo.com

 

 

 

     


Photos & reportage : Jean-Phi
jeanphi111@yahoo.com
27 mars 2005

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