cinéma par Jean-Phi

Le cinéma asiatique sort le katana !


 

Choi Min-shik est percutant dans le magnifique « Old boy »

Excellent

Old boy
(Les variétés - Liège, Styx - Bruxelles, Le Forum - Namur).

Le film à ne pas rater par excellence. Vous avez aimé « Kill Bill 1 » ? Vous adorerez le « Old Boy » de Park Chan-wook ! Ce film est jouissif au possible. D’une grande violence - nécessaire au scénario -, ce film n’est pas à mettre sous tous les yeux. Deuxième volet de la trilogie du réalisateur sur le thème de la vengeance, « Old boy » a remporté cette année le Grand Prix au Festival de Cannes. Méritant tellement plus la Palme d’or que le très bon Fahrenheit 9/11 de Michael Moore, ce film est servi par un scénario en béton clos par un final dantesque, et par un acteur au sommet de son art en la personne de Choi Min-shik, qui avait déjà brillé dans le film « Ivre de femmes et de peinture ».


Très bon

Infernal affairs
(Le Churchill - Liège, Actor’s Studio - Bruxelles).

Excellent polar autour d’une lutte à distance entre deux taupes infiltrées dans deux milieux opposés : l’un est policier parmi la triade, l’autre vient de la triade et a infiltré la police. Ce film très bien filmé est efficace à maints niveaux. Soulignons la qualité de l’interprétation livrée par les deux acteurs principaux, du scénario ainsi que de la réalisation d’Andrew Law et d’Alan Mak. Si ce film hong-kongais est arrivé jusque chez nous, ce n’est pas pour rien, loin de là !


Très bon

36 Quai des orfèvres.

Ce polar français signé par l’ex-flic Olivier Marchal tient diablement bien la route. Le réalisateur sait de quoi il parle et ça se sent. Le duo Auteil-Depardieu fait mouche et on ne voit pas qui aurait pu défendre mieux qu’eux les personnages qu’ils interprètent à l’écran. Si le scénario semble par moments un rien énorme, le film n’en reste pas moins crédible.


Très bon

L'équipier
(Actor’s Studio - Bruxelles).

Ce très beau film sur la différence, la solitude et l’acceptation de l’autre bénéficie d’une excellente distribution des rôles, tant principaux que secondaires, avec notamment un Grégori Derangère empreint de sobriété et une Emilie Dequenne pétillante de naturel comme à son habitude. Philippe Lioret parvient à faire passer l’essentiel de son histoire dans le regard de ses personnages. Chapeau !
« L’équipier » ou quand la passion prend le pas sur la raison


Bon

Birth.

On peut se demander si ce film sur la réincarnation tiendrait la route sans la présence de Nicole Kidman au générique. Mais la question ne se pose pas puisqu’elle y figure, plus belle que jamais de fragilité et de désespoir. Quant à Cameron Bright, qui interprète le personnage masculin principal du film, il affiche une belle maîtrise de son sujet malgré son jeune âge.


Bon

Narco.

Revoici un film avec notre Benoît Poelvoorde national. Et ça, déjà, on peut dire que c’est chouette. S’il y est à nouveau terrible dans un rôle qui lui va comme un gant, on n’en a que plus hâte de le voir dans un registre différent, avec les « Kangourous » d’Anne Fontaine notamment.


 

 

 

Le désir à un prix… il faudra payer le payer

Bon

Le prix du désir

(À venir). Daniel Auteuil est partout, notamment dans ce premier film en français du réalisateur italien Roberto Ando. Les qualités majeures de ce drame résident dans sa superbe bande originale et dans son scénario savamment construit.


Bon

Ocean's twelve.

Steven Soderbergh réussit la prouesse de réunir une brochette d’acteurs encore plus impressionnante que lors de son fameux « Ocean’s eleven ». La prestation de Vincent Cassel est formidable et Soderbergh prouve qu’il n’a rien perdu de sa maestria, nous conviant à un vrai bon moment de cinéma.


Bon

Bridget Jones 2:

Edge of reason. La comédie romantique idéale pour ces vacances de Noël. Renée Zellweger reprend le rôle qu’elle seule pouvait aussi bien assumer, celui de la sympathique Bridget Jones, la célibataire la plus maladroite que l’Angleterre ait jamais connue.


Bon

Quand la mer monte
(Le Churchill - Liège, Le Vendôme - Bruxelles, Le Forum - Namur).

Le film du duo Yolande Moreau -Gilles Porte donne à voir de très belles images qui, mises bout à bout, viennent servir une histoire attendrissante. Si le film pêche par quelques lenteurs, ses acteurs principaux - Yolande Moreau-Wim Willaert - lui confèrent une belle profondeur. Ils ont d’ailleurs été récompensés pour leur prestation lors du Festival International du Film Francophone de Namur, recevant les Bayards d’Or de la Meilleure Comédienne et du Meilleur Comédien. Dans son film, Yolande Moreau se fait (nous fait) le cadeau de faire défiler ses amis et c’est tant mieux puisque ceux-ci ont pour nom Olivier Gourmet, Jackie Berroyer, Philippe Duquesne et Bouli Lanners.


Bon

La confiance règne
(L’écran - Bastogne, Le Churchill - Liège).

Il faut aller voir ce film rien que pour la prestation de notre compatriote Cécile de France, dont Etienne Chatiliez dit qu’elle est l’actrice la plus douée de sa génération. Après « L’auberge espagnole » et surtout « Haute tension », la comédienne namuroise réussit encore une fois une très grande performance dans ce film haut en couleurs sur les petites gens.


Acceptable

Les temps qui changent.

Hormis la présence d’un grand Depardieu pataud comme on l’aime et très juste dans son jeu, ce film de Techiné n’a rien d’exceptionnel.


Mauvais

Blade Trinity.

Après Blade I et Blade II, on ne pouvait que s’attendre à l’arrivée sur nos écrans d’un 3e opus. C’est chose faite, celui-ci prenant le nom de Trinity, nom qui n’a, comme le scénario, rien d’original. On retrouve Wesley Snipes dans le rôle-titre, lequel est de plus en plus crédible comme karatéka mais de moins en moins comme acteur. Dommage…


Andy Lau et Tony Leung s’affrontent dans un contre-la-montre glacial

 

 

 

 

 

   


Photos & reportage : Jean-Phi
jeanphi111@yahoo.com
3 janvier 2005

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