cinéma par Jean-Phi

Des Festivals… En veux-tu ? En voilà !


Je ne pouvais pas décemment commencer cette année nouvelle sans vous parler des trois derniers festivals auxquels j’ai eu la chance de me rendre : le 12e Festival Cinémas d’Espagne et d’Amérique latine de Bruxelles, le Festival des Libertés et le 8e Festival Cinéma Méditerranéen à Bruxelles.

C’est dans le cadre mythique de Flagey dans un premier temps, puis au Vendôme par la suite, que l’asbl « Intercommunication » organisait du 4 au 23 novembre derniers le Festival Cinémas d’Espagne et d’Amérique latine de Bruxelles, avec une idée bien précise derrière la tête : permettre au spectateur de se pencher à la fenêtre de la culture ibéro-américaine et renforcer le partenariat privilégié que la Belgique entretient avec l’industrie cinématographique de cette région. Parmi la centaine de films proposés par le Festival, quatre ont particulièrement retenu mon attention : « Comandante », « Cosas que hacen que la vida valga la pena » (Choses qui font que la vie vaille la peine) « Luna de avellaneda » et « Atún y chocolate » (Thon et chocolat).


« Comandante » est le documentaire qu’Oliver Stone a consacré à son ami Fidel Castro, le doyen des révolutionnaires encore en vie. D’habitude fort contestataire, Stone est peut-être trop complaisant dans le portrait qu’il livre ici du líder máximo. Pas étonnant dès lors que la chaîne de télévision américaine productrice du docu, HBO, lui ait demandé de revoir sa copie et de retourner à Cuba pour en rapporter des images moins complaisantes. « Cosas que hacen que la vida valga la pena » est une belle comédie espagnole servie par un excellent acteur, Eduard Fernández. On y retrouve aussi la grande chanteuse ibérique Ana Belén. Dans la comédie dramatique« Luna de Avellaneda », Juan José Campanella, le réalisateur argentin de « El hijo de la novia », raconte avec humour et dignité la crise que vit l’Argentine d’aujourd’hui. Enfin, le film « Atún y chocolate » est aussi génial et surréaliste que le titre que lui a donné Pablo Carbonnel, qui passe ici pour la première fois derrière la caméra.



Le Festival des Libertés, qui se tenait cette année dans le prestigieux Pathé Palace à Bruxelles du 12 au 26 novembre, n’est pas un festival de cinéma au sens strict. S’il est vrai qu’il faisait la part belle au 7e art, il proposait également une large programmation musicale ainsi qu’une série de débats et de conférences. Dans sa programmation cinématographique, le Festival des Libertés avait eu la bonne idée de proposer « Le soleil assassiné ». Produit par les frères Dardenne, ce film d’Abdelkrim Bahloul raconte la vie de l’écrivain pied-noir Jean Sénac. Manifeste sans concession pour la liberté d’expression, « Le soleil assassiné » est servi par une très bonne mise en scène et une musique magnifique.

 

 

 


Enfin, c’est un Botanique plein de chaleur que le 8e Festival Cinéma Méditerranéen à Bruxelles investissait du 2 au 11 décembre derniers pour offrir une soixantaine de films répartis en différentes sections. Cette année, un focus était consacré au cinéma italien. En tant qu’amoureux des courts-métrages, je n’ai pu éviter de me rendre à la séance que leur consacrait cette année le Festival. Bien m’en a pris car celle-ci était de grande qualité. Parmi ces courts-métrages figurait le très beau premier film à la fois drôle et sensible du sympathique Rodrigo Litorriaga, « C’est l’histoire d’un Belge ». Deux excellents films du Tunisien Kamel Chérif étaient également projetés : « Premier Noël » et surtout « Signe d’appartenance », lauréat du Lion d’argent du court-métrage à la Mostra de Venise. Enfin, comment ne pas mentionner « Sueño de una mujer despierta » (Rêverie de femme) de l’Espagnole Azucena de la Fuente, film à la fois drôle et dur sur le thème difficile de la violence conjugale.

 


Dans « C’est l’histoire d’un Belge », Rodrigo Litorriaga révèle tout le talent de son jeune acteur
Je m’en voudrais de clore cet article sans vous donner dors et déjà les dates de la 20e édition du Festival International du Film Francophone de Namur, qui mettra certainement les petits plats dans les grands pour cet anniversaire. Il se déroulera du 23 au 30 septembre 2005 dans notre capitale wallonne. Un autre festival qui pointera bientôt le bout de son nez est celui que l’asbl « Un soir… un grain » consacre aux courts-métrages. Mais rassurez-vous, il va de soi que je vous en reparlerai très prochainement dans cette rubrique.

Bons films et… bonne année !


Le cinéma asiatique sort le katana !


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Photos & reportage : Jean-Phi
jeanphi111@yahoo.com
3 janvier 2005

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