cinéma par Jean-Phi

More than just a kiss!


 

More than just a kiss!
C’est avec un plaisir renouvelé que je reprends aujourd’hui la plume (comprenez le clavier) pour vous parler cinéma. Que vous dire après cette absence ? Que si vous n’avez pas encore vu le superbe « La vie est un miracle » d’Emir Kusturica, il est toujours sur nos écrans et ce serait vraiment dommage de le rater, tant ce film est coloré, drôle, bien rythmé et parsemé par moments de scènes complètement folles. Que sortaient cette semaine deux très bons films : le troublant et très bien ficelé « The Village » - réalisé par M. Night Shyamalan, qui avait déjà partagé avec nous son véritable « Sixième sens » - et « Coffee and cigarettes », une série de courts-métrages déguisée en long et signée par Jim Jarmusch, qui valent le détour malgré le côté un peu inégal de cette œuvre.

1) Regards croisés sur une même réalité
(© Diaphana Distribution)

Néanmoins, c’est du dernier Ken Loach que j’ai choisi de vous parler plus longuement cette fois-ci. « Ae fond kiss » (« Just a kiss ») est un drame qui se déroule dans la ville de Glasgow (laquelle servait déjà de décor au très bon « My name is Joe » réalisé par Loach en 1998) et qui relate la rencontre de deux êtres que tout semble opposer. Il est noir, elle est blanche. Il est musulman, elle est catholique. Il est d’origine pakistanaise, elle vient d’Irlande. Mais voilà, Roisin est tellement différente des filles que Casim a connues jusque-là qu’il tombe éperdument amoureux d’elle. Sur le point d’épouser sa cousine après que leur mariage ait été arrangé par ses parents, Casim devra poser des choix lourds de conséquences, susceptibles de changer sa vie et celle de ses proches.

 


Casim et Roisin partagent une même passion pour la musique
Présenté en sélection officielle lors du dernier Festival du Film de Berlin, « Just a kiss » est un grand Ken Loach. Il est le fruit de la cinquième collaboration du réalisateur avec le scénariste Paul Laverty. Excellent observateur du réel, Loach réussit avec ce film à capter à nouveau un contexte social particulier, à savoir l’importance de la religion et des traditions pour une population immigrée. Le dernier film du prolifique réalisateur britannique, « Sweet sixteen », Prix du Meilleur scénario à Cannes, abordait lui aussi le thème de la famille.


Un couple presque comme les autres
« Just a kiss » est servi par un duo d’acteurs en symbiose totale. La justesse du jeu de Atta Yaqub et Eva Birthistle est remarquable, aidée il est vrai par une mise en scène et une direction d’acteurs de premier ordre. Le casting authentique finit de conférer au film son côté vrai et actuel.



Quand la passion est plus forte que les traditions

Bons films !

     


Photos & reportage : Jean-Phi
jeanphi111@yahoo.com
29 août 2004 2004

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