Jean-Pol Mossoux : un précurseur de l'élevage bio.

Bien avant que l'on ne parle de vaches folles ou de poulets à la dioxine, Jean-Pol Mossoux, jeune éleveur traditionnel, s'était remis en question, ne voyant aucun avenir dans ce type d'élevage. Le condamnant même à la faillite. C'était en 1994.

Contre vents et marées, il a donc complètement changé de cap et décidé de ne plus se consacrer qu'à l'élevage biologique. Il savait ce qui l'attendait: trois ans de reconversion pour mettre terres et bétail aux normes «bio». Une gageure, une réussite. Depuis 1997, Jean-Pol Mossoux commercialise de la viande biologiques en Belgique. Il possède trois fermes biologiques à Vert Buisson (Remouchamps), Brisy et Sterpigny. Au départ, une idée qui pouvait paraître un peu folle mais qui a, depuis, fait son chemin.

Au fait, qu'est-ce que l'élevage biologique? A la différence des terres traditionnelles, les terres «bio» ne comportent aucun engrais chimiques (nitrates), aucun produit phyto (fongicides, herbicides, produits de synthèse etc).
Les bêtes, boeufs et porcs élevés par Jean-Pol Mossoux, sont uniquement nourries avec des produits biologiques: herbe et foin, dans un environnement autarcique, cíest-à-dire une vache et son veau par hectare. Ce sont les normes autorisées par le cahier des charges, car ces terres «bio» ne peuvent nourrir quíun certain nombre d'animaux. Il faut savoir, en effet, quíune terre «bio» produit 30% de moins qu'une terre traditionnelle.

Au fait, qu'est-ce que l'élevage biologique?
A la différence des terres traditionnelles, les terres «bio» ne comportent aucun engrais chimiques (nitrates), aucun produit phyto (fongicides, herbicides, produits de synthèse etc).
Les bêtes, boeufs et porcs élevés par Jean-Pol Mossoux, sont uniquement nourries avec des produits biologiques: herbe et foin, dans un environnement autarcique, cíest-à-dire une vache et son veau par hectare. Ce sont les normes autorisées par le cahier des charges, car ces terres «bio» ne peuvent nourrir quíun certain nombre d'animaux. Il faut savoir, en effet, quíune terre «bio» produit 30% de moins qu'une terre traditionnelle.

RETROUVER DES GOUTS OUBLIES
Pour Jean-Pol Mossoux, líélevage biologique, cíest líélevage de grand-papa ; au niveau de la boucherie, cíest la charcuterie de grand-mère, sans phosphate, ni glutamate, ni nitrite, ni exhausteurs de goût. Le succès de Jean-Pol Mossoux: tout díabord engraisser ses porcs et ses boeufs avec du foin salé, ce qui donne un goût supérieur à la viande. Et puis, des techniques particulières, que lui seul connaît, et quíil ne dévoilera pas ici.

Agriculteur traditionnel au départ mais - líidée lui trottait déjà dans la tête - Jean-Pol Mossoux produisait déjà auparavant ses animaux avec un label, donc dans un esprit «bio»
Il a commencé à vendre sa viande «bio» en livrant à domicile (ce quíil continue à faire, plus les colis congélation). Par la suite, il a été contacté par les magasins. A l'heure actuelle, 130 magasins, spécialisés en alimentation «bio» en Belgique, vendent de la viande «bio» ferme Mossoux.
Et l'abattage des animaux? Les porcs et les bovins sont tués dans des abattoirs agréés «bio», avant díêtre remis en boucherie pour conditionnement.

MAIN D'OEUVRE
L'entretien des terres «bio» et des animaux demande énormément de travail et de main díoeuvre. Sur ses terres, Jean-Pol Mossoux emploie quatre ouvriers agricoles à temps complet.
En 1994, Jean-Pol Mossoux a décidé de changer díorientation. On lía dit, cíétait un gros risque à prendre à l'époque. Il a fait le bon choix. La preuve: une augmentation du chiffre díaffaires de 50% chaque année. Depuis le 8 décembre 2000, la ferme Mossoux a ouvert une boucherie «bio» avec la collaboration de son boucher Olivier Dasnois à Bourcy (Bastogne). Ce système permet de pratiquer des prix compétitifs. En dessous de la Meuse, cíest la seule boucherie «Bio» et de viande de Limousin.