Oufti, Gaston Lagaffe jase wallon !
En BD et même en video avec Ardenne Web

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L’originalité de cette adaptation de l’album n°10
(version rééditée) de Gaston est que le dialecte écrit (forcément !) devrait être compréhensible pour tous les Wallons, aussi bien à Charleroi,
qu’à Namur ou à « Lîdje ».

 

En effet, le dialecte employé est en fait un "refondu wallon" qui utilise une orthographe quasi commune aux différentes régions : seule la prononciation diffère. Il y a d’ailleurs dans l’album un lexique qui explique comment chaque groupe de lettres se prononce.

Cette astuce permet d’unifier 95% du vocabulaire. Pour les 5% restants, on a choisi de garder des différences régionales en attribuant, à chacun des personnages, des origines différentes :

• Gaston est Namurois : son caractère indolent le prédestinait à provenir de la cité des escargots !
• Prunelle et la rédaction de Spirou viennent de Charleroi (patrie des éditions Dupuis)
• Le policier Longtarin et l’homme d’affaires De Mesmaeker (rebaptisé Nackelmaker !) sont Liégeois…

Lien vers la vidéo d'une page lue en wallon par un Gaston ardennais
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L'initiative émane d'une maison d'édition... bretonne: il existe désormais des albums de "Gaston Lagaffe" en wallon!
L'éditeur Yoran Embanner a en effet décidé de traduire les albums du gaffeur le plus célèbre du neuvième art dans six langues "peu parlées", dont le wallon. Ou plutôt le "wallon refondu", soit un patois compréhensible aussi bien à Charleroi qu'à Liège, Namur ou Mons. Son inventeur n'est autre que Yannick Bauthière, un Gembloutois qui enseigne la géographie à Gilly. Dernière précision: en "refondu wallon", "M'enfin" se dit toujours "M'enfin"...

L'album a été édité à 4000 exemplaires en rfondou wallon.gaston

Selon Yannick Bauthière, le "rfondou wallon" n'est pas une langue unifiée et "ne modifie en rien la façon dont chacun parle le wallon dans son village! ". L'objectif de cet "esperanto wallon" est d'unifier l'écrit puisque les mots se prononcent différement d'une région wallonne à l'autre.
Ainsi un poisson se dit "pèchon" à Namur ou Charleroi et "pèhon" à Liège. Pour unifier les deux graphies, Bauthière a utilisé le phonème [xh] qui permet à chaque communauté de retrouver les mots de son dialecte en fonction de sa prononciation : [h] aspiré à Liège et [ch] ailleurs. Cet album tient également compte de la nouvelle orthographe des variantes locales du wallon.
Si le rfondou est considéré par certains comme le "wallon de demain", les auteurs wallons traditionnels et les linguistes considèrent que c'est une perte de culture. Mais Yannick Bauthière et ses supporters ne veulent pas entrer dans cette polémique mais simplement dépasser ces clivages entre communautés en proposant une oeuvre qui dépasse ces régionalistes, originale et humoristique avant tout.
Yannick Bauthière a donné une couleur locale aux personnages de l'album qui utilisent chacun des expressions spécifiques. Les membres de la rédaction Dupuis sont donc Carolo, Gaston devient Namurois (le surnom des habitants de Namur étant "escargot") tandis que l'agent de police Longtarin et le patron irrascible De Mesmaeker sont Liégeois.

Commentaires de nos lecteurs :

La maison d'édition liégeoise Noir Dessin Productions, qui est axée sur les traditions et le folklore wallons, a décidé de traduire le 10e album de Gaston Lagaffe d'André Franquin en "rfondou wallon" (une refonte du wallon) par Yannick Bauthière, professeur de géographie à Charleroi.
Le Gaston N° 0 publié en 1985.
Ce "Gaston n°10" de la nouvelle collection a été traduit en wallon par "Gaston et les biestrèyes", ce qui va lui donner une toute autre saveur.
Cet album repend des gags des albums "Un gaffeur sachant gaffé" (N°7, 1969), "Lagaffe nous gâte" (N°8, 1970) et "En direct de la gaffe" (N° R4, 1974) édités en français par la maison d'édition Dupuis.

L'album n'est pas disponible en ligne (M'enfin !) mais dans toute bonne librairie, chez les marchands de journaux et en grandes surfaces, au prix de 10 euros.

Après avoir édité un premier "Gaston" en breton, l'éditeur Yoran Embanner a signé un contrat avec Dupuis afin de traduire l'album n° 10 en sept langues : le wallon, l'alsacien, le basque, le breton, le corse, l'occitan et le savoyard.

Autres traductions
Notons que Noir Dessin Production a déjà sorti des traductions wallonnes de Natacha, Le Vieux Bleu, Simenon et de Tintin. Découvrir notamment que les indiens qui ont capturé Natacha parlent wallon fait toujours son petit effet !
Forte de ces succès, la maison d'édition travaille actuellement sur l'adaptation wallonne de l'album "Astérix chez les Belges".
En complément, rappelons que des bandes dessinées comme Astérix, Lucky Luke, Tintin ou Thorgal ont également été traduites en breton.
Pour vous aider à comprendre ce 10e album de Gaston si d'aventure vous ne comprenez pas les images (!), consultez ces dictionnaires wallons. Oufti, ké novèle. V'là le p'ti ki jase walon di Nameur ! C'esteut ene coye ! Que neni !

La BD (Tintin, Astérix, Natacha,…) s’est, depuis longtemps déjà, mise « à la page » des langues mortes ou régionales, des patois ou dialectes, etc. (latin, breton, picard,…).
C’est au tour du "plus gaffeur des garçons de bureau", Gaston Lagaffe himself, de s’exprimer en wallon !


Bande dessinée : Un Gaston édité en rfondou wallon

Aux yeux du traducteur Yannick Bauthière, le rfondou n'est pas une langue unifiée et "ne modifie en rien la façon dont chacun parle le wallon dans son village!".

L'éditeur breton Yoran Embanner, spécialisé dans les ouvrages linguistiques, lance sur le marché belge la première traduction en wallon de l'un des albums de bande dessinée "Gaston Lagaffe".

Diffusé et distribué par Noir Dessin Productions, maison d'édition liégeoise axée sur les traditions et le folklore wallons, l'ouvrage signé André Franquin a été traduit du français par Yannick Bauthière, professeur de géographie à Charleroi. Ce "Gaston n°10" met à l'honneur le "rfondou", la refonte en une nouvelle orthographe des variantes locales du wallon.

Après avoir édité un premier "Gaston" en Breton, Yoran Embanner, particulièrement attaché à mettre en valeur les langues oubliées ou peu parlées et à en conserver les racines, a signé un contrat avec la maison d'édition Dupuis afin de traduire l'album n° 10 en sept langues: le wallon, l'alsacien, le basque, le breton, le corse, l'occitan et le savoyard.

Le livre est édité à 4.000 exemplaires en rfondou wallon, à 1.500 exemplaires en corse et à 2.000 exemplaires dans les autres langues. Beaucoup de classiques, tels Astérix, Lucky Luke, Tintin ou encore Thorgal, ont déjà été traduits en breton tandis que Noir Dessin Production, auteur des traductions wallonnes de Natacha, Le Vieux Bleu ou de Simenon, a sorti en 2006 "Tintin: les bijoux de la Castafiore" en wallon liégeois, à 8.000 exemplaires. La maison d'édition travaille actuellement sur l'adaptation wallonne de l'album "Astérix chez les Belges".

Aux yeux du traducteur Yannick Bauthière, le rfondou n'est pas une langue unifiée et "ne modifie en rien la façon dont chacun parle le wallon dans son village!". L'objectif de cet "esperanto wallon" est d'unifier l'écrit puisque les mots se prononcent différement d'une région wallonne à l'autre. Si le rfondou est considéré par certains comme le "wallon de demain", il déplaît aux auteurs wallons plus traditionnels. Le traducteur a donné une couleur locale aux personnages de l'album qui utilisent chacun des expressions spécifiques. Les membres de la rédaction Dupuis sont donc Carolo, Gaston devient Namurois (le surnom des habitants de Namur étant escargot) tandis que l'agent de police Longtarin et le patron irrascible De Mesmaeker sont Liégeois.


Gaston en 7 langues fait son entrée sur le site officiel de Gaston Lagaffe.
Il y aura encore des ajouts en particulier une interview de Alan Monfort.
Aller sur Actualités puis Gaston en 7 langues: Gastonlagaffe.com <http://gastonlagaffe.com/>
A galon

 

 

 

     

Photos & reportage : 10 septembre 2007 Obtenir une photo originale
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