Oufti, Gaston Lagaffe jase wallon !
Dj’a lî por vo : « Gaston la Biestreye » !

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L’originalité de cette adaptation de l’album n°10
(version rééditée)
de Gaston est que
le dialecte écrit (forcément !) devrait être compréhensible pour tous les Wallons, aussi bien à Charleroi,
qu’à Namur ou à « Lîdje ».
 

On concours po les cî qui djasaient wallon

Vlov' gan'gni on liv' di Gaston en wallon ?
C'est bin simp'.
Vo veyo voci des imadj's avou Gaston qui raconte si invention : on tchess'nîv po qwand i gna d'l'hivier' su les voy'es. Vo pourro mîn'm' vey' on' vidèo d'où qu'c'est mi qui raconte li faf' di Gaston en wallon.
Fiso com' mi d'abôrd ! Vo n'av' qu'à lir' li padj' avou l'chess'nîv divant vos' camèra si vo n'n'av' on', et voyi vos' film avou on îmell' à jml@ardenneweb.eu <mailto:jml@ardenneweb.eu>
Si vo n'av' nin tos les agaillons po fai vos vidèo, tèlèfonez à Jean-Marie Lesach ( tél 061 288 304 ou par fax au 061.289.150) po v'ni lir' on biestreye o ses bureaux à Font'naille : vos aro bon, è i gna cinq liv' di Gaston à gan'gni, po passer vos sîs d'hivier.
René Dislaire.
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Dj’a lî por vo : « Gaston la Biestreye » !

Quand j’étais petit garçon (air connu), crèschant à Houffalize (non pas « créchant », mais « grandissant »), cela m’amusait toujours d’entendre ma tante Eva parler wallon, parce qu’elle ne le parlait pas comme tout le monde. Pensez donc : elle venait d’Engreux ! A dix kilomètres, le bout du monde… Ainsi, elle ne disait pas qu’elle était d’En’greux  comme disaient les Bordjeus, mais d’En’grè , et cela choquait. Que dire alors de mon voisin Maurice Meunier, qui venait d’encore plus loin : d’Erezée, qu’il prononçait Erèzeye, avec une finale grassement mouillée, contrairement au wallon de Houffalize !
Alors, écrire un Gaston Lagaffe en wallon, en un wallon qui soit compris à Liège, comme à Charleroi ou à Bastogne, pas facile.

gaston wallon

Ici, en Ardenne, on l ’aurait renommé « Gaston l’Biestrîch », parce que c’est comme ça qu’on djase. Mais il y en a qui côsaient autrumin , et pour leur faire plaisir, l’auteur a rebaptisé le plus flemmard de nos concitoyens : « la Biestreye ». Tout le monde comprend.
Parfois il a fallu créer des nouveaux mots, à partir de termes différents utilisés dans divers coins de Wallonie. C’est ce qu’on appelle li r’fondou walon (avec un seul « l », s.v.p.). Une sorte d’esperanto.
Les puristes crient au scandale : c’est un jeu de massacre, on aurait créé une nouvelle langue !
L’auteur, ou plutôt le traducteur, Yannick Bauthière, s’en défend : il fallait bien unifier le texte, à chaque lecteur de prononcer à sa manière. Il y a d’ailleurs à la fin du livre une page de lexique parfois bien utile.
Et l’éditeur, un Breton (Yoran Embanner)  a voulu aider à survivre, en l’honorant,  une langue minoritaire d’Europe en difficulté, c’est le moins que l’on puisse dire. Une initiative qui mérite en tout cas d’être saluée.
Plongez, vous aussi, dans « Gaston la Biestreye ». Après tout, dans une BD, les dessins servent à quelque chose. Et ce sera une occasion d’enrichir votre vocabulaire, d’une façon parfois interpellante, que vous connaissiez ou non le wallon.
A propos, comment Gaston dit-il « m’enfin » en wallon ?
A vous de le découvrir.
René Dislaire.

Lien vers la vidéo d'une page lue en wallon par un Gaston ardennais gaston wallon

Lien vers la vidéo d'une page lue en wallon par un Gaston ardennais




 

 

En effet, le dialecte employé est en fait un "refondu wallon" qui utilise une orthographe quasi commune aux différentes régions : seule la prononciation diffère. Il y a d’ailleurs dans l’album un lexique qui explique comment chaque groupe de lettres se prononce.Cette astuce permet d’unifier 95% du vocabulaire. Pour les 5% restants, on a choisi de garder des différences régionales en attribuant, à chacun des personnages, des origines différentes :• Gaston est Namurois : son caractère indolent le prédestinait à provenir de la cité des escargots !
• Prunelle et la rédaction de Spirou viennent de Charleroi (patrie des éditions Dupuis)
• Le policier Longtarin et l’homme d’affaires De Mesmaeker (rebaptisé Nackelmaker !) sont Liégeois…

L'initiative émane d'une maison d'édition... bretonne: il existe désormais des albums de "Gaston Lagaffe" en wallon!
L'éditeur Yoran Embanner a en effet décidé de traduire les albums du gaffeur le plus célèbre du neuvième art dans six langues "peu parlées", dont le wallon. Ou plutôt le "wallon refondu", soit un patois compréhensible aussi bien à Charleroi qu'à Liège, Namur ou Mons. Son inventeur n'est autre que Yannick Bauthière, un Gembloutois qui enseigne la géographie à Gilly. Dernière précision: en "refondu wallon", "M'enfin" se dit toujours "M'enfin"...

L'album a été édité à 4000 exemplaires en rfondou wallon.
gaston

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Photos & reportage : 10 septembre 2007 Obtenir une photo originale
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