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Jean-Marie Hubin : peintre ou...
« musicien" ?
Jean-Marie Hubin est né le... non ! Je ne vous le dirai pas.
Juge-t-on de la qualité du navire à l'âge du capitaine
?
Qu'il vous suffise de savoir qu'une longue pratique des pinceaux l'a
rendu autonome par rapport aux écoles et que son style, bien
à lui, se reconnaît au premier coup d'oeil. Bien sûr,
on sent qu'il se situe dans une noble lignée, celle des
Heinz.

J-M Hubin présente les arbres d'Halloumont (Houffalize) peints
en 2000
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Jadis chez sa grand mère à Sterpigny
( Mechtilde Charles ±1900 )

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Bien sûr, on voit qu'il s'agit d'un peintre volontiers paysagiste
; mais... à y regarder de plus près, on discerne le changement
dans la continuité. Le regard suit une touche nerveuse, allusive,
parfois à la limite de la figuration et qui, en tout cas, n'en
prend l'allure qu'avec le recul...on est au bord de l'éclatement
de la forme tout en restant dans ce que peut reconnaître le regard
comme site familier. L'Ardenne (et plus particulièrement sa terre
remoucastrienne) reste en effet sa grande inspiratrice, les fonds de
forêts chatoyants de lumière ou au contraire passés
à la feuille d'or de l'automne, les cascatelles qui les éveillent
sont pour lui des sujets de prédilection.
Mais sa peinture ne les décrit pas, elle les livre, prenant en
compte non seulement les formes mais aussi et surtout l'ambiance, voire
l'émotion qui nous étreint à leur spectacle. Parfois
on se dit que ce n'est là que prétexte, que la véritable
jouissance du peintre se situe dans cette approche toute spontanée
de la couleur et des rythmes. Jean-Marie Hubin est-il peintre ou...
« musicien » de la forêt ? A vous d'en juger et, si
vous le pouvez, d'entrer assez dans son intimité pour qu'un jour
de grande confidence, il vous montre les autres facettes de son talent...
il y a de ces aquarelles qui poétisent le corps humain... un
régal !
Il me revient à son sujet le nom de cette école flamande
de poésie qu'on appelait « les vitalistes »...
sans aucun rapport, me direz-vous avec pertinence... mais l'appellation
lui irait si bien !
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Prochaine exposition à Remouchamps en décembre.
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Reportage : Jean Pol Lecleck
Photos: Jean Marie Lesage juillet 2002
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