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Monsieur Jean-Luc GABRIEL a bien voulu se raconter en
toute simplicité dans le cadre de cette rubrique. Malgré
son statut d’homme public et de lourdes fonctions de chef d'entreprise
portant son nom.
Elu conseiller Provincial de Liège en 1988. Bourgmestre de la commune de Trois-Ponts début 1989 jusqu'à la fin 2000, je suis donc conseiller communal, chef de groupe. Mais maintenant, c'est à la Province que je travaille le plus, puisque je suis premier secrétaire provincial Membre également de la SPI (ndlr Société de Promotion et d'Initiative de la Province de Liège) Administrateur au circuit de Spa-Francorchamps Membre de deux commissions : Travaux, voirie, cours d'eau, agriculture et naturellement la Province. A ce sujet, je voudrais faire part de mon sentiment lorsque j’étais bourgmestre. Je jugeai l’opposition trop systématique et je ne pouvais admettre cette façon de travailler qui n'était là que pour nuire. C'est en tout cas le sentiment que j'en ai retiré. Maintenant que moi-même, je suis à cette place (opposition), je me fais un devoir de mettre en pratique les principes que j'avais par le passé. Je laisse les gens en place travailler comme bon leur entend, mais je ferai le bilan de leurs actions dans quatre ans. Et je verrai à ce moment ce qui a été accompli.” L'engagement du citoyen responsable “Je puis affirmer, que dès que j'étais bourgmestre, c'est à dire le 1er Janvier 1989 à zéro heure, juste devant mon habitation, deux jeunes ont eu un accident en s'enroulant autour d’un arbre, ils étaient très grièvement blessés, j'ai vu alors le Docteur Maquoi arrivant avec une ambulance médicalisée, et c'est là que j'ai réalisé le travail extraordinaire que pouvait réaliser le Docteur Maquoi, calme, sérénité, conscience professionnelle. Dès lors, j'ai décidé chaque année de faire un barbecue du bourgmestre, dont les bénéfices seraient reversés intégralement à l’ASBL Centre Médicalisé de Bra sur Lienne. Depuis ce malheureux accident, nous avons organisé onze barbecues et au total, nous avons versé la somme de un million trois cent vingt-trois mille neuf cent septante francs ( 32 820 euros). Il faut savoir que cette ASBL n’est pas soutenue par la Région Wallonne (comme les hôpitaux), donc en tant que bourgmestre je n'ai pas compté mon temps pour la faire reconnaître. Il fallait sans cesse de nouvelles conditions et lorsque nous sommes arrivés au but, c'est le ministre de tutelle qui avait changé. Oui, c'est la vie politique... Ce qui veut dire qu’aujourd’hui encore, l'ASBL n’est pas reconnue officiellement. Toutefois, avec l'aide du Docteur Maquoi, nous sommes arrivés à organiser les services de secours urgent en réunissant toutes les personnes concernées, les Commandants de Gendarmerie, les Commandants des Sapeurs pompiers en essayant de coordonner l'ensemble. Mais il faut savoir que tout ce qui est dans cette ambulance médicalisée, qui est en réalité un petit bloc opératoire ambulant, coûte très cher. Nous voulons garder ce service indispensable, puisque les hôpitaux que nous avions à Stavelot, Trois Ponts, Vielsalm, pour la plupart ont disparu. Chose que j'arrive à comprendre, car il faut un service vingt-quatre heures sur vingt-quatre avec un personnel qualifié, mais cela aussi en contre partie engendre des coûts, il est compréhensible, de la part du gouvernement, à ne vouloir garder que les grandes entités, tels que les hôpitaux universitaires, même au détriment de la proximité tout en tentant de maintenir de petits hôpitaux pour les soins de première urgence. Quand on sait que lors d’un accident, c'est la rapidité qui prime, cela justifie l'octroi d’un hélicoptère. Dans un premier temps, il fallait l'équiper, mais maintenant il s'agit de financer son fonctionnement. “ Le civisme sur la route, mythe ou réalité? “Je ne me poserai pas en modèle, ayant moi aussi quelque “faiblesse” lors de la conduite automobile, mais ce que je ne saurais accepter, ni même tolérer, c'est de constater avec effroi, que des gens qui sont sous l’emprise de l'alcool, se permettent de conduire comme si de rien n’était et je me pose la question de savoir où est le civisme? C'est une première chose, la deuxième a trait à la vitesse. Il y a quelques années, lorsque j'étais bourgmestre, j’ai eu beaucoup de réclamations sur l'état de la route entre Trois-Ponts et Vielsalm, tout le monde s'y mettait, “on” cassait les voitures, les travaux duraient trop longtemps, et quand tout rentrait dans l’ordre avec une route très nettement améliorée, “on «trouvait alors que la vitesse devenait excessive ! La quadrature du cercle. Il n'est pas facile de trouver le bon système. Bien entendu il faut rendre la vie plus facile aux automobilistes par un entretien régulier des routes, mais cela induit de facto une accélération de roulage qui occasionne des accidents très graves. Je profite de cet entretien pour dire combien je suis sensible aux accidents de la route et j'en appelle à la conscience de chacun, à la responsabilité, au bon sens, pour infléchir la courbe des drames routiers” Jean Sanchis octobre 2001 |