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Dans la salle du Monastère, le Groupe 99 dAmnesty
International et de nombreuses associations locales ont organisé
un colloque traitant de la violence conjugale, un après-midi
fait dinformations concrètes, de réflexion
et déchanges.
Les organisateurs aidés par « Soroptimist et «
Couleur Café » avaient convié, pour la partie
informative, des praticiens de terrain : la magistrature (Mme
Goblet de Verviers), le Collectif des femmes battues (Mme Ronveaux)
et lAsbl Praxis (M. Fonck) venus situer cette problématique
dans les multiples interventions auxquelles ils sont confrontés
: le mécanisme de cette violence, son évolution
puisque silence de la victime, la position de la législation
actuelle,
Des chiffres relevant denquêtes sont
aberrants : une femme sur trois au moins a reçu les coups
; la sélection prénatale et linfanticide des
bébés de sexe féminin ; les violences domestiques
; les femmes et les enfants sont les principales victimes (80
% selon les N-U), les femmes victimes dhomicide ont été
tuées par leur compagnon (70 % selon lOMS).
En
deuxième partie, le débat conduit par U. Ortmans
de Télévesdre a permis au public de poser de multiples
questions aux orateurs ainsi quaux intervenants locaux tels
le Centre de guidance, l ONE, le G.M.G.M. (Groupement des
Médecins Généralistes de Malmedy), le CPAS,
la Ligue des familles, la Zone de Police, ...) qui ont dévoilé
que cette violence nétait pas lapanage des
grandes banlieues mais que les relevés établis par
des zones de police à notre échelle témoignaient
du doublement des cas révélés chaque année,
ceci sans compter les nombreuses victimes tenues au silence pour
de multiples raisons. Laprès-midi se clôturait
par la rencontre avec Mme Malika MADI, écrivaine dorigine
algérienne venue présenter ses deux livres : «
Les silences de Médéa » et « Nuit dEncre
pour Farah » dans lesquels elle aborde ce problème
de violence conjugale et la condition de la femme musulmane.
EFDEV
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