Cantons de l'Est

Carnaval 2004



Carnaval  des Cantons de l'Est

COUP D’ENVOI POUR UNE FOLLE SAISON
Chaque année, les trois jours qui précédent le mercredi des cendres sont, dans les Cantons de l’Est, l’occasion de fêter de joyeux carnavals.
A la fin de l’hiver, les masques se réjouissent d’envahir les rues et les salles des localités.
Qu’ils soient d’influence rhénane ou wallonne, les carnavals des Cantons de l’Est sont réputés de longue date et sont suivis par les autochtones et les visiteurs, qui tous ont des besoins communs: besoin d’évasion, besoin d’oubli, besoin de „faire la bête“, quand on a fait l’ange toute l’année.
Si le Prince Carnaval et ses „Tanzmariechen“ sont au centre des réjouissances dans les localités germanophones, la „Haguète“ et la „Trouv’lê“ règnent sur Malmedy et sa région wallone. Dans l’une ou l’autre de ces régions, les points culminants du „Rosenmontag“ ou du „Cwarmê“ sont introduits de longues semaines à l’avance par les célèbres „Kappensitzungen“ ou „Jeudis gras“.
Quoi que le carnaval des Cantons de l’Est soit avant tout la fête folklorique des autochtones, tout étranger à la région se sentira vite intégré dans cette population joyeuse.

LE CARNAVAL RHENAN
Dans les communes germanophones des Cantons de l’Est, le carnaval vit des traditions rhénanes. On y utilise également le mot "Fastnacht" (nuit de carême) qui semble provenir de "Festnacht" (nuit de fête) et qui aurait, sous l’influence de l’Eglise, été modifié d’une seule lettre. A Eupen, La Calamine et Raeren, le carnaval commence toujours le onzième jour du onzième mois (11.11.). Il faut savoir que dans la symbolique germanique le nombre onze est celui des fous puisque se situant au-delà de la dizaine et donc d’un tout achevé et avant le 12, le chiffre sacré. A l’image du dernier arcane du tarot, il représente l’aboutissement de la sagesse qui confine à la folie. Et pour parachever cette symbolique, les comités d’organisation du carnaval sont appelés "Elferrat" (conseil des onze) et sont évidemment composés de onze membres qui édictent le règlement en onze points.
 


MOTS-CLEFS DU CARNAVAL RHENAN: ALAAF
C’est le cri de ralliement de la plupart des carnavalisants, sauf à Schönberg, où on utilise l’expression HELAU et à St.Vith, où on entend également FAHRM’DAR (... tape dessus!)

BÜTT (littéralement "le tonneau") C’est l’endroit où il est aussi permis de "laver le linge sale" entre amis.

KAPPENSITZUNG (littérament "soirée aux chapeaux"). Les soirées précarnavalesques peuvent être assimilées aux soirées de cabaret où chansonniers et humoristes rivalisent d’imagination pour égratigner le monde politique ou les personnes en vue du village.

KARNEVALSMÜTZE (le chapeau) . Les couvre-chefs du carnevalisant dévoilent leur appartenance à telle ou telle société, grâce aux couleurs et aux attributs.

KARNEVALSTRADITION (tradition carnavalesque). On dit en riant dans le carnaval que tout ce qui se passe pour la 2è fois est déjà une tradition. Mais plus sérieusement: le folklore vit de la tradition qui se nourrit des us et coutumes et qui s’adapte à l’évolution de la société.

KG (société de carnaval). Porter l’uniforme d’une société carnavalesque est le signe extérieur de l’appartenance à une famille de carnavalisants, que l’on a choisie en principe une fois pour toutes. 

KOSTÜMBALL (bal costumé)
Même si des prix sonnants et trébuchants sont offerts durant ces bals costumés, ce n’est pas nécessairement le déguisement le plus somptueux qui est retenu, mais souvent le plus fou et le plus extravagant.

SE MASQUER
Ne veut pas nécessairement dire porter un masque, mais signifie aussi se grimer avec beaucoup de fantaisie.

ORDEN (médaille)
Les médailles du prince ont été perçues initialement en tant que persiflage de l’autorité prussienne. De nos jours, elles ont une certaine valeur pour les collectionneurs. Pour les acteurs du carnaval elles constituent une véritable récompense que l’on ne peut acheter.

DER PRINZ UND SEIN GEFOLGE (le Prince et sa suite)
le prince et ses pages, les "Tanzmariechen", l’"Ulk" le fou du prince, la garde d’honneur, la police du carnaval, le président et le "conseil des onze", tous ont un rôle précis à jouer et en sont fier. Sans eux, point de carnaval.

PRINZENPROKLAMATION (la proclamation du Prince) 
La présentation publique du prince élu est l’occasion pour ses pages de présenter une danse, de consonance militaire, en son honneur.

ROSENMONTAG (le lundi des roses)
Rappelle le dimanche du Laetare, qui fut fêté à Cologne à la mi-carême depuis le 16è siècle. Depuis 1823, le lundi des roses a pris sa place entre le dimanche et le mardi gras.

SESSION (période carnavalesque)
C’est toute la période durant laquelle les sociétés organisent leurs manifestations.

SCHUNKELN
Prenez votre voisin par le bras, même s’il vous est inconnu. Cela changera vite et c’est le seul moyen de devenir un maillon de la chaîne des fous.

DER SCHÖNSTE PLATZ IST IMMER AN DER THEKE (la plus belle place est au comptoir) 
Au carnaval on ne s’assied pas à une table, mais on prend son verre au comptoir en compagnie des autres.

WEIBERDONNERSTAG
Littéralement "jeudi des femmes". Ce jour, elles détiennent le pouvoir. Attention aux hommes qui n’offrent pas immédiatement l’obole, la cravate sera raccourcie d’un morceau.

ZEPTER (sceptre) 
Le sceptre du prince carnaval est le signe extérieur de son pouvoir. Gare à celui qui le perdrait, son règne tournerait au cauchemar.

LA CALAMINE, RAEREN, LONTZEN, EUPEN
A partir de janvier, le point fort de ces réunions en salle est la proclamation du prince des festivités et du prince des enfants à Eupen (Kettenis), La Calamine (Hergenrath), Raeren et Lontzen. Durant toute une année, le Prince Carnaval brandit alors son sceptre sur son peuple de bouffons. Il est accompagné partout par deux pages féminins; à La Calamine et à Lontzen, un bouffon veille aussi à maintenir le nécessaire enthousiasme. Dans la commune frontalière de Lichtenbusch(Raeren), par contre, c’est un trio qui préside au carnaval. Il s’agit du prince, du villageois et de la pucelle, incarnée traditionnellement par un homme. Le carnaval commence dans la rue le jeudi qui précède le carnaval; c’est le «Weiberfastnacht» ou le «Altweiberkarneval». Ce jour là, munies de ciseaux, les vieilles femmes («alten Weiber» ou «Möhnen») défilent dans les rues des villes et des communes en direction de l’hôtel de ville ou de la maison communale pour réclamer avec force le pouvoir durant ces quelques jours. Les bourgmestres leur cèdent bien volontiers les clés de la ville et se soumettent ainsi à l’autorité du sexe féminin. A Eupen, La Calamine, Raeren et Lontzen, lors de cortèges qui se déroulent le matin et l’après-midi, la coutume veut que les cravates des hommes soient coupées.
A partir du samedi de carnaval, les bouffons ont enfin la parole. A Eupen, le soir, le prince assume le pouvoir des clés pour régner sur son royaume de bouffons. Il ne sera investi officiellement de son pouvoir que le dimanche, qu’il recevra des mains du bourgmestre. A Raeren, Lontzen et La Calamine, cette cérémonie a lieu lors d’une réception donnée à l’hôtel de ville le dimanche de carnaval. Les cortèges constituent le point fort de ces jours de folie. Le samedi du carnaval à La Calamine et le dimanche à Eupen commence le défilé des enfants, tandis qu’à Raeren, le grand cortège du carnaval déambule à travers la cité des potiers.
Le lundi gras est réservé aux cortèges d’Eupen et de la Calamine. Un cortège de plus de 100 groupes serpente les rues des deux cités.

Le mardi du carnaval défile encore un cortège à Kettenis (Eupen).

Et, pour conclure, on dit chaque année: «Le mercredi des Cendres, tout est fini». 

AMEL, BÜLLINGEN, BURG-REULAND, BÜTGENBACH, ST.VITH 
Dans les communes germanophones du sud des Hautes Fagnes, le carnaval – en langue populaire, «Fastnacht» ou «Fastenovend » (nuit du carnaval) – est célébré avec faste. Bien que d’origine rhénane, le carnaval dans l’Eifel a pris au cours des décennies et même des siècles un caractère bien local qui s’est perpétué jusqu’à nos jours. Quelques jours après la nouvelle année, le grain de folie touche aussi l’Eifel avec force et ne lâche plus personne jusqu’au dimanche de carnaval et au lundi gras, les points forts traditionnels des festivités. 
Dans cette évolution, qui date au plus tard de l’après-guerre, ont joué un rôle précurseur les villes de St. Vith, Bullange et Butgenbach où des sociétés carnavalesques se sont constituées très tôt et où le temps des bouffonneries est annoncé par les «Kappensitzungen» (séances carnavalesques).
Au fil des ans, de petits villages se sont ralliés à l’ensemble de l’Eifel belge (entre autres, Oudler, Deidenberg, Murrange, Schönberg, Manderfeld, Grüfflingen, Lommersweiler), de sorte que le carnaval n’est pas resté longtemps l’exclusivité de quelques cités. Il est frappant que la célébration de la fête, bien que ponctuée partout des classiques «Altweiberdonnerstag » (jeudi des vieilles femmes), dimanche de carnaval et lundi gras, présente des différences marquantes. St. Vith est sans aucun doute la ville qui a le plus préservé la tradition typiquement carnavalesque originale. A St. Vith participent encore aujourd’hui aux festivités les personnages classiques «de Ahl, den Ahlen on de Peijas». 
Alors qu’ailleurs retentissent les «Alaaf» et les «Helau», à St. Vith, on n’entend que le cri de ralliement de la ville: «Fahr’m dar».
A St. Vith aussi, comme entretemps dans de nombreuses autres localités de l’Eifel, un Prince Carnaval est élu chaque année – en général, parmi les célibataires du cru – et est solennellement intrônisé lors de la proclamation du prince ou pendant les «Kappensitzungen». Des exceptions existent pourtant: des cités carnavalesques bien connues de l’Eifel, telles que Butgenbach ou Deidenberg, ont toujours refusé de confier le pouvoir à un prince durant ces jours de délire. Les «Kappensitzungen», une combinaison variée, à la sauce locale, de danse, de musique et d’interventions verbales satiriques, font partie intégrante des festivités. Elles annoncent des semaines à l’avance les journées mêmes de célébration du carnaval.
Ces dix dernières années, l’ «Altweiberfastnacht » a pris dans l’Eifel une signification considérable. Comme en Rhénanie, revêtant leurs habits de vieilles femmes, les dames – toutes générations confondues ou presque – prennent d’assaut l’hôtel de ville le dernier jeudi avant le carnaval et s’emparent des «clés du pouvoir ». Simultanément, elles font la chasse aux cravates masculines. Plus tard dans la soirée, les familles se réconcilient à la faveur du «Möhnenbal» (bal des vieilles femmes).
Toutefois, dans l’Eifel, le carnaval vit toujours ses moments forts – et l’on ne verra pas de changement de si tôt – avec ses magnifiques cortèges qui défilent dans les rues, selon les cités, le dimanche de carnaval (St-Vith et Deidenberg), le lundi gras (Butgenbach, Bullange, Oudler, Aldringen, Burg-Reuland, Schönberg) ou le mardi de la violette, Lommersweiler, Grüfflingen).

LE CWARMÉ WALLON
Une tradition plus que séculaire est respectée à Malmedy durant les trois jours de carnaval, précédant le mardi gras. Durant les quatre jeudis auparavant ("les p’tites haguètes) certains "petits rôles" vont de cafés en taverne "lawer" (se moquer gentiment) des clients. Pendant les deux ou trois mois avant le carnaval, les sociétés musicales répètent les nouvelles marches, écrites en fonction du thème choisi, les couturières confectionnent de nouveaux costumes et les deux chorales d’hommes préparent leurs comédies satiriques (les Rôles), narrant les mésaventures des malmédiens qui seront présentées sur des scènes ambulantes le lundi après-midi. 
Le samedi du carnaval, la "Grosse Police" annonce l’arrivée du carnaval et le Bourgmestre remet ses pouvoirs au "Trouv’lê".
Le dimanche c’est le grand cortège où l’on pourra admirer plus de 1.500 travestis représentants les masques traditionnels du "Cwarmê". C’est un carnaval de rues décidément pas comme les autres où les spectateurs sont très souvent pris à partie.
Le lundi, jour des "rôles", s’adresse avant tout aux malmédiens et le mardi gras, on procède au "Brûlage de la Haguète", marquant la fin des festivités. Il est à noter, que toutes les manifestations du Cwarmê se déroulent en un wallon savoureux, langage auquel les malmédiens sont plus que jamais attachés. Bienvenue au "Cwarmê d’Mâm’dî"
LES COSTUMES TRADITIONNELS DU CWARMÉ:
 
LE SÂVADJE/LE SÂVADJE-CAYÈT
Travestissement existant depuis les premières années du XIXè siècle et faisant référence aux peaux-rouges et aux noirs d’Afrique.

LES LONKÈS-BRESSES
Les ”Longs-Bras” apparus dès 1883,  s’appliquent à décoiffer les gens.          

LE LONG-NÉ
En groupe, ils choisissent des victimes qu’ils vont suivre en imitant tous leurs gestes, jusqu’à ce qu’elles se décident à leur payer la tournée.


LE CWAPÏ
Le cordonnier avec un confrère prend mesure des pieds de la gent féminine, non sans polissonnerie.    

LE SOTÊ
Représente un nain des grottes malmédiennes aux disproportions marquées, évoluant en sautillant et taquinant les dames au moyen de ses longs bras. 
   
LE HÂRLIKIN ET LE PIÈROT
Deux personnages de la "Commedia dell’Arte". Hârlikin se sert de sa coiffe à queue de renard pour taquiner les passants. "Pièrot" distribue noix et oranges.
 
LA GROSSE POLICE
Personnage qui annonce le "Cwarmê" au moyen d’une grosse cloche (le clabot).    
LE LONG-RAMON
Muni d’un balai à très longue manche, s’amuse au "rase-motte" ou à atteindre les balcons des maisons.
             
 
LES DJOUPSÈNES
Ou "Egyptiennes": costume datant du milieu du XIXè siècle désignant les bohémiennes.    

LE TROUV’LÊ
Reçoit depuis 1950 la "panûle" (pelle) des mains du bourgmestre, symbole de son pouvoir sur la ville.
             
 
LE BOL’DJI
Le boulanger: personnage ventripotent qui manie sa "panûle" (pelle) avec malice.    

LE VÈHEÛ
Càd "putois", faisant autrefois la quête et frappant de nos jours gentiment les spectateurs avec une vessie de porc gonflée, pendue à un fouet.


LA HAGUÈTE
Travestissement du début du XIX siècle, dont la bicorne la française empanachée de plumes d’autruche, la cagoule qui lui cache le visage, l’aigle bicéphale noir du St. Empire Romain de la Nation Germanique contribuent à la grande originalité du costume. La société "Lu Mèsnie do l’Haguète du Mâm’di" exécute depuis 1970 une danse originale sur la place Albert Ier. 

21.02.2004
Samedi du Cwarmé: Eupen 
Ambassador Hotel Bosten    : La Calamine
Malmedy
Hôtel de ville   20:30
15:00
13:00    Remise de la clé au Prince Carnaval
Cortège de carnaval des enfants
Ouverture officielle des festivités carnavalesques.
Le bourgmestre transmet ses pouvoirs jusqu’au mardi gras. Ensuite cortège humoristique dans les rues de la ville. 
             
22.02.2204
Dimanche du Cwarmé
Grands cortèges avec de nombreux chars et groupes costumés accompagnés par le Prince Carnaval à: Deidenberg (Amblève) – Lichtenbusch (Raeren) – Maldingen (Burg-Reuland) -
Raeren (avec bal carnavalesque) - Rocherath (carnaval des enfants) - St. Vith (Cortège et bal carnavalesque)
A La Calamine aura lieu le grand cortège traditionnel des sociétés ainsi que les danses des „pages“.
A Eupen aura lieu le cortège des enfants avec le Prince des enfants et sa suite à travers la ville.
A Malmedy le „CWARME“ commence à 13 heures avec la danse de la Haguette sur la Place Albert, suivie d’un grand cortège avec la participation de nombreux costumés représentant les 15 masques traditionnelles du Carnaval wallon. Animations carnavalesques dans les rues et ambiance dans tous les cafés.
Un cortège de Carnaval a également lieu à Robertville.
Après les cortèges, carnaval des rues et bals masqués dans toutes les localités.
             
23.02.2004
Lundi du Cwarmé
  Les cortèges du „Lundi des Roses“ constituent l’apothéose du carnaval dans des nombreuses localités. Des dizaines de chars, décorés de manière originale et des milliers de travestis sillonnent les rues des villes et villages. Presque partout, le char du Prince Carnaval clotûre ce cortège humoristique. Partout la fête commence vers 13h30.
Aldringen (Burg-Reuland) - Bullange - Burg-Reuland - Bütgenbach - Eupen - Kelmis - Oudler (Burg-Reuland) - Schönberg (St. Vith)
A Malmedy c’est le jour des „Rôles“, revues satiriques en plein air.
Parades carnavalesques également à Faymonville et à Sourbrodt.
             
24.02.2004
Mardi gras
Bullange
Eupen
Ambassador Hotel Bosten
Faymonville
„Sociétés Réunies“
Grüfflingen
La Calamine
Salle Patronage
Kettenis (Eupen)
Lommersweiler 
Malmedy
Manderfeld
Montenau
Schützenhalle
Raeren
Bergscheider Hof“
Recht
Hall des sports
St.Vith
Hall de tennis  

11:00- 20:30   Tour d’honneur du Prince dans le village
Remise de la clé par le Prince Carnaval et clôture du carnaval
Bal masqué pour enfants
Brûlage de la Haguette – Bal et feu d’artifice
Cortège de Carnaval
Bal des princes des enfants
Cortège de Carnaval
Cortège de Carnaval
Sortie individuelle des sociétés
Bals publics
Brûlage de la Haguette
Cortège de Carnaval
Séance carnavalesque pour enfants et proclamation du Prince Carnaval des enfants
Fête carnavalesque pour enfants
„Die Kölle goes Raeren Show“
Remise de la clé par le Prince Carnaval et clôture du carnaval
Carnaval des enfants
Extinction de la bougie par le Prince Carnaval

 


 

 

 

 

     

 


Photos & reportage : Jean Marie Lesage Obtenir une photo originale
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