Malmedy

De la St Martin à Noël




photo105
La nouvelle crêche de Malmedy


photo109
Une crêche dans le kiosque de Mamedy


photo151
La crêche d'Houffalize sur la place

 

 

 


photo118
Une crêche comme une prison à Trois-Ponts


photo106
Une crêche dans la porte de la galerie commerciale de Massen à Wemperhardt (GdLux.)

Noël dans les Cantons de l’Est et en Ardennes

L’histoire
Le jour précis de la naissance de Jésus est inconnu. Les Evangiles ne le renseignent pas, or les chrétiens fêtent Noël depuis le 4ème siècle. C'est à cette époque qu'ont débuté les 2 grandes fêtes de la période de Noël : l'Eglise romaine, fixant la date du 25 décembre, donne une signification toute particulière à cette date du calendrier dans toute la région méditerranéenne car il devient le jour de la naissance de l'invincible Dieu du Soleil. L'Eglise fête ainsi le Christ en tant que vrai Soleil et lumière du monde. Les Eglises de l'Est ont préféré le 6 janvier. C'est le jour où Jésus a été baptisé et présenté à son père en tant que fils du monde.
La crèche est exposée pour la première fois, en 1223 à l'Eglise de Greccio (Italie) par St. François d'Assise. Comme les bergers à Bethleem, les croyants sont venus en pélerinage à la crèche. Très vite, les crèches sont construites dans les églises et monastères, plus tard aussi dans les écoles et les maisons. En ce temps-là, se développent de nombreuses scènes vivantes jouées pour commémorer la naissance du Christ.

 

Le sapin de Noël provient d'une tradition datant d'avant J.C.
C'est pour fêter le changement de saison que pendant 12 nuits sont abattus des sapins à des fins de protection car ce matériau recèle un pouvoir magique. Dans toute les cultures et religions, l'éternel arbre vert est devenu la résidence des dieux et signe de vie. Fécondité et croissance y sont représentées. Les Saintes écritures l'utilisent également : de l'arbre du Paradis jusqu'à l'arbre de la croix. La tradition de décorer un sapin de Noël provient d'Alsace et de la Forêt Noire depuis 1509. Martin Luther et les Reformateurs l'utilisèrent comme symbole de Noël. Fin du 19ème siècle, le sapin fit son apparition dans l'Eglise catholique et dans les maisons.
Les marchés de Noël des Cantons de l'Est sont caractérisés par une atmosphère bon enfant dépourvue de toute parure artificielle. Ici on sent en quelque sorte la présence du Père Noël. Que ce soit à Eupen, à St.Vith, à La Calamine, à Raeren, à Malmedy ou à Eynatten, le stress de la vie quotidienne est balayé par la paix et le calme. Le temps qui passe perd de son importance. Les visiteurs sont attirés par les stands des marchés de Noël, où le refrain d'un air bien connu retentit.

Particularités des marchés et des coutumes de Noël dans les Cantons de l’Est
•Tous les jours, la ville d’Eupen ouvre une fenêtre de son immense calendrier de l’Avent. Les fenêtres sont réparties sur la place du Marché, comme p. ex. sur les murs de l’église St. Nicolas, des commerces et des estaminets. Elles ont été réalisées par les élèves des écoles eupenoises.

•A Malmedy, le marché de Noël est rehaussé par une exposition d’artisans et d’artistes dans les locaux de l’ancienne abbaye.

•Durant tout un mois; les agréables locaux du Centre Nature de Botrange abritent un marché de Noël artisanal. Parmi les objets proposés, on trouve des sculptures et des bijoux en bois, de la peinture sur soie, des peintures à l’huile, etc.

•Une autre manifestation qui se passe à l’intérieur, constitue l’exposition internationale de crèches Krippana à Hergersberg/Losheim. Cette exposition est ouverte durant toute l’année. Sur une surface de 2500 m2, le visiteur peut voir plus de 500 crèches et nativités. A l'occasion de l’exposition de Noël 2003, deux expositions spéciales sont proposées au visiteur : l'une étant consacrée aux crèches d'Europe centrale et de l'est qui attestent de traditions très variées, l'autre étant consacrée aux sculpteurs de l'ethnie shona du Zimbabwe. Le marché de Noël ainsi que les réalisations du concours international créées par des artistes amateurs ou professionnels compléteront encore cet ensemble prometteur.


Les fêtes de la St-Martin dans les Cantons de l’Est

07-16.11.2003
Faisant partie des coutumes dans différentes régions, les cortèges de la Saint-Martin s’intègrent, depuis la fin des années ’70, également dans le calendrier des manifestations des Cantons de l’Est.
Cette manifestation ne s’affiche pas dans un contexte folklorique quelconque, mais ressemble plus à une fête qui ne cesse de gagner en importance. La meilleure preuve de ce regain significatif se traduit par l’augmentation constante de cortèges de la St-Martin durant les dernières années.
Le 11 novembre, en fonction de la journée à certains endroits quelques jours avant ou après cette date-clé, des enfants munis de lanternes multicolores sillonnent les rues des petites et grandes localités et suivent un cavalier montant un cheval blanc représentant St-Martin.
Le miracle du manteau
La légende raconte que le jeune Martin, soldat en Gaule, se rendait à cheval, par une journée hivernale, à Amiens. Au portail d’entrée de la ville, il rencontra un mendiant à moitié dénudé. Celui-ci lui demanda une aumône. Comme Martin avait déjà tout donné lors de son périple, il prit son épée et coupa son manteau en deux pour remettre une moitié au mendiant.
Les coutumes de la Saint-Martin dans les Cantons de l’Est
Depuis le 17e siècle, St-Martin est devenu l’ami des enfants et leur distribue de petits cadeaux. La tradition rapporte également les cortèges aux flambeaux, le feu et les gâteaux.
A Malmedy, au soir du 10 novembre, trois feux sont allumés dans trois endroits différents et bien visibles de la ville.
Dans la région germanophone, il y a une dizaine d’années, les cortèges de la St-Martin ne faisait pas partie intégrante des traditions typiques. Des comités de quartiers s’occupaient souvent de l’introduction de cette coutume.
A St.Vith, le premier cortège, une première pour l’Eifel belge, a eu lieu en 1928. La Seconde Guerre Mondiale interrompait cette manifestation et il fallait attendre 1961 pour voir le Syndicat d’Initiative local reprendre l’organisation en main.
A Eupen, la tradition de la St-Martin remonte à l’année 1963. L’initiative privée lancée par Monsieur Robert Schaaf, s’est développée au fil du temps en devenant un événement de premier ordre. Pas moins de 5 000 enfants suivent St-Martin dans les rues de la ville, qui est transformée dans un véritable océan de lumière.
A La Calamine, le cortège de la Saint-Martin a enregistré une augmentation croissante des participants durant les dernières années où la manifestation connaît un réel succès auprès de la population allemande. Avant que le cortège ne sillonne les rues de la localité, les participants se retrouvent à l’église pour une courte prière, durant laquelle le manteau de St-Martin est partagé. Le cortège se clôture par un feu d’artifice tiré dans le parc Galmei.
Info : Office du Tourisme des Cantons de l’Est
B.P. 66 - B-4780 ST.VITH
Tél.: +32 (0)80/22 76 64
Fax: +32 (0)80/22 65 39
E-mail: info@eastbelgium.com
Website: www.eastbelgium.com


Photos & reportage : Jean Marie Lesage- 3 janvier 2004 Obtenir une photo originale
Transmettre vos commentaires