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Présentée comme une édition historique tant
les candidats à la victoire étaient nombreux, la
42e édition de lère moderne des Proximus 24
Hours of Spa a été placée sous le signe dune
impressionnante domination des Maserati. Prenant rapidement la
mesure de leurs prestigieux concurrents, les bolides italiens
ont pu en découdre entre eux peu avant la moitié
de lépreuve. A ce moment, retardée par un
accrochage, la dernière Aston Martin vaillante avait dû
lâcher prise. Restaient alors trois MC 12 GT1 en lice pour
la victoire. Au commandement durant la majeure partie de lépreuve,
van de Poele-Bartels-Scheider sisolaient en tête après
labandon de la n° 10 de leurs équipiers Davies-Biagi-Babini
suite à un bris de boîte de vitesses. Se tenant jusquau
bout en réserve de la république à deux tours
de la n° 9, la Maserati JMB Racing que lancien pilote
F1 Karl Wendlinger partageait avec Bertolini et Peter assurait
le doublé de la marque au trident.
Après ses succès en 1987 et 1998 sur BMW, Eric
van de Poele remporte son 3e succès dans la classique ardennaise,
la première en GT. Une victoire qui ne fut pourtant pas
des plus aisées. La faute à une météo
pour le moins capricieuse. Faisant son apparition à diverses
reprises en début de course puis tout au long de la journée
de dimanche, la pluie jouait avec les nerfs de tous et plus particulièrement
avec ceux de « notre » Tintin national. « Quelle
loterie cette course », confiait-il à quatre heures
de larrivée. « Avec cette météo
qui change tout le temps, cest le casse-tête chinois
lors des choix de pneus. Heureusement, jusquà présent
tout sest déroulé sans le moindre souci.
Le team est excellent et la voiture est facile à conduire.
Avec lanti-patinage qui est bien utile dans de telles conditions
de course, cest presque trop aisé. Cest une
auto idéale pour les gentlemen-drivers
».
Ancien pilote de monoplace après la F.3 et la F.3000,
il fit même une apparition en F.1 chez Lotus en 1991 -,
Michaël Bartels (37 ans) sest principalement illustré
dans différents championnats de tourisme, mais aussi en
GT avec Porsche.
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Il perçoit aujourdhui le fruit de son investissement
dans le « Vitaphone Racing Team » et offre à
son jeune coéquipier Timo Scheider (26 ans) un premier
succès dans une grande épreuve dendurance.
Excellent dun bout à lautre, lancien
pilote de F.3 et spécialiste du DTM sest révélé
aux yeux de tous les observateurs. LItalie était
à la fête cette année puisque cest une
autre voiture originaire de la « botte » qui complète
le podium. Victorieuse lan dernier, la Ferrari 550 Maranello
remporte la 3e place par la grâce de Mollekens-Vosse-Bouchut-Gardel.
Derrière, la Chevrolet Corvette de Hezemans-Kumpen-Longin-Bleekemolen
se classe en 4e position devant les vainqueurs de lan dernier,
Enzo Calderari et Lylian Bryner, associés cette année
à Steve Zacchia et notre compatriote Frédéric
Bouvy. Quant aux Aston Martin, elles achèvent lépreuve
aux 6e et 7e places après avoir animé le début
de course. Mais de surprenants problèmes de freins ont
miné la folle cavalcade des DBR 9.
En GT 2, Luhr-Rockenfeller-Lieb imposent finalement leur Porsche
996 GT3-RSR à celle de Groppi-Moccia-Camathias. Le groupe
« GT National » est quant à lui lapanage
de la Porsche 996 GT3-RS de Penders-Lamot-Couwberghs. Saluons
ici la superbe prestation de Nicolas de Gastines associé
à Tom Cloet et Bert Van Rossem sur la toute belle Porsche
996 GT3-RSR préparée par la sympathique équipe
du GPR Racing Pino et qui terminent à la 3ème place
de cette catégorie. La catégorie « Single
Make Series » voit le succès de la Porsche 996 GT3
Cup Mühlner Motorsport de Mattheus-Van Bellingen-Fumal-Geoffroy.
Quant aux voitures de sécurité, en dépit
dune course sérieusement perturbée, elles
nont fait aucune apparition en piste. Une édition
historique, on vous disait
(Patrick & Jean-Marc Davin)
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