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![]() Lien vers notre reportage publié en direct: vendredi 31 aout 2007 ![]() Lien vers notre reportage publié en direct: samedi 1er septembre 2007 Débranche ou résiste ! France Gall n’est jamais venue au Ward’in et n’y viendra probablement jamais. Mais la petite blonde parisienne a écrit, au cours de sa longue carrière, deux chansons qui symbolisent assez bien la situation actuelle des festivals. A une époque où ces derniers poussent comme des champignons au milieu des champs, deux possibilités s’offrent aux organisateurs.
Vendredi 31 août 2007
L’année dernière, Atomic Leaf était passé du rire aux larmes. Un poignet brisé et c’est la date du Ward’in rock qui tombait à l’eau. Cette fois, on croise les doigts… et les poignets. Nos joyeux lurons locaux défendront avec la verve qu’on leur connaît «Du rire aux armes», enregistré au Rising Sun Studio par les bons soins de Rudy Coclet et Géraldine Capart. Onze ans après avoir foulé la scène de la première édition du Ward’in rock, ils sont de retour. Dans une formation différente mais avec un ska-punk qui a fait d’eux l’un des porte-drapeaux du style en Wallonie.
On peut vous fracasser les neurones avec un ska-punk de qualité tout en ajoutant des textes bien ciselés. C’est le pari osé et réussi par les Nancéens de P.O. Box, dont la dernière trace, «And the lipstick traces», montre à quel point le combo lorrain est devenu mature tout en affirmant sa singularité. Ces bourlingueurs (250 concerts à leur actif dans 22 pays différents) déposeront leurs cuivres pour un set qui s’annonce décoiffant.
Forts d’un deuxième album («La tête en arrière») qui a secoué la France, le groupe du Bordelais Thomas Boulard a bouleversé un paysage français qui n’était plus habitué à prendre une telle gifle depuis le retrait forcé de Noir Désir. Luke s’appuiera sur ces solides compositions mais aussi sur les morceaux d’un nouvel opus («Les Enfants de Saturne») dont la sortie s’annonce imminente pour enflammer la plaine de Wardin.
Depuis début avril, les Franciliens ont repris leur bâton de pèlerin, s’appuyant sur «Une somme de détails», nouvel opus qui cogne comme une masse. Douze ans après avoir vu le jour, la bande à Mouss est de retour plus en forme que jamais. En 2003, ils avaient fait trembler Wardin avec leur Furia diabolique. Cette fois, la plaine risque de connaître un nouveau séisme.
Souvenez-vous de Ska-P ! Du ska-punk espagnol pur sucre disparu de la scène il y a plus de deux ans. Mais un projet est né sur les cendres de Ska-P : The Locos. Des fous furieux madrilènes encore plus explosifs que leurs prédécesseurs. Emmené par Pipi, seconde voix de Ska-P, le combo ibérique a sorti son premier album au printemps 2006 («Jaula de Grillos») et entamé dans la foulée une tournée festive qui passera par Wardin. Le feu d’artifices est programmé… Samedi 1er septembre 2007
A voir l’énergie qu’ils dégagent sur scène, on ne les inviterait pas à passer au contrôle antidopage. C’est pourtant de l’authenticité. Un cri qui vient du cœur et que transmet Mika, l’ancien chanteur de Dogmeat. Textes en français, souvent bruts de décoffrage, section rythmique sans concession, toutes guitares dehors, les locaux de l’étape poursuivront leur intrusion dans un milieu scénique qui pourrait vraiment mettre en valeur leurs arguments.
Coucou, les revoilà ! En 2004, ils avaient chauffé le public avant Vegastar et Pleymo. Cette fois, ils refont surface, le périscope sorti pour signaler leur retour au premier plan. Après les Nuits de l’Entrepôt, Faut que ça pète à Wardin ! On peut compter sur les deux voix et le rap métal des lascars pour mettre le feu au poudre.
Prenez un peu de Fat W, un zeste de Nervous Chillin’ et deux doigts de Tuttle et vous obtenez An orange car, crashed… Un projet aussi surprenant que réussi qui s’articule autour de la voix de Xavier Clinquart et de la guitare de Gilles Pemmers. Ca sonne très 80’ et surtout très Interpol. Une jolie référence que les gars du sud de la Province honorent avec beaucoup de maîtrise.
Le Ward’in rock a souvent fait la part belle au ska. Place au reggae ! Made in Madagascar puisque c’est de cette île que vient Abdou Day, Lorrain d’adoption et véritable boulimique de la scène. Il a côtoyé les plus grands mais a su toujours rester simple. Le sourire ne quitte que rarement le visage de celui dont les morceaux rappellent tantôt Alpha Blondy, tantôt Jimmy Cliff. Que du beau monde !
C’est bien connu, le rock wallon est une grande famille qui se compose et se décompose au gré des projets. Avant de reprendre la route avec ses Hollywood Porn Stars, Athony Sinatra s'est ainsi accordé une respiration pop et fluo en réactivant son projet initial, Piano Club (qui compte également dans ses rangs un membre de Malibu Stacy). Synthés vintage, guitares sautillantes, le produit est bien ficelé comme on a pu s’en apercevoir en première partie des Klaxons à l'AB.
C’est frais, nostalgique et court. Ben et Charles sont deux jeunes gens conteurs de petites histoires sucrées qui flirtent tantôt avec l’interdit des Libertines, tantôt avec les perles ciselées par l’immense Bob Dylan. Un EP de sept titres pour débuter et des concerts aux quatre coins du pays. Des Ardentes liégeoises à Wardin en passant par le très recherché Pukkelpop. The Tellers apprennent vite et bien.
Ce n’est pas parce qu’ils ont appelé leur dernier album La Cerise qu’ils s’apprêtent à la mettre sur le gâteau. Non, les Brestois de Matmatah sont encore là pour un bout de temps si l’on en juge l’engouement que suscite chacune de leur sortie live. Dix ans après avoir mis la Ouache avec notamment le single Lambe An Dro, le groupe breton revient dans l’actualité avec La Cerise, condensé d’influences qui ont rythmé la vie du groupe. On retrouve des effluves blues, des relents classic rock et une pointe celtique. Matmatah ne se refait pas. Mais évolue avec son temps.
Il a des airs de dandy ce Bruxellois d’adoption ! Et une carte de visite qui se remplit à vue d’œil. On ne compte plus ses apparitions à Werchter – y compris avec Dead Man Ray – et ses concerts sont un grand mélange où les rythmes électroniques côtoient des passages plus folks. A voir le panache avec lequel il défend sur scène The player, on peut s’attendre à voir la plaine trembler sur ses bases.
Hypnotique et pas pressé. Voilà comment on pourrait qualifier Bacon Caravan Creek, arrivé sous les feux des projecteurs à la fin 2004 avec la sortie de «Behind a wish». Une galette qu’ils vont défendre de longs mois durant avant de se laisser désirer… Alors, Wardin a pris les devants et vous propose de retrouver les vainqueurs du Concours Circuit 2003 quelques mois avant la naissance de leur nouvelle progéniture.
Des claviers aux platines, il n’y a qu’un pas que nos p’tits gars vont franchir avec un gros appétit et un certain doigté.
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