BASTOGNE

Le Cercle des Légendes

Bien plus qu'un spectacle,
un événement !

Après le succès de La Paveye, il est difficile de reprendre la ville de Bastogne comme objet d'un spectacle. Dès lors, quel thème mobilisateur choisir pour rassembler un maximum de gens si ce n'est celui des légendes ?

 

Et là, un premier défi surgit.
Peu de traces écrites subsistent d'éventuels contes et légendes colportés au pays de Bastogne. L'idée d'adapter des contes d'Ardenne apparaît alors judicieuse. Les ouvrages consacrés aux légendes foisonnent sur le marché.
Parmi ceux-ci, Récits d'Ardenne de Marcellin La Garde, auteur du 19ème siècle, constitue une référence essentielle.





Fort de ce constat, l'écrivain actuel retrouve toute liberté pour raconter ces légendes à sa manière car leur intérêt ne réside pas dans une prétendue authenticité mais dans l'engouement qu'elles suscitent auprès du grand public.

 


Une analyse critique révèle que les légendes semblent davantage être des créations littéraires que la retranscription d'une tradition orale. Il est troublant de voir combien Marcellin La Garde puise dans la littérature de son époque pour écrire ses légendes et comment il imagine de son propre chef quantité de contes. Son art consiste à leur donner chair dans le paysage ardennais. Ajoutons par ailleurs que tradition orale et livres s'alimentent l'un l'autre.



De quoi parlent les légendes si ce n'est de nous-mêmes ? Elles révèlent les craintes de nos ancêtres, angoisses que nous pouvons prendre à notre compte : les lieux obscurs, les personnages étranges, le sacré. Dans ce monde que l'on caractérise de merveilleux - l'est-il vraiment ? - les récits légendaires projettent nos mesquineries pour mieux les exorciser et s'en prémunir : catharsis chère à Aristote. Car non seulement les légendes nous permettent d'apprivoiser ce qui nous échappe mais elles y rejettent ce qu'une certaine morale réprouve : l'appât du gain, le rejet de l'étranger, la négation de notre condition humaine et de ses limites, le mépris des grands pour les petits. Les légendes constituent donc l'expression de nos peurs face à ce qui échappe à notre entendement. Elles dénoncent nos asservissements intimes au pouvoir, à l'argent et au sexe. Elles s'interrogent sur notre destin.


Des gagnants au concours Ardennes Magazine
(ils ont remporté des entrées gratuites au spectacle)

 





 

Le spectacle
Le dispositif scénique suit le titre. Le cercle règne en maître.
D'emblée, le spectateur entre dans un univers étrange et mystérieux : le cercle des légendes sera installé physiquement. Des personnages légendaires accueilleront le public qui immédiatement sera transporté dans un autre monde.
Un cercle central accueillera les scènes de groupe. Les spectateurs seront disposés autour de celui-ci. Quatre petits cercles seront implantés aux quatre points cardinaux du rond central. Sur chacun de ceux-ci se déroulera une histoire.



Un univers sonore créera également l'atmosphère des légendes,
un choeur de voix féminines dialoguera avec un ensemble de percussions.
70 acteurs et figurants dans cette pièce de théâtre.



 


Photos & reportage : Jean Marie Lesage 5 septembre 2002