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L'enseignement, c'est bien connu, mène à
tout à condition d'en sortir. C'est ce qu'à
compris Anne-Marie Stainier, où elle effectue
un passage à la vitesse d'un météore
dans ce milieu pour lequel elle avait été
formée.
Elle en est donc sortie. Pour Aller ou ?
Tout simplement dans le commerce, en reprenant la Maison
Valentin sise dans la Grand-Rue à Bastogne. Nous
sommes en 1967.
Et depuis que de chemin parcouru par Madame Anne-Marie
Stainier qui dirige avec explosivité sa société
"Au Gibier d’Ardennes"
La force de cette société réside
avant tout et naturellement dans le choix de la qualité
de ses produits achetés principalement sur les
chasses belges et grands-ducales d'où viennent,
cerf, biche, faon, marcassin, chevreuil, sanglier. Pour
le petit gibier, lièvre, faisan, perdreau.. Il
y a une impossibilité à se fournir au
sein du marché domestique d'où le recours
au marché d'importation (Ecosse), les lièvres
provenant de l'Argentine.
Une fois dans l’atelier, le gibier est pris en main
par une équipe de bouchers français, pour
"habiller" ou plutôt le dépiauter. Vient
alors l'emballage selon la technique du skin-pack. Deux
avantages. Rapidité d'exécution et intégrité
du produit parfaitement respectée.
Le marché est varié. Les grandes surfaces,
tout les magasins Cora. 30 Battard, 30 Spar. Agrée
par Nopri. Tout en oubliant pas les bouchers traditionnels
dont Madame Anne-Marie Stainier les connaît personnellement.
C'est sa qualité du service. Un service pourrait-on
dire à la carte.
En plus du gibier traditionnel, tel que
nous européens le connaissons, "Gibier d'Ardenne"
commercialise en plus des produits ayant un parfum plus
exotique, comme la Gazelle, le Bison, l'Autruche, le
Crocodile... De quoi donner des idées...
Laissons un instant la parole à Madame Anne-Marie
Stainier " Voilà trente ans que je suis dans
le gibier. Je suis institutrice de formation et si vous
me demandez comment je me sens dans ce métier
d'homme, je vous répondrais que je suis parvenue
à m'y faire respecter. C'est un métier
que j'aime, en particulier les contacts avec les grandes
surfaces. (Entreprendre aujourd'hui. Novembre 2000.
n° 30)
Cela se voit, cela se ressent, tellement la passion
de son métier l'habite.
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