| Une manifestation bien particulière
s'est déroulée ce mardi 16 octobre au parc à
conteneurs d'Idélux sur le site de Noville. Le parc s'était
littéralement transformé en un orphelinat pour veaux.
En effet, une vingtaine de jeunes bêtes vaguait innocemment
sous les yeux d'un public meurtri ...
La descente du bourgmestre bastognard ne changea rien.
La saisie du bétail anonyme par l'inspecteur Roland conduisit
ces malheureux vers leur dernière demeure: l'abattoir.
Cet acte désespéré mais significatif visait
apparemment à sensibiliser l'opinion publique mais surtout
politique.
Soit disant Ministre de l'Agriculture, ce monsieur «A Part»
reste indifférent aux manifestations agricoles mais se
présente, cependant, plus qu'à son tour, à
des rassemblements culturels.
L'agriculture est en train de dépérir Monsieur Happart.
Des familles sont en train de souffrir et se déchirent.
Les agriculteurs REFUSENT de se laisser mourir !
Aidez- les ... aidez- nous ... !
CL à T.
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La viande vivante n'a plus de prix et se retrouve à la
décharge de Noville. Une nouvelle manifestation du
désespoir des éléveurs.
Triste spectacle qui n'attire que la presse ce qui n'est pas nécessairement
la bonne solution.
RTL interroge le responsable du parc à conteneur.
28 veaux vivants abandonnés comme des déchets
à la décharge du parc à conteneurs de
Noville entre Houffalize et Bastogne..
Ils ont été abattus l'après midi.
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Déja publié en 2000 :
LE JUSTE PRIX
Au lendemain de la guerre, on
a demandé aux fermiers de produire toujours plus.
Jusqu’en 1992, le prix d’une bête payé
au fermier était le reflet de sa valeur, c’est à dire
son coût de production et le bénéfice du fermier,
ce prix était régulé par la grande règle
économique de l’offre et de la demande.
prime de compensation
En 1993, la politique agricole européenne décide de changer
les règles, à savoir... Baisse du prix de la bête
au fermier, à un prix tel que le fermier perd sur son produit,
par contre une prime de compensation est accordée.
Exemple : en 1989 une vache de 60.000 FB est aujourd’hui vendue
35.000 FB plus une prime de 8.000 FB. Total 43.000 FB. Pour combler
ce manque à gagner, le fermier se devait de produire encore plus,
de tenir plus de bêtes. Il est à noter que chaque année,
plus ou moins 3.000 fermiers arrêtent le métier et laissent
la place aux autres.
La solution pour arriver à cette politique de baisse du prix
est de maintenir une forte production pour que l’offre soit supérieur
à la demande, ce qui fait diminuer automatiquement les cours.
Libre échange pour la Paix
Une politique de libre échange s’installe peu à peu....
Cette politique mondiale est régie par un organisme mondial dénommé
OMC (Organisation Mondiale du Commerce).
Cette nouvelle stratégie a deux buts,
- augmenter le commerce entre les pays, le commerce induit de la richesse
et crée de l’emploi.
- ces échanges dans le monde garantissent la Paix mondiale entre
les protagonistes.
PRIX PLUS BAS
Dans ce nouvel ordre mondial il est impératif que les prix des
produits agricoles, lait, viande et céréales soient au
plus bas pour...
- une compétitivité de nos produits à l’exportation.
- éviter que l’on importe excessivement ces produits hors CE.
- le prix bas de ces produits agricoles permettent des marges nettement
supérieures dans le domaine de la transformation agro-alimentaire.
Ces prix bas ne profitent pas aux consommateurs.
Depuis 1993 la CEE a instauré des normes d’hygiène
essentiellement bactériologiques, telles que les normes HACCP,
CE, ISO 9000 qui obligent le secteur de la transformation d’investir
dans des ateliers dignes des laboratoires. Ces investissements énormes
font tourner l’économie, créent de l’emploi et sont souvent
réservés à des grands groupes.
Ces investissements augmentent sensiblement les frais de la transformation.
Ce qui justifie que le prix baisse chez le fermier et ne baissera jamais
chez le consommateur.
Il est a noter également que les pollutions ou déchets
engendrés par une production doivent et devront également
être pris en considération dans le prix final pour la dépollution
ou le recyclage des déchets engendrés, et ce pour tous
les secteurs.
Le prochain scandale
La crise de la Vache Folle, ESB, le fermier en est victime, mais les
responsables sont : celui qui a pensé ce système, les
experts qui conseillent le politique qui a autorisé de telles
pratiques, l’industrie agro-alimentaire qui a jonglé avec les
températures pour la fabrication des farines de viande, en somme
les apprentis sorciers.
Par contre ce qui est impardonnable, c’est la lenteur de réaction
de nos dirigeants. Personne n’est intervenu à temps dans cette
affaire, ni les politiciens, ni les syndicats agricoles.
Les Allemands viennent d’interdire la fabrication et la consommation
de farines de viande dans leurs élevages à partir de septembre
2000. L’Allemagne en matière de ESB est une véritable
bombe à retardement.
Ceci dit, à l’heure actuelle, les graisses animales sont
toujours autorisées dans l’alimentation de tous les animaux !
! !
Les antibiotiques dans l’alimentation animale sera le prochain scandale.
On sollicite les agriculteurs pour épandre les boues d’épuration
sur leurs terres : ces boues d’épuration possèdent des
métaux lourds, prochain scandale alimentaire dans dix ans.
Des sous, rien d’autre
La crise de la ESB est une crise économique de la consommation
de viande. Les consommateurs perturbés par la maladie de Kreuz
Feld-Jacob, ont diminué leur consommation de viande, en Belgique
de 27 %, en France de 40 %, en Allemagne de 50 % et en Italie
de 80 %.
En Belgique, dans le secteur de la viande, on produit 170 % de la consommation
belge. Les quelques achats que l’on fait à l’extérieur
nous obligent à vendre une bête sur deux dans la communauté
européenne ou sur le marché mondial.
Actuellement, le prix des animaux destinés à la consommation
belge n’a pas baissé. Ce qui justifie le fait que le boucher
achète sa viande toujours au même prix et que le consommateur
ne voit pas de baisse à l’étal du boucher.
Par contre les animaux destinés aux autres pays de la Communauté
n’ont plus de valeur parce qu’il n’y a plus de demande et les frontières
sont fermées.
En outre le marché de l’exportation extra communautaire est complètement
perdu. Il est à noter que c’est un marché de solde.
Les fermiers vivent une crise sans précédent ; par contre
très peu d’agriculteurs sont prêts à revoir leur
système d’agriculture, ils ne veulent rien changer dans leur
manière de faire, toujours plus de bêtes et toujours
plus de terres. Actuellement ils ont un gros problème de trésorerie
et ce qu’ils demandent ce sont des sous, rien d’autre.
Faillite virtuelle
Cette crise de la ESB est très grave, parce qu’elle a pour effet
de perturber le consommateur et est préjudiciable à l’économie
européenne.
La maladie de la Fièvre Aphteuse est encore plus grave pour le
monde agricole et surtout va grever le budget européen, l’économie
européenne va en souffrir terriblement. La faillite virtuelle
est proche.
Bonne affaire pour les Américains.
LA FIN DES PRIMES
Malgré tout cela il y a une priorité de la Commission
européenne ; c’est l’ouverture à l’Est.
Il est impératif d’ouvrir aux pays de l’Est pour garantir la
Paix en Europe. (dixit plusieurs membres de la Commission).
Cette ouverture risque de coûter très cher au budget, les
moyens seront pris dans les budgets agricoles. Les fermiers, d’ici cinq
ans, risquent de ne plus percevoir des compensations européennes
ou alors fortement diminuées.
Agriculteurs, Bonne Chance ! ! !
Un agriculteur.
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