les quatre saisons de vivaldi

 

Inouï: Houffalize a accueilli un prêtre roux, dispensé de dire la messe

Réunis autour d’une pizza
Il n’y a pas que les amateurs de pizza qui apprécient le quattro stagioni, les quatre saisons (un quart couverte de mozzarella, les autres de champignons, d’artichauts et enfin de jambon; le tout, c’est important, parsemé de poivre).
Comme bien souvent, cette appellation gastronomique provient d’un personnage illustre ou d’un fait historique : elle honore les Quatre saisons de Vivaldi, l’oeuvre la plus connue et la plus jouée du prolifique maestro du début du XVIIIe siècle.
Simple et populaire, cette musique évoque les époques de l’année autant que de la vie, la chronologie dans laquelle pérégrinent tous les êtres du lever au coucher du soleil, de la naissance à la mort.

Sestosenso : les Quatre saisons en une soirée
Les premières notes des Quatre saisons, l’incipit, sont en chacun de nous rivales du Requiem de Mozart, de Carmen de Bizet, de Carmina Burana, de ... Il est 5 heures, Paris s’éveille.
C’est dans un décor bien peu baroque et par des violonistes bien loin de l’éméritat que le chef-d’oeuvre devait être interprété les samedi 26 et dimanche 27 février 2011, en les églises Ste-Catherine de Houffalize et St-Pierre de Bastogne: il y avait de quoi éveiller les curiosités.
L’exécution de l’opus incombait à un orchestre à cordes que les auditeurs ont vraiment beaucoup gagné à connaître.
Son nom : Sestosenso.
Celui de son chef : Rossano Mancino.
Ceux des solistes : Claire Solagna, Ted Koob, Constantin Riccardi.
Avec eux, les élèves virtuoses de l’école de musique où enseigne Rossano Mancino à Luxembourg.
Ils ont le dynamisme, la fougue et les promesses du printemps. On pressent la plénitude et le zénith, la puissance et l’opulence de la maturité. Le dernier jour du printemps déjà, les jours raccourcissent.
Ils s’autodéterminent des faiseurs de magie. Ils prétendent faire circuler le sixième sens entre les artistes qu’ils sont et leur public. Par ses applaudissements, celui-ci ne les a pas détrompés sur la justesse de leur définition.

Un chef houffalois
Le chef, Rossano Mancino, était fier de présenter ses jeunes sur ses terres.
En effet, le maître, dans le privé, écoute chanter les oiseaux à Taverneux, un modeste village au nord de Houffalize.
Il a fondé son orchestre à cordes en 2008. Ses peines sont déjà récompensées.
Il a prouvé au public profane qu’un concerto, que des violons, des vibrations de cordes, ne s’apprécient qu’en concert. A cause du sixième sens, rétif aux ondes hertziennes.
Après les Quatre saisons, Rossano Mancino a terminé la soirée en servant un Swing Latino dont il est le compositeur (le tout, c'est important, parsemé d'humour).
Swing, on a compris; latino : il suffit de voir le personnage
Pour ceux qui aiment les sites : www.sestosenso.echosine.net

Vivaldi : le virtuose et l’homme
Antonio Vivaldi, un violoniste extraordinaire, est l’auteur prolifique de 400 concertos. Il les composait si vite qu’il était impossible à son copiste, se plaisait-il à dire, de le suivre.
D’où une certaine monotonie pour qui se les farcirait tous.
D’où la rosserie d’Igor Stravinsky, qui en connaissait plus d’une : Vivaldi n’a pas écrit 400 concertos, il a écrit 400 fois le même.

A propos de rosserie, Vivaldi était roux. De son vivant, il était moins connu par son nom que par un sobriquet: il pretre rosso.
Il fut ordonné très jeune, mais les autorités ecclésiastiques le dispensèrent très vite de dire la messe. Officiellement pour raison de santé: des difficultés respiratoires, des crises d’asthme.
On se demande quand même si le prêtre roux n’a pas invoqué un prétexte plus qu’une réalité. Il fut en effet un travailleur infatigable, composait, jouait, dirigeait, intriguait, voyageait sans cesse dans toute l’Europe à une époque où les transports étaient quand même peu confortables, et ce jusqu’à sa mort à l’âge de 63 ans, en 1741.
Cette dispense de dire la messe arrangeait bien les autorités cléricales. Etre roux, à l’époque, n’était pas une référence de vertu. C’était même une malédiction de Dieu. Une ressemblance à Judas.
Alors, évoquer l’incarnation de Belzébuth et à la fois celle de Jésus-Christ lors des saints offices… ça n’aurait pas été très catholique.
Une rosse, Vivaldi. Un génie, quoi !

René Dislaire

 





 

 

 




   

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reportage René Dislaire le 27 février 2011
Vidéo Jean-Marie Lesage

Webmaster : Jean-Marie Lesage

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