Houffalize
Ouverture de la peche à la truite



samedi 18 mars 2006 à 6 h 20
Depuis des lustres, les pêcheurs à la truite trépignent d’impatience quand viennent les premiers beaux jours du printemps. Ils fourbissent leur matériel. La pêche au « toc » au lombric ou la pêche au vairon mort manié constituent sans aucun doute les techniques reines de l’ouverture. Mais il y a aussi les inconditionnels de la « mouche noyée » ou de la nymphe, par choix délibéré ou alors lorsque la législation l’impose.

Où et quand pêcher ?
Le royaume de la truite et des eaux vives est sans conteste l’Ardenne. Samedi 18 mars, dès 6h20, les pêcheurs arpenteront à nouveau les berges des ruisseaux et des rivières jusqu’au début de l’automne (fermeture le 30 septembre). Ces cours d’eau pentus seront à coup sûr gonflés par les eaux de la fonte des neiges. Mais on pêche aussi la truite dans bien d’autres régions de Wallonie : l’Entre Sambre-et- Meuse, la Famenne, le Condroz, la Gaume… et pourquoi pas le Brabant wallon.

En Région wallonne, les cours d’eau sont divisés en deux catégories en fonction du détenteur du droit de pêche :
- les cours d’eau navigables ou flottables où la Région détient le droit de pêche. Seul le permis de la Région wallonne y est requis. C’est le cas, par exemple, de l’Ourthe en aval du barrage de Nisramont ou encore de la Semois en aval d’Herbeumont (pour une liste complète des cours d’eau navigables, surfez sur http://www.maisondelapeche.be/ou-pech.htm );
- les cours d’eau non navigables ni flottables où les propriétaires riverains détiennent les droits de pêche. Souvent, des sociétés de pêche acquièrent ces droits au bénéfice de leurs membres. Dans ces cas-là, il faut, en plus du permis wallon, l’autorisation du propriétaire riverain ou la carte de la société de pêche locale (une liste des sociétés de pêche à la truite est reprise dans le numéro de mars 2006 de la revue « Le Pêcheur Belge »).

Pourquoi pêcher ?
Les pêcheurs ont leur coin favori sur « leur » rivière, celle qu’ils chérissent, surveillent et protègent. De nombreux citadins n’hésitent toutefois pas à faire le déplacement pour communier avec la nature. Bien plus que le poids du panier - d’ailleurs limité à 5 truites par jour -, c’est l’authenticité de l’acte et le « retour aux sources » qui animent la plupart des pêcheurs à la truite.
Un rôle de surveillance et de protection des rivières
Etre gestionnaire d’une société de pêche, c’est être attentif à la qualité du cours d’eau et à sa santé piscicole. C’est aussi consacrer son énergie à « nettoyer » des ruisseaux frayères, à placer des incubateurs, à rendre les parcours de pêche accessibles, à initier les plus jeunes et à animer nos villages. C’est aussi faire face à des dégradations de toutes natures, à des charges administratives de plus en plus importantes, à des augmentations des coûts de location des baux de pêche, à un certain désintéressement pour la vie associative…
Pour mieux appréhender ces différentes facettes de la vie quotidienne des sociétés, la Fédération Sportive des Pêcheurs Francophones de Belgique, l’Union Interprovinciale des Pêcheurs Wallons et la Maison Wallonne de la Pêche ont initié un questionnaire d’enquête à destination des sociétés de pêche et dont les résultats serviront à élaborer un mémorandum de propositions à soumettre aux autorités.
Du nouveau en 2006 pour le permis de pêche !
Depuis 2006, il est désormais possible de commander en ligne le permis de pêche de la Région wallonne (A ou B) et de le recevoir dans les 7 jours ouvrables par La Poste à l'adresse de son choix. Une formule particulièrement pratique pour préparer un séjour de pêche ou des vacances dans notre Région.

Le futur pêcheur peut facilement accéder à ce système de commande bilingue français/néerlandais à l'adresse Internet http://www.maisondelapeche.be ou encore se rendre dans un des bureaux de Poste situé en Wallonie pour acheter son permis...

la Fédération Sportive des Pêcheurs Francophones de Belgique (Le Pêcheur Belge), Benoît Sottiaux, rue Grandgagnage 25, 5000 Namur

(Tél. : 081/41.34.91 - Fax : 081/42.10.43 -
Courriel : info@fspfb.be)

la Maison Wallonne de la Pêche, Xavier Rollin, rue Namèche 10, 5000 Namur

(Tél. : 081/41.15.70 - Fax : 081/41.15.90
Courriel : info@maisondelapeche.be)

 

 

 




Namur, le 15 mars 2006
Commandez votre permis de pêche en ligne !


La Maison wallonne de la pêche ASBL a le plaisir de vous annoncer qu'il est désormais possible de commander en ligne le permis de pêche de la Région wallonne (A ou B) et de le recevoir dans les 7 jours ouvrables par La Poste à l'adresse de son choix, et ce, pour à peine plus cher (+ 2 Eur) par rapport au prix à payer en se déplaçant soi-même dans un bureau de Poste. Une formule particulièrement pratique pour préparer un séjour de pêche ou des vacances dans notre Région, surtout quand on sait que ce permis ne peut être obtenu que dans les bureaux de Poste situés en Wallonie.

On pense particulièrement aux pêcheurs bruxellois, flamands, français ou hollandais qui ne devront plus chercher un bureau de La Poste ouvert le samedi matin au milieu des Ardennes ou faire la file le jour de leur pêche pour acheter le nécessaire permis régional... Un petit plus également pour le tourisme wallon.
On peut facilement accéder à ce système de commande (bilingue français/néerlandais) à l'adresse Internet de la Maison wallonne de la pêche : http://www.maisondelapeche.be
Cliquer sur "Commande de permis" à la page d'accueil du site et suivre la procédure indiquée à l'écran, étape par étape (une dizaine).
Le système intègre le paiement entièrement sécurisé par carte de crédit (Visa ou Mastercard), mais aussi par virement électronique (type "PC banking", etc.) ou encore par virement bancaire classique ("papier").
Une fois le paiement exécuté, la Maison de la pêche s'occupe du reste et le futur pêcheur attend tranquillement son permis chez lui (ou ailleurs !), dans un fauteuil !
Après la procédure de commande, l'acheteur reçoit immédiatement par email une confirmation de sa commande ainsi qu'une confirmation de son paiement (également par email) si il a choisi le paiement par carte de crédit.
Bien sûr, il reste toujours possible de se rendre, comme antérieurement, dans un bureau de Poste de Wallonie pour acheter son permis de pêche régional...

Contact : Mlle Bérengère Englebin (081/411.570).
Email : info@maisondelapeche.be


Un air de révolution dans le monde de la pêche :
2e Congrès des Fédérations halieutiques de Wallonie-

Le IIème congrès des fédérations halieutiques de Wallonie, sur le thème de « La réforme des structures du monde halieutique en Wallonie : une réponse aux enjeux de la Directive cadre de l’eau » s’est tenu le samedi 25 février 2006 à Louvain-la-Neuve (Hôtel Mercure). Ce congrès, rehaussé de la présence du Ministre Benoît LUTGEN, se voulait être la réponse des fédérations aux enjeux considérables de la Directive cadre sur l’eau 2000/60/CE (DCE) de l’Union européenne en matière de gestion de l’eau. Il va déterminer l’avenir à long terme de la gestion piscicole et des structures de la pêche en Wallonie, des fédérations en particulier.
Le contexte
La DCE impose aux Etats membres la mise en oeuvre d’un plan de gestion intégré de l’eau, incluant l’ensemble des usages et des utilisateurs, dont les fédérations de pêcheurs. Par conséquent, les actes de gestion posés par les 26 fédérations de pêcheurs et des 450 sociétés de pêche de Wallonie devront être intégrés aux actes des autres partenaires de la gestion de l’eau et envisagés au niveau des 15 sous-bassins hydrographiques wallons définis par le Gouvernement wallon (cf. carte ci-dessous reprenant les sous-bassins hydrographiques wallons).
En octobre 2003, La Maison Wallonne de la Pêche ASBL s’est vu confier par le Fonds Piscicole de Wallonie la mission de dresser l’état des lieux des structures associatives du milieu halieutique wallon et des adaptations nécessaires à ce niveau pour la mise en application de la DCE.
En octobre 2004, un Ier congrès des fédérations de pêche avait permis de délimiter précisément les territoires gérés par les fédérations halieutiques et de les adapter à une gestion par bassin (Ex. : Escaut) ou par sous-bassin hydrographique (Ex. : Dendre). Quatorze nouvelles structures de sous-bassin et quatre nouvelles structures de bassin regroupant plusieurs fédérations avaient alors été créées, couvrant tout le territoire de la Wallonie. Répondant ainsi aux exigences de la DCE, les fédérations avaient démontré leur ferme volonté de s’engager dans une gestion piscicole concertée.
> Les Actes du Ier Congrès sont disponibles sur http://www.maisondelapeche.be/pdf/actes.pdf
Les enjeux
Une fois les nouvelles structures mises en place à côté des structures déjà existantes (sociétés de pêche, fédérations, commissions provinciales piscicoles, fonds piscicole…), encore fallait-il s’accorder sur leurs compétences, leurs représentations et leurs pouvoirs respectifs. Une commission technique a planché durant plus d’une année sur ces questions. C’est le résultat de son travail qui a été présenté officiellement aux 26 fédérations halieutiques de Wallonie lors de ce deuxième congrès à Louvain-la-Neuve, sous la forme d’un rapport de synthèse. Ce rapport reprend notamment, pour la première fois, les territoires des fédérations halieutiques de Wallonie (cf. carte ci-dessous avec les abréviations des noms des fédérations).
> Le rapport de synthèse est disponible à http://www.maisondelapeche.be/pdf/congres-04.pdf Les résultats
Démontrant l’excellent travail préparatoire de la commission technique, le projet présenté aux fédérations lors de ce second congrès a été approuvé à l’unanimité des 25 fédérations présentes ou représentées. Voici, en primeur, les principaux changements que prévoit ce projet de réforme, qui doit encore être avalisé par le Gouvernement et le Parlement wallon.
1. Compétences des nouvelles structures halieutiques
- Des nouvelles structures adaptées aux exigences de la DCE
Les nouvelles structures halieutiques wallonnes de bassin et de sous-bassin assureront d’une part la communication, la concertation et la coordination au niveau interrégional et international et, d’autre part, la protection des milieux aquatiques et des ressources piscicoles à travers les « plans de gestion piscicole de bassin ». Ces structures seront également chargées de mettre au point un schéma de développement du loisir pêche au sein des sous-bassins.
- Des fédérations « plus vertes »
Les fédérations sont confortées dans leurs missions actuelles, telles que la gestion et le soutien des sociétés de pêche et des écoles de pêche, la participation aux contrats de rivière, la participation à des actions locales d’éducation et d’information du public, etc. Cependant, un changement de taille intervient puisque les fédérations vont également intégrer davantage la protection du milieu aquatique dans leurs préoccupations à travers leur participation active aux nouvelles structures de sous-bassin. Elles bénéficieront en outre de la reconnaissance d’utilité publique.
- Des sociétés de pêche actives sur le terrain
Les missions attribuées aux sociétés de pêche sont typiquement celles d’un gestionnaire piscicole « direct » : application du plan de gestion piscicole à l’échelle des parcours de la société, aménagements et restauration des milieux aquatiques, repeuplements, gestion du droit de pêche… Les sociétés de pêche, véritables bras agissant des fédérations, auront donc un rôle fondamental dans la mise en œuvre concrète des plans sur le terrain. Elles aussi bénéficieront de la reconnaissance d’utilité publique.
Enfin, les missions des commissions provinciales piscicoles et du fonds piscicole de Wallonie ne changent guère et relèvent de la gestion administrative et financière (budgets, comptes…).
2. Reconnaissance légale et d’utilité publique des structures réformées
Actuellement, les structures territoriales halieutiques wallonnes ne sont pas officiellement reconnues par la Région wallonne. Pourtant, la reconnaissance légale des fédérations de pêcheurs est une revendication forte du monde de la pêche depuis plus de 50 ans, de même que la reconnaissance légale de leur caractère d’utilité publique. Cela découle logiquement des missions « d’aménagements, de restauration du milieu aquatique (…) et de la lutte contre la pollution et les dégradations de toutes natures » qu’elles exercent à travers le Fonds Piscicole de Wallonie qui les subsidie. Dans ce contexte, les fédérations ont demandé unanimement à l’Autorité publique régionale de tutelle, la reconnaissance légale d’utilité publique des fédérations, des sociétés de pêche ainsi que des nouvelles structures de bassin et de sous-bassin créées en 2004.
3. Obligation d’adhésion pour assurer une gestion cohérente de l’eau
Le pêcheur n’est pas un simple utilisateur des cours d’eau. En effet, ses prélèvements, ses repeuplements et ses actions de restauration du milieu aquatique influencent la qualité biologique de l’eau et, par conséquent, également son état écologique, état qui est à la base de l’évaluation de la qualité de l’eau dans la Directive cadre sur l’eau. Pour assurer une gestion harmonieuse et coordonnée des cours d’eau sur l’ensemble d’un bassin hydrographique donné, il y a lieu d’impliquer tous les pêcheurs et pas uniquement ceux qui souhaitent se fédérer, comme c’est le cas actuellement. C’est la raison pour laquelle les fédérations ont proposé, pour répondre aux impératifs de la DCE, que tous les preneurs de permis wallons puissent, à travers leur adhésion à une société de pêche de leur choix, participer à la gestion piscicole de nos cours d’eau et lacs.
4. Encadrement technique des structures réformées
Les fédérations ont souhaité, ici aussi à l’unanimité, que la Maison Wallonne de la Pêche crée en son sein une équipe logistique pluridisciplinaire, afin d’assurer l’encadrement technique, scientifique, logistique et administratif des fédérations et des nouvelles structures de bassin et de sous-bassin pour l’élaboration et la mise en œuvre des plans.
Un juriste devrait d’ailleurs bientôt être recruté à la MPW afin de rédiger, en concertation avec l’Administration et le Ministre de tutelle, les dispositions décrétales et réglementaires nécessaires à la traduction de cette réforme profonde de la pêche dans des textes légaux à soumettre au Parlement et au Gouvernement wallon.
Conclusion

Bien au-delà des obligations légales imposées, les fédérations de pêcheurs ont montré, par l’approbation unanime de ce projet de réforme, leur intention de se structurer adéquatement afin de convaincre les autorités régionales qu’elles constituent désormais des interlocutrices incontournables de la gestion piscicole en Wallonie. A Louvain-la-Neuve, les pêcheurs ont entamé leur révolution bleue.
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Photos & reportage : 24 février 2006
Webmaster : Jean-Marie Lesage

 

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