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Publié le 28 mars 2009 Vu de Flandre Il y avait les « Flamands connus », il y a désormais les « Wallons connus en Flandre ». Par quelle magie ? Parce que la VRT s'intéresse à eux et leur procure du temps d'antenne. Il y a déjà les frères Deborsu, qui chroniquent chaque semaine la Wallonie lors d'une séquence du show politique du dimanche De sevende dag . Il y a aussi, dans un registre plus local, Jean-Marie Lesage, reporter en chef du mensuel Ardennes Magazine, devenu l'un des héros récurrents du magazine quotidien Man Bijt Hond (littéralement : « un homme mord un chien » ) sur la Een. On attend la sortie d'un champignon Jean-Marie Lesage raconte : « Ils me sont tombés dessus en août 2008. Le principe, c'est que chaque semaine, je leur donne mon programme de reportages de la semaine. Ils piochent dedans ce qui les intéresse et m'avertissent la veille qu'ils vont m'accompagner. Cette semaine, par exemple, j'attends l'arrivée d'un champignon très rare. Je dois les prévenir dès qu'il sera poussé . » À travers Jean-Marie, les Flamands explorent donc la Wallonie profonde, ses artistes, ses ruraux, ses pittoresques. « Moi, je ne vais pas dire non. Ça fait de la publicité à mon journal. Mais je ne suis pas dupe de ce qu'ils mettent surtout en avant les détails qui font rire. Si je trébuche, sûr que ce sera dans le reportage. On s'y moque un peu de moi. Mais j'apprécie quand même la démarche. » Les pérégrinations locales de Jean-Marie passent en général le lundi dans une rubrique intitulée Bericht uit Wallonië (« Communiqué de Wallonie »). « Mon idée, poursuit Lesage, c'est qu'ils font ça pour montrer que Wallons et Flamands sont plus proches qu'il n'y paraît. Si je donne mon avis sur les Flamands, ils ne passent pas mon propos ». Au fil des semaines, Jean-Marie est devenu un personnage connu des citoyens du Nord. « Je le vois bien car il y en a des tas qui viennent dans les Ardennes. Chaque fois que je vais à une manifestation ou un carnaval, je croise des gens qui me font signe ou me désignent en m'appelant "Man bijt hond". Parfois même, ils me demandent pour être photographiés avec eux . » L'émission est presque intégrée à sa vie. « En général, ils me filment deux à trois fois par semaine. À chaque fois avec un cameraman, un preneur de son et un journaliste. C'est dire les moyens qu'ils ont ! Parfois, ils viennent deux jours de suite et je leur dis "mais pourquoi vous ne logez pas ?" Mais non, ils préfèrent rentrer à Bruxelles le soir. » www.manbijthond.be
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